REVISION DU PLU AUX OMERGUES : 
 
Soyons nombreux à exprimer notre désaccord pour que de nouvelles centrales photovoltaïques dénaturent le Plateau d’Albion !

 

Le PLU (Plan Local d'Urbanisme) de la commune des Omergues est actuellement en cours de révision pour permettre aux zones sur lesquelles sont prévue des projets de centrales photovoltaïques industrielles de devenir constructibles. 

Déjà deux centrales sont installées sur le Plateau d’Albion, sur la commune des Omergues : une privée de 5 hectares et une communale au Défends du Bon Péou, de 12 hectares.  

Trois autres centrales sont à l’étude : 

  • sur La Lauzette,  dans le domaine de l’ONF pour une zone d’étude de 97 ha et 18 ha d’emprise (SA Lauzette, La Ciotat/ Sonnedix) ; 
  • sur le secteur Vierasse Chautabrie, pour une zone d’étude de 143 ha et 34 ha d’emprise parcelles privées et communale (Solaire D032, Montpellier / Engie) ; 
  • sur campas et bois de cèdres (déjà rasé) sur une parcelle d’environ 20 ha, porté par la société Abo Energy ; 

En plus de tout ça, un projet d’implantation d’un poste source RTE, 2 ha sur une parcelle de 12 ha. 

Il est important de noter que tout le discours des documents préparatoires au PLU sont contraire à l'implantation de ces centrales sur la zone concernée : corridor vert, biodiversité à respecter, terres agricoles et pastorales à préserver, loi Montagne, enjeux de préservation de Lure, capital paysager et surtout aucune mention de projet de centrales photovoltaïques. 

 

 

Un registre est disponible en mairie des Omergues pour contribuer au  PLU. Toute personne venant d’une autre commune peut y participer.  

Heures d'ouverture de la mairie : lundi après midi. ou vendredi matin.

Il n'y a, par contre, pas de possibilité de participer de manière numérique. 

Pour celles et ceux qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’aux Omergues, Evelyne du collectif Sauvegarde Desmontsdalbion vous propose de lui envoyer votre contribution par mail à evelynelesomergues@gmail.com. Elle ira la coller dans le registre… L'idéal est de l'envoyer parallèlement par lettre recommandée à la mairie, Mairie des Omergues, Le Village, 04200 les Omergues.

 

Vous pouvez vous inspirer des documents en pièce jointe : contributions du collectif Elzéard et de l'association Sauvegarde des Terres du Plateau d'Albion et du Jabron (STAJA) et

Il y a également un article sur le site de Amilure : Projets multiples aux Omergues – Amilure

 

Pour toute information complémentaire ou pour rejoindre l'association STAJA, écrire à contact@staja.fr

Observations sur le projet de révision de PLU aux Omergues

Collectif Elzéard Lure en Résistance

A l’intention de Monsieur le maire des Omergues et du conseil municipal,

 

Nous sommes un collectif regroupant près de 700 habitants de la Montagne de Lur

du Plateau d’Albion et des alentours profondément touchés et alerté par le destin tragiqu

que nos maires, main dans la main avec la préfecture et les industriels sont en train de

proposer à ce massif remarquable pour sa biodiversité, ses paysages et ses terres agricole

et pâturages en y installant à tout va des centrales photovoltaïques au sol.

Nous avions déjà longuement exposé notre opposition à de tels projets lors de l’enquête

publique concernant le permis de construire de la centrale solaire du Défends du bon Péo

en décembre 2021. Nous découvrons que, non seulement cette centrale a été construite

mise en activité en 2024, mais qu’une deuxième est installé à proximité sur un terrain priv

sans que la population locale n’en ai été informé.

Nous apprenons maintenant que la commune révise son PLU dans l’intention, entre autre

d’installer de nouvelles centrales photovoltaïques sur le plateau de Villeseche… Nous avon

assisté à la réunion publique aux Omergues qui a confirmé cette intention et nous retenon

que, en plus de la centrale privée de 5 hectares et de celle communale de 12 hectares,

trois autres centrales sont à l’étude :

sur La Lauzette, dans le domaine de l’ONF pour une zone d’étude de 97 ha et 1

ha d’emprise (SA Lauzette, La Ciotat/ Sonnedix) ;

sur le secteur Vierasse Chautabrie, pour une zone d’étude de 143 ha et 34 ha

d’emprise parcelles privées et communale (Solaire D032, Montpellier / Engie) ;

sur campas et bois de cèdres (déjà rasé) sur une parcelle d’environ 20 ha, porté

par la société Abo Energy ;

A tout cela se rajoute un projet d’implantation d’un poste source RTE, 2 ha sur une

parcelle de 12 ha.

Les centrales photovoltaïques déjà en place et tous les autres projets se situent tous sur l

Plateau d’Albion, dans le secteur de Saint André de Villesèche, dans une zone considérée

comme « un grand corridor écologique » L’Intérêt faunistique est très élevé sur ce secteu

avec un nombre important d’espèces animales patrimoniales : circaète Jean-le-blanc, busa

cendré, busard Saint-Martin, hibou petit duc, engoulevent mais aussi des oiseaux migrate

comme la caille des blés ou la bécasse des bois. Chevreuils et biches y sont aussi nombreu

et c’est un site de brame du cerf.

Vous comprendrez donc bien que, déjà opposés à toute centrale photovoltaïque sur la

Montagne de Lure et le Plateau d’Albion en milieu naturel, nous soyons totalement

scandalisés qu’une petite commune de 140 habitants se permette de s’engager dans d

projets de tel ampleur et que, malgré tous les signaux d’alarme qui lui ont été donné p

nous-même, d’autres association de protection de la nature et un grand nombre de

citoyens, elle maintienne sa décision. Nous nous permettons alors de vous redonner

quelques informations qui pourraient vous permettre de revoir votre décision.


 

L’ASPECT FINANCIER

Ces projets de plus en plus nombreux d'installation de centrales photovoltaïques dans les

Alpes de Haute-Provence fleurissent permis par le bel ensoleillement et la faible densité d

population. Notre territoire est, en effet, la proie rêvée des grosses entreprises des soi-dis

« énergies vertes » dont le seul souci est de satisfaire leurs appétits de profits financiers e

ceux de leurs actionnaires. Bientôt, si nous ne faisons rien, c’est tout le territoire de la

Montagne de Lure et du Plateau d’Albion qui sera mité par des installations photovoltaïqu

au sol. Sun’R, Sonnedix, Engie, Abo Energy sont des multinationales qui investissent dans l

construction de centrales solaires uniquement par intérêt de rendement financier et non

souci écologique et respect de l’environnement. Il est bien évident que la commune est au

intéressée par le côté financier de l'affaire puisque l'entreprise lui propose une location à

l’année. Il est surprenant pour nous que les maires des communes de Lure et du plateau

d’Albion, alors qu’ils devraient protéger nos territoires et les préserver de l’envahissement

des promoteurs, aient si peu de conscience et d’ambition pour défendre ce beau patrimoi

Si c’est, comme nous le supposons, l’argent qui les guide dans leurs choix, nous les inform

(ou leur rappelons) qu’il existe des dotations de l’Etat appelées "Dotation Biodiversité et

Aménités Rurales (DAR)." La DAR est une dotation spécifique destinée aux petites

communes rurales. Elle vise à soutenir et valoriser les atouts naturels et patrimoniaux de

territoires, tout en améliorant la qualité de vie des habitants.

Les projets éligibles à la DAR doivent s'inscrire dans l'une des catégories suivantes :

  1. Valorisation des espaces naturels ou patrimoniaux

  2. Restauration de sites naturels remarquables

  3. Mise en valeur du patrimoine bâti local

  4. Création de parcours de découverte du patrimoine

  5. Développement d'infrastructures rurales

  6. Création ou rénovation de sentiers de randonnée

  7. Soutien à des projets favorisant la qualité de vie en milieu rural

  8. Aménagement de jardins partagés

  9. Mise en place de services itinérants

 

Ces dotations attribuées principalement aux communes rurales permettraient de mener à

bien certain des projets des communes sans être obligé de détruire les espaces naturels q

sont des espaces protégés et précieux.   


 


 

 


 


 

LES IMPACTS NEFASTES DES CENTRALES SOLAIRES POUR LA NATURE

Comment ne pas penser que ces milliers d’hectares de panneaux n’auront pas

influence néfaste considérable sur le microclimat ou le climat en général ?

Pour l’installation d’une centrale photovoltaïque, toute végétation est détruite. Au-dessu

la parcelle nue, il n'y a plus de photosynthèse, le CO2 n'est plus absorbé, Il n'y a pas de

production d'oxygène, Il y a peu de précipitations, le sol se compacte et l'eau ruisselle plu

que de s'infiltrer. Les sols s'érodent et s'appauvrissent. Cela peut conduire à la

désertification.

 

La température au-dessus des panneaux peut atteindre 85°C. On obtient un îlot de chaleu

Le courant d’air chaud monte et réchauffe l’atmosphère autour, provoquant un micro clim

plus chaud autour de la centrale.

 

Et plus dramatique encore, les forêts qui entourent une parcelle dénudée puis équipée de

panneaux sont fragilisées : le vent qui s’y engouffre les assèche, la température augmente

sous la canopée, les arbres dépérissent et les risques d’incendie s’intensifient.

Le mitage provoqué par ces centrales industrielles en milieu naturel est un désastre pour

l’ensemble du territoire.

 

La LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) dans ses recherches a mis en évidence q

pour les Insectes, oiseaux, chauves-souris, les panneaux solaires constituent un vérita

piège sensoriel. Ils confondent les panneaux réfléchissants avec une surface d'eau, vienn

s’y désaltérer, entrent en collision et se brûlent. On sait que les insectes disparaissent du

de la pollution et des pesticides, pourquoi en rajouter ? Les apiculteurs alertent : ils s

obligés de déménager leurs ruches installées près des centrales solaires s’ils veulent sau

leurs abeilles…

 

Pour l’ensemble de la faune, leur habitat est détruit, les clôtures sont également des espa

dangereux où les animaux peuvent se blesser.

 

Les opérateurs prétendent que les centrales solaires n’altèrent pas les sols. Or, la

construction du parc nécessite tout un ensemble de travaux de terrassement,

d’enfouissement des pieux, nécessitant une quantité incroyable de machines. Le sol est

détruit pour faire des routes, des parkings et ravagé pour enfoncer les pieux.

En phase d’exploitation, les panneaux sont nettoyés avec des produits toxiques pour la te

pouvant même avoir une influence sur l’eau.

 

Les industriels prétendent qu’il s’agit d’une énergie propre, or si l’on ajoute aux émissions

carbones dues à la suppression de la végétation, la fabrication, l’installation, l’exploitation

le démantèlement d’une centrale photovoltaïque, on arrive pratiquement au même ordre

d’émission que les énergies fossiles.

Il est dit que ces lieux deviendront des endroits propices pour le pâturage. Mais

bergers appelés à faire paître leurs troupeaux dans la centrale de Fontienne ont constaté

sous les panneaux solaires, l’herbe qui repousse, si elle repousse ( !), est de la mauv

herbe surtout constituée de ronces et de buissons épineux. Il est aussi affirmé que

plaques solaires rafraichiront le sol en créant de l’ombre, de l’ombre sous une toiture à

degrés ! Quelle fraicheur nous est promise !

Pour toutes ces raisons, le CNPN dans son auto saisine de juin 2024 déclare qu’auc

centrale solaire ne devrait être construite en milieu naturel.

 


 

DES INDUSTRIELS SOUVENT EN INFRACTION

Le sentiment de beaucoup d’entre nous est que nous avons de moins en moins

d’espace et de possibilité pour donner notre avis, protéger les lieux que nous aimons,

habitons, respectons et qui participent à notre survie… La justice n’est plus là pour nous

protéger, il ne nous reste que notre bon sens, nos forces de résistance, nos créativités, no

corps mis entre le vivant risquant d’être détruit et la machine…

En nous aidant d’équipe de juristes pour contrer ces projets, nous nous sommes vite rend

compte qu’ils se faisaient sans les autorisations nécessaires, en détournant les lois, avec

l’appui de la préfecture… Nous avons mis ces infractions au code de l’environnement en

évidence lors de la construction de la centrale de Cruis où nous avons déposé des plaintes

dû nous interposer entre les bûcherons et les arbres pour empêcher un défrichage illégal

puis entre les sols et les machines lord des terrassements également illégaux. … Ces

industriels sans foi ni loi nous oblige à nous battre sur le plan juridique et sur le terrain po

que subsistent les ressources existentielles pour le monde vivant comme l’eau, l’air, les

forêts, la biodiversité. Cette lutte est légitime. C’est un état de nécessité de lutter contre d

projets écocidaires menés par des criminels climatiques. En les soutenant, les mairies

deviennent complices et se mettent elles aussi en infraction. Nous avons pu arrêter ainsi d

projets sur Aubignosc et Revest St Martin en prévenant les maires du risque qu’ils prenaie

s’ils autorisaient les entreprises à commencer leurs travaux.


 

POUR QUOI ET POUR QUI CES CENTRALES SOLAIRES ?

Un des non-dits des élus qui acceptent ces centrales photovoltaïques est de lais

croire aux populations locales que l’électricité produite par ces panneaux solaires leur se

destiné. Or, il n’en est rien. L’électricité est transportée vers les métropoles d’Aix et

Marseille pour alimenter les villes mais surtout les industries. Notre préfet dans ses vœux

janvier 2025 a vanté cette création d’énergie dans le 04 en vue d’alimenter les industries

Fos sur Mer. Encore des industriels… qui pollueront toujours plus, consommeront toujo

plus d’énergie pour créer des machines, des objets, qui, eux-mêmes consommeront toujo

plus d’énergie…

On nous dit également que ces soi-disant énergies vertes remplaceront l’éne

fossile ainsi que l’énergie nucléaire encore plus polluante et plus dangereuse, mais en fait

final, elles ne seront qu’ajoutées à tous les autres types de création d’énergie.

 

 

L'URGENCE DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE

Nous sommes tous conscients de l'urgence de prendre des mesures contre cette

destruction croissante de la biodiversité, le réchauffement climatique et les sécheresses q

arrivent de plus en plus durement chaque année. L’idéologie dominante nous fait croire

qu’elle a trouvé la solution, que des technologies dites vertes et renouvelables vont rendr

cette société industrielle écologique et soutenable. Les projets de « parcs » photovoltaïqu

au sol dans les espaces naturels qui se multiplient dans toute la région PACA et ailleurs so

censés faire partie de ces solutions miracles.

Nos dirigeants, en confiant la transition au secteur privé, raisonnent avec les œillè

du dogme libéral qui prétend que seule la loi du marché peut résoudre les problèmes.

Ils ont donc créé le marché carbone avec les COP, tout récemment la COP 27.

connaît les résultats catastrophiques d’augmentation des gaz à effet de serre, et les résul

extraordinaires en termes de profits pour les multinationales de l’énergie.

Nous découvrons donc avec amertume que les parcs photovoltaïques au sol dans

espaces sauvages, ayant peu de population, beaucoup de soleil comme la Montagne de L

et le ¨Plateau d’Albion, sont des projets extrêmement rentables, car pouvant se faire sur

espaces importants…Toutes les lois sensées protéger soit le paysage comme la

Montagne, soit l’artificialisation des sols comme la loi ZAN (zéro artificialisation nette), t

les règlements qui protègent les zones naturelles, comme les parcs naturels ou les ZN

( zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique) sont facilement contour

par des dérogations données par ceux-là même qui sont en charge de les faire appliq

Dorénavant, les parcs photovoltaïques au sol sont devenus des projets d’intérêt natio

permettant de détruire les espèces protégées ou en voie de disparition, la biodiversité

vivant !


 

LES USINES A SOLEIL

On nous présente ces projets comme des projets de parcs solaires, un parc c

écolo, c'est vert, c'est aéré ... Or, il ne s’agit pas de "parc" mais de "centrales photovoltaïq

au sol " (CPS), qui sont des installations industrielles et dont l’implantation soumise à per

de construire, est de l’urbanisation.  On est donc en train de mettre des usines dan

Montagne de Lure, de l’urbaniser, de l’artificialiser, de la faire devenir zone industrielle…

Il parait important de dire et de répéter que, pour nous, de ce fait, toute cent

photovoltaïque sur la Montagne de Lure est malvenue qu’elle soit visible ou non visi

reculée ou non reculée, petite ou grande, sur zone anthropisée ou pas, parce que c

montagne est à préserver dans son ensemble et que les animaux, insectes, oiseaux

plantes ne réfléchissent pas s’ils vont vivre ici ou là. Lorsqu’ils perdent leur territoire, souv

ils en meurent.


 

LE MENSONGE DES ÉNERGIES DITES « RENOUVELABLES »

Les soi-disant « énergies renouvelables » promus par le gouvernement pour la transi

écologique sont un leurre. Elles visent uniquement à produire toujours plus d’électricité

plus de celle produite par les énergies fossiles) pour toujours plus de consommation,

croissance, en continuant à faire fleurir le système industriel capitaliste qui nous détr

nous et tout le monde du vivant. Ces énergies n’ont de vertes et de renouvelables qu

nom. Nous sommes, en fait, les victimes d’un énorme bizness orchestré par les plus gran

multinationales de l’énergie. Outre détruire nos paysages, on peut déplorer d’au

dommages liés à la construction de centrales de production d’énergie dite « verte » :

- les extractions minières permettant l’obtention des matières premières nécessair

leur construction (et donc destruction des forêts et des terres naturelles à l’a

bout de la terre) ;

- La construction et la maintenance des infrastructures (routes, autoroutes, ports, v

ferrées, etc.) nécessaires aux dites extractions minières, au transport des matiè

premières;

- les extractions minières nécessaires à la construction des machines qui servent

traitement desdites matières premières.

Ces énergies dites vertes dépendent donc totalement des industries de produc

d’énergies fossiles (celles-là même dont les apôtres du 100% renouvelables exigen

fermeture !). Ainsi, peut-être ne voyons-nous pas de fumée sortir des panneaux sola

mais la destruction de la terre, l’arrachage des forêts, l’exploitation des populations

pollution des sols et de l’eau se sont faites loin de nous… Pour nous, il est insupportable

l’air de nos campagnes reste pur au prix de la pollution de pays à l’autre bout du monde…

Et toutes ces constructions et installations de machines de production d'énergie

propre, renouvelable, verte ou décarbonée ne servent finalement qu'à alimenter des ob

énergivores dont on nous impose le besoin comme les véhicules électriques, les ob

électriques et tous les appareils connectés nécessitant la 5G et autres technolo

dévastatrices du vivant…


 


 

LOI D’ACCELERATION DES ENERGIES RENOUVELABLES ET MESURES COMPENSATOIRES

 

Nous dénonçons deux autres graves mensonges :

d’une part le principe de « réversibilité » de l’installation en fin d’exploitation : selo

la nouvelle loi « climat et résilience » du 22/08/22, cela suffit pour ne pas

comptabiliser ces projets solaires comme « engendrant une consommation d’espa

naturels », ou comme « artificialisant les sols ». Or comme nous le démontrons da

les impacts, les sols ne sont plus à même de redonner de la vie…

d’autre part, les « mesures compensatoires » : les opérateurs ont libre court p

couper des arbres à condition qu’ils en replantent. Mais personne ne sait q

arbres devront être replantés, ni où, ni quand, ni rien. Il suffit de l'affirmer. Comm

les arbres, les forêts étaient uniquement un puits de carbone ou une marchan

rentable et rien d'autre. On sait pourtant qu’il faut plus de 100 ans pour qu’une fo

retrouve ses arbres, son sol, son humus… mais qu’elle ne retrouvera jamai

richesse de sa biodiversité initiale.

On peut rajouter que, des mesures d’évitements obligent l’industriel à « évit

certains secteurs, mais ceux-ci se retrouvent immanquablement dans les

(Obligation Légales de défrichement) qui vont, eux aussi être fortement impac

Citons au passage que ces OLD ne sont pas compté dans les zones impactées pa

centrale solaires alors que, comme leur nom l’indique, ils sont destiné eux aussi à

défriché (de 50 à 100 m autour de l’espace clôturé, ce qui amène, en génér

multiplié par deux l’espace impacté par la centrale).

Ces mesures compensatoires sont donc là pour donner bonne conscience à ceux

détruisent ou polluent la nature. Un droit légitime à détruire et à polluer…


 

LES EFFETS CUMULÉS : MITAGE DE LA MONTAGNE DE LURE ET DU PLATEAU D’ALBION

Les dossiers mis à disposition pour les concertations publiques ne parlent souv

que d’un seul projet isolé, or sur la Montagne de Lure et le plateau d’Albion, il existe plus

35 projets déjà en fonction ou à venir sur plus de 1000 hectares. Ces nombreuses usi

photovoltaïques vont fragmenter les espaces naturels et le paysage, prendre de plus en

d’espace sur les habitats naturels du vivant, perturber les déplacements des populat

animales…  Tous ces projets se situent dans des secteurs naturels, garrigues, for

pâturages ou cultivables. L’évaluation de la pression sur les écosystèmes et les paysa

(mitage, artificialisation) de tous ces projets est donc énorme. Il existe déjà 12 centr

solaires en activité sur Lure, pas une de plus ne devrait être autorisé !


 


 

L’ASPECT NON DÉMOCRATIQUE DES ENQUÊTES PUBLIQUES

Les temps d’ouverture des études d’impact sont de plus en plus courts : d’un mo

deux semaines.

Il est proposé au public la lecture d’un nombre important de dossiers. En un mois, il

difficile d'éplucher tous ces textes. Toutes les pièces du dossier de l’enquête devraient

accessibles beaucoup plus tôt. Beaucoup d’informations sont données qui ne sont

forcément compréhensibles au public ou ne sont pas données du tout : impact réel

l’environnement, la faune, la flore, nocivité d’une centrale solaire au niveau des sols, d

biodiversité, du réchauffement du micro climat…

Les Avis de la Mrae devraient aussi pouvoir être consultés beaucoup plus en amont par

citoyens.

Pour ce qui est de l'avis du public, auquel on propose d'envoyer ses observations et

propositions, il serait souhaitable de faire une réunion publique bien avant de passe

l'enquête publique, afin que ces projets se construisent avec les habitants de la Montagne

Lure et du plateau d'Albion. Parfois, il y a des réunions publiques mais celles-ci s

programmées seulement quelques jours avant le début de l’enquête. Elles réuniss

souvent peu de monde : d’une part peu de gens ont vu l’annonce et, d’autre part, ét

donné la désinformation générale, peu de gens sont au courant du projet, et, donc, très

se sentent concernés…


 

L’IMPORTANCE DES ARBRES

Nous savons tous que sur terre, la croissance des arbres est la seule façon d'absor

les gaz à effet de serre. Les scientifiques, les hydrologues particulièrement, nous expliqu

le rapport entre la pluviométrie et les forêts : ils parlent de forêts et non pas de monocult

d'arbres, ni de résineux qui brûlent chaque année partout dans le monde.

Un consensus international des hydrologues affirme que l’évaporation des forêt

des sols génère davantage de pluie sur terre que l'évaporation des océans dont 90% reto

dans la mer.

De plus, les études d’impact sont muettes sur :

- la perte d’évaporation de l’eau d’un chêne qui peut transpirer 1000litres par jour,

qui au lieu de s’infiltrer va ruisseler jusqu’à la mer.

- sur l’échauffement des panneaux qui peuvent atteindre une température de 85° en p

soleil d’été, à la place d’une forêt qui peut rafraichir l’air de 8° d’après l’ONF*.

Pourtant nos nappes phréatiques se vident un peu plus d’années en années.


 

MAIS ALORS ? SI ON EST CONTRE LES USINES SOLAIRES ? ON EST POURQUOI ?

De ce fait, pourrions-nous nous poser la question : n’avons-nous pas, nous les ê

humains, assez envahi l’espace de nos congénères animaux et plantes ? Ne devrions-n

pas, plutôt, en être les gardiens ? N’est-il pas temps que nous cessions de détruire

derniers îlots de vie sauvage qui persistent en France et dans le monde afin de laisser

êtres qui les habitent vivre en paix ? Pour défendre les espèces et le vivant dans

ensemble et dont nous faisons partie, ne serait-il pas même urgent de redonner de l’espac

la nature et de réhabiliter toutes les zones détruites plutôt que de persister à dévorer

dernières miettes ? Ne devons-nous pas inventer ou retrouver une relation avec le vivant

redonne un sens vraie et juste à notre existence sur terre au lieu de nous en faire les p

grands et les plus destructeurs des prédateurs ?

Il faut donc répéter et expliquer l’évidence :

Les forêts sont essentielles au maintien de l'équilibre des écosystèmes : elles captent le

carbone, régulent le cycle de l'eau car elles provoquent la pluie et permettent l'infiltration

l'eau dans les sols et les nappes phréatiques. Elles amortissent l'augmentation des

températures, abritent la biodiversité, construisent, renouvellent et protègent les sols et

jouent un rôle essentiel dans le bien-être des citoyens en participant à la richesse des

paysages.

Quant aux pelouses sèches et garrigues, elles sont de véritables réservoirs de biodiversité

refuge d’un quart de la biodiversité menacée à l’échelle nationale. Elles abritent 30 % de l

flore présente en France et 26 % des espèces végétales protégées sur le territoire.

 

 

Nous savons maintenant que les forêts et les milieux naturels sont nos meilleurs alliés

dans l’urgence climatique, notamment si nous faisons appel aux solutions basées sur la

nature : arrêt des déforestations, restaurations des écosystèmes, hydrologie régénérative

réensauvagement. Les milieux naturels sont les meilleurs outils pour capter le carbone,

préserver l’eau, adoucir le climat et protéger des incendies…


 

Ainsi, si nous plaçons la transition écologique en premier plan, puisqu’ il est impossible

créer une énergie verte, décarbonée, qui ne détruise pas le vivant, nous devons d’ab

diminuer notre dépendance énergétique, nous sommes donc obligés d'aborder la ques

de la sobriété, la décroissance.

Il s’agirait de réfléchir à comment :

- réduire nos consommations,

- revenir à une consommation, et une production locale,

- sortir de l’industriel en déployant l’artisanat,

- sortir de la monoculture industrielle sous pesticide en soutenant l’agricult

biologique, la permaculture, le travail manuel plutôt que les machines,

- réfléchir à des moyens de transports le moins énergivore possible mais surt

déployer de micros sociétés où tout se trouve sur place pour réduire tout transpor

- réduire la consommation en chauffage (construire autrement, isoler, chauffer moin

- et surtout laisser la nature tranquille, laisser les forêts vivre de manière naturelle s

notre intervention, laisser les terres en jachère, en friche, en prairie pour qu

biodiversité se recrée et se développe, et planter replanter des arbres, des haies...


 

Nous sommes au pays de Giono, et il nous l'a demandé et raconté dans son célè

roman "L'homme qui plantait des arbres". Alors, qu'attendons nous ?


 

Il est possible d’utiliser le vent, le soleil ou la force des rivières ou des fleuves

manière soutenable. Comme l’humanité l’a fait pendant des millénaires avec

technologies douces comme le moulin, l’éolienne artisanale, le chauffage solaire hydrauliq

le four solaire, la cocote norvégienne, etc. Mais il est impossible de le faire pour des éner

industrielles.

Il est grand temps de nous poser la question de savoir quels sont nos bes

fondamentaux et indispensables, de combien d‘énergie nous avons vraiment besoin

comment la produire sans préjudice pour la survie du monde vivant. Nous devons repen

une économie qui ne soit pas basée sur la cupidité.

Ainsi en même temps que nous résistons au déploiement des projets industriels chercho

nous à créer une vie en accord avec notre origine : le monde naturel. Cette perspective n

parait tout à fait soutenable, vivable, souhaitable et réjouissante …


 

Forts de tous les arguments que nous venons de développer, nous nous positionn

contre une révision du PLU visant à construire de nouvelles centrales photovoltaïques

sol et agrivoltaïsme. Nous nous opposons également à la construction d’un nouveau po

source qui, de toute évidence, aura pour objectif d’accueillir l’électricité produite par t

ces projets destructeurs de centrales électriques.

La vrai richesse de la commune des Omergues est sa biodiversité et ses paysages !


 

Fait le 7 février 2025


 

BREF Argumentaire contre les projets photovoltaïques aux Omergues – Villeseche

association STAJA

 

Le PLU est en cours d’élaboration par la commune de Les Omergues. Or, selon la Loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1 mars 2005 relative à la Charte de l'environnement : Art. 2. - toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement. Art. 3. - toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu'elle est susceptible de porter à l'environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences. Art. 9. - la recherche et l'innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l'environnement.

-Deux parcs photovoltaïques, public et privé, viennent déjà d’être terminés sur cette zone.

-Vive inquiétude face à la multiplication des projets de parcs photovoltaïques menés sur les terres forestières, agricoles et pastorales entre la Montagne de Lure et la Montagne d’Albion, tout particulièrement dans le secteur de Saint André de Villesèche : les habitants de Saint André de Villesèche sont unanimement signataires de la lettre d’opposition à ces projets. Un collectif et une association d’opposition déjà créés.

-Projets d’implantations de centrales photovoltaïques tous situées sur le Plateau d’Albion, dans le secteur de Saint André de Villesèche, dans une zone considérée comme « un grand corridor écologique » dans les documents préparatoires du PLU des Omergues. (Intérêt faunistique très élevé avec un nombre important d’espèces animales patrimoniales : circaète Jean-le-blanc, busard cendré, busard Saint-Martin, hibou petit duc, engoulevent mais aussi des oiseaux migrateurs comme la caille des blés ou la bécasse des bois. Il n’est pas rare de voir des chevreuils et des biches ou d’entendre le brame du cerf à l’automne. )

 

Listes des projets existants, pour une surface d’emprise (hors OLD, pistes, etc.) estimée à 70ha :

  • À la Lauzette, la Société SASU à la Ciotat a ainsi déposé un permis de 97ha sur une ZAEnR (Zone d’Accélération des Énergies Renouvelables) de 115ha, pour un projet de 18ha d’emprise avec 4 postes de raccordement. Considéré comme un projet domanial, il ne nécessiterait pas d’autorisation environnementale.

  • À La Viérasse, Saint-André et Chautabrie, la société Solaire D032 a déposé un permis de 143ha, sur une ZAEnR de 26ha et 24ha, 11 parcelles communales et privées, pour une emprise de 34ha dont 5 communaux, selon la mairie. Le permis est en cours d’instruction.

  • À Villesèche, la Société ABO Energy envisage un projet privé de 20ha pour un parc agro-voltaïque.

  • À Villesèche toujours, 12ha sont proposés pour la création d’un poste source le 26 septembre 2024.

Par ailleurs ces projets sont une aberration écologique car ils vont à l’encontre des « Enjeux prioritaires » de la Montagne de Lure, qui sont :

  • « Favoriser une gestion plus respectueuse des paysages

  • Préserver les secteurs pâturés et les pelouses, et reconquérir la surface pastorale

  • Entretenir et valoriser le patrimoine de pierre sèche » (d’après le PADD des Omergues : https://www.les-omergues.fr/pdf/omergues-20-padd.pdf).

 

Tous ces projets sont donc en tout point contraires aux enjeux du PLU de Les Omergues : ils détruisent les points positifs et atouts de la commune, accélèrent l’altération de la biodiversité, nuisent au pastoralisme, seul garant de l’ouverture du milieu, et entravent le tourisme doux en saccageant les parcours pédestres. En définitive, ils sont strictement opposés aux documents préparatoires du PLU de Les Omergues : « C’est ce calme, cette nature marquée par le Jabron et la Montagne de Lure, façonnée par les agriculteurs qui participent à la préservation de la biodiversité en luttant contre la fermeture des milieux (..) que l’on vient chercher » (extrait du PADD des Omergues : https://www.les-omergues.fr/pdf/omergues-20-padd.pdf).

Pour aller plus loin :

  • Anciennes constructions en pierres sèches, en relatif bon état ou en ruines, qui sont autant de témoignages de l’histoire de la région, sont présents dans le secteur. Je rappelle que le 28 novembre 2018, « L’art de la construction en pierre sèche : savoir-faire et techniques » a été reconnu comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO : « Les structures en pierre sèche ont façonné des paysages multiples et fort variés, permettant le développement de différents types d’habitats, d’agriculture et d’élevage. Ces structures témoignent des méthodes et pratiques utilisées par les populations depuis la préhistoire jusqu’à l’époque moderne pour organiser leurs espaces de vie et de travail en optimisant les ressources naturelles locales et humaines. Elles jouent un rôle essentiel pour empêcher les glissements de terrain, inondations et avalanches, lutter contre l’érosion et la désertification des terres, améliorer la biodiversité et créer des conditions microclimatiques adéquates pour l’agriculture. Les structures en pierre sèche sont toujours réalisées en parfaite harmonie avec l’environnement et la technique est représentative d’une relation harmonieuse entre les êtres humains et la nature. »


 

  • L’implantation des centrales solaires sur les zones forestières est une des causes du réchauffement climatique. En 2019, le GIEC a publié un rapport spécial sur le changement climatique en expliquant l’impact catastrophique de la déforestation et de la dégradation forestière dans la lutte contre les émissions de gaz à effets de serre. Présentes sur plus de 30 % des terres non recouvertes par les glaces, les forêts constituent un élément fondamental de la solution au changement climatique, alors même que les effets néfastes du réchauffement sur ces dernières sont sans précédents. Les forêts, sur le Plateau d’Albion, de la commune de Les Omergues constituent un puits de carbone terrestre dont nous avons besoin pour vivre sereinement. Elles représentent une barrière naturelle face aux risques d’inondations et un réservoir de biodiversité et par conséquent, elles sont indispensables à notre survie face au dérèglement climatique. Contrairement à ce que les sociétés industrielles d’implantation de centrales photovoltaïques prétendent dans leurs dossiers techniques, ces parcs solaires ne sont pas adaptés aux enjeux du territoire. Ces projets sont en illégalité avec les dernières lois votées par le Parlement pour stopper l’artificialisation des sols, comme la loi Climat et résilience 2021. Je rappelle que cette loi a été votée le 22 août 2021 pour lutter contre les modifications et les révisions opportunistes des PLU contre l'étalement urbain, l’artificialisation des sols et la consommation abusive d’espaces agricoles et naturels dans les dix prochaines années, soit à horizon 2031.

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