Enquête publique du 3 novembre au 3 décembre. 

Un projet au sein du Parc du Lubéron, en réserve de Biosphère, au sein du Géoparc mondial de l'UNESCO.

 

Des études d'impacts bâclées...

 

Il est très important que nous soyons nombreu-ses à répondre à l'enquête publique pour la construction d'une centrale photovoltaïque industrielle à Montfuront... 

 

Nous avons étudier le dossier afin de vous donner un maximum d'arguments sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour vous opposer à ce projet :  

 

Sur la localisation du projet : 

  • Au sein du Parc Naturel Luberon-Lure 
  • Au sein de la Zone tampon de la Réserve de Biosphère 
  • Au sein d’une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique de type II « Versant Nord-Est du massif du Luberon − forêts domaniales de Pélissier et de Montfuron - collines de Montjustin »  
  • Au sein d’un secteur de Valeur Biologique Majeure de la Charte du parc naturel régional (PNR) Luberon  
  • Au sein du GEOPARC mondial de l’UNESCO du Luberon  
  • A 180 m de la zone Natura 2000 zone spéciale de conservation (ZSC) n°FR9301585 « Massif du Lubéron » 
  • A 970 m de la ZSC n°FR9301542 « Adrets de Montjustin – les Craux – rochers et crêtes de Volx ».  

Le consensus scientifique est clair : ce genre de site à l’intérêt écologique reconnu ne doit pas être impacté par des équipements industriels et encore moins avant que les sites déjà dégradés ne soient tous équipés.  

Par ailleurs, comme le relève la DDT04, la recherche de site alternatif est « survolée et très orientée pour aboutir à la parcelle retenue en amont » et « la zone d’implantation du parc n’est pas celle de moindre impact environnemental » 

 

Sur la compatibilité avec le SCOT DLVA :  

  • Le SCOT DLVA demande d’éviter les terrains agricoles : c’est un terrain agricole 
  • Le SCOT DLVA demande de recherche prioritairement les sites dégradés : ce site n’est pas dégradé 

 

Sur le risque d’incendie : la zone est classée en aléa incendie maximal or, les incendies générés par des installations industrielles photovoltaïques comme celle en projet se multiplient dans le sud de la France. 

 

Sur l’étude d’impact :  

  • Inventaires menés il y a 8 ans or validité des inventaires : entre 3 et 5 ans 
  • Périodes d’inventaire trop restreintes : avril -juillet il manque les 2 tiers du reste de l’année  
  • Oiseaux :  
  • Circaète Jean le Blanc nicheur avéré à proximité immédiate du site avec perte conséquente de zone de chasse (reptile) + dérangement phase travaux + exploitation : mais espèce non étudiée par le bureau d’études et aucune analyse du risque du projet pour l’espèce 
  • Inventaires hivernage + migration post nuptiale sur bibliographie : pas sérieux et en dehors des standards
  • Présence avérée (base de données régionale SINP (Silène)) de Pie grièche écorcheur + Pie grièche méridionale à proximité directe du site + site favorable à ces 2 espèces (partie Ouest) = Enjeux locaux de conservation très fort (en danger d’extinction) : mais espèces non prises en compte => minimisation sévère des enjeux écologiques 

     
  • Amphibiens  : 
  • Nocturne pour recherche amphibiens trop tardive (28 mai) car reproduction à partir de fin février-mars. 
  • Le micro climat que va créer la centrale impactera les populations d’amphibiens du site avec des potentielles sorties d’hibernation trop précoces et des mortalités à cause du gel + une perte en disponibilité alimentaire aux abords de la zone de reproduction (éviter la zone ne suffit pas à éviter tous les risques) 

     
  • Mammifères : 
  • Aucune recherche des micromammifères protégés 
  • Aucune pose de piège photo afin d’étudier l’utilisation réelle du site par les mammifères 

 

  • Chiroptères : 
  • Pas de pose d’enregistreur 
  • Prospections seulement le 27 mai et le 21 juin : beaucoup trop restreint. Impossible de connaitre le cortège d’espèces qui utilise le site ni l’ampleur de l’utilisation du site.  
  • Aucune indication sur la méthode de recherche 

 

  • Insectes : 
  • Mesure R2.1o prévoit « Prélèvement ou sauvetage avant destruction de spécimens d'espèces – Damier de la succise » = devrait demander une Dérogation Espèce Protégée (DEP) ce qui n’a pas été fait… 

 

Remarques sur l’analyse des enjeux résiduels après mesures ERC : 

 

Voltalia évite un dépôt de demande de DEP à la faveur d’une estimation des impact résiduels particulièrement mystérieux pour ne pas dire louche : aucune mesure ne vient agir sur la perte d’habitat des espèces or, malgré des impacts bruts identifiés comme modérés ou forts pour plusieurs espèces (Barbastelle, Damier, Psammodrome, …) les impacts résiduels deviennent tous sans exception et sans démonstration, faibles ou négligeables.  

Au regard de la perte sèche d’habitat pour bon nombre d’espèces protégées du site, c’est scientifiquement impossible : nous sommes là sur une manipulation d’un bureau d’études non indépendant puisque payé par le porteur de projet. La même situation s’est déjà produite à Redortiers avec le même bureau d’études en 2025. 

 

Sur le diagnostic archéologique : 

 

Les fouilles archéologiques sont autorisées par l’Arrêté préfectoral du 4 juin 2025, or, une étude des images satellitaires démontre que les fouilles ont été effectuées bien avant la signature de l’arrêté : en février 2025 

 
ATTENTION : ne faites pas un copier coller de ce texte mais faites des phrase à votre manière car un copié collé pourrait rendre non recevable votre participation; 
 
 
 
 
Votre participation peut être déposée directement en mairie de Montfuron sur le registre destiné à l'enquête publique, soit adressé par courrier à l'intension de Mr le commissaire enquêteur à la mairie du Montfuron , 2 place de la Mairie, 04100 Montfuron,  soit adressé par mail à pref-environnement@alpes-de-haute-provence.gouv.fr en précisant bien dans l'objet du mail : enquête publique pour une demande de permis de construire d'une centrale photovoltaïque sur la commune de Montfuron au lieu dit le Rocher.
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