• -NDDL - Sivens - Forêt de Roybons

  • Bonjour

    Comme vous le savez sans doute, l'ACIPA s'est dissoute

    Certains  anciens adhérents de l'ACIPA souhaitent créer une nouvelle association pour continuer la lutte

    Vous trouverez ci dessous une rapide présentation et  en PJ les status et le bulletin d'adhésion de cette nouvelle association

    Beatrix et Étienne seront ce weekend à NDDL et assisteront à la réunion du 16 septembre (cf ci-dessous)

    Parmi  vous existe-t-il des personnes qui seraient opposées à ce que le comité de soutien du BUECH adhère à cette nouvelle association? Si oui merci de me répondre vite

    Outre l'adhésion  éventuelle du comité il est possible d'adhérer individuellement (cf PJ): si parmi vous certains souhaitent adhérer à titre individuel  pouvez-vous me le dire en répondant à ce courrier?

    Beatrix et Étienne  me contactent par téléphone dimanche et selon vos réponses nous déciderons si le comité adhère ou pas

    Amicalement

    Richard

     



    -------- Message transféré --------
    Sujet : [Comites NDL] Nouvelle association NDDL: appel à nous rejoindre le 16 septembre
    Date : Sun, 9 Sep 2018 17:43:55 +0200 (CEST)
    De : nddl.gpii.comites <nddl.gpii.comites@orange.fr>
    Répondre à : comites.ndl@ml.free.fr
    Pour : comites.ndl@ml.free.fr, nddl-intercomites@lists.riseup.net


     

     

    A l'attention des comités de soutien:

     

    Nous, issus de l’ex conseil d’administration de l’ACIPA, avons le plaisir de vous annoncer la constitution de l'association « NDDL Poursuivre Ensemble » et vous invitons à une réunion générale qui se déroulera le dimanche 16 septembre 2018 à la salle Cassiopée de Notre Dame des Landes à 15 heures.

     

    Vous pourrez vous informer, adhérer et une large place sera laissée à l’expression de chacun.

    Nous envisagerons la création de commissions de travail sur des thèmes comme les transports, GPII, animations, etc, et bien sûr le soutien aux projets d’avenir de la ZAD.

     

    Si vous ne pouvez pas être présents mais désirez intégrer l’association, vous trouverez en pièce jointe un bulletin d’adhésion à envoyer avec votre règlement à l’ordre de NDDL Poursuivre Ensemble, par voie postale à l’adresse suivante :

     

    NDDL Poursuivre Ensemble

    Chez Mme Dominique Le Lay - La Basse Bretesche - 44130 NOTRE DAME DES LANDES

     

    En pièce jointe vous trouverez également les statuts de l’association.

     

    Dans l’attente de nous rencontrer le 16 septembre, bien cordialement,

     

    Le CA, le 9 septembre 2018


  • Bonjour

    Vous trouverez ci dessous un appel  à mobilisation sur la ZAD les 28 et 29  septembre

    Certains d'entre nous feront le voyage (et il y aurait 2 places pour le retour le 1er octobre)

    Nous prévoyons d'organiser une rencontre à la rentrée pour faire le point sur la situation à NDDL (...situation complexe)  après l'intervention militaro-policière, mais aussi pour déterminer ensemble comment pourrait évoluer le groupe local

    Richard 



    -------- Message transféré --------
    Sujet : [nddl-intercomites] A diffuser dans les comités - Terres communes - Mobilisation - ZAD - 29/30 septembre 2018 - Défendons le bocage et ses mondes
    Date : Tue, 07 Aug 2018 15:36:31 -0700
    De : exclaimthezad@riseup.net
    Répondre à : exclaimthezad@riseup.net
    Pour : nddl-intercomites@lists.riseup.net


    Bonjour, merci de relayer l'appel ci-dessous qui dessine un certain
    nombre des enjeux immédiats pour l'avenir de la zad et appelle à un
    grand week-end de mobilisation les 29 et 30 septembre. 
    A bientôt.
    
    Visuel, affiche et tract ici, avec les infos mises à jour :
    https://zad.nadir.org/spip.php?article6048
    
    TERRES COMMUNES - MOBILISATION - ZAD - 29/30 SEPTEMBRE 2018 
    
    DÉFENDONS LE BOCAGE ET SES MONDES !
    
    Dans un monde qui s’emmure, l’existence de la zad a ouvert des
    imaginaires aussi éclatants que tangibles. Depuis l’opération César en
    2012, elle a servi de point de référence et d’espoir à une foule de
    personnes qui jugeaient indispensable de construire ici et maintenant
    d’autres possibles. Après l’abandon de l’aéroport face à un mouvement
    aussi offensif que massif, le gouvernement a tout mis en œuvre pour se
    venger et mettre un point final à des années d’expérimentations
    collectives insolentes. Une série d’attaques militaires,
    administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la
    zad et fragilisé son assise, et ce malgré les formes de résistance qui
    se sont trouvées sur ces différents terrains. La signature, en juin,
    d’un lot de conventions sur les terres occupées a néanmoins marqué une
    forme de cessez-le-feu et le maintien d’un ensemble de lieux de vie et
    de projets.
    
    Pourtant, le statu quo actuel est précaire : la zad est toujours en
    lutte pour son avenir. Début octobre, un nouveau comité de pilotage va
    décider de la suite à donner aux conventions d’occupation. Il va
    formuler des orientations pour les années qui suivent face à ce qui
    s’est construit de singulier ici : le rapport aux communs, au soin du
    bocage, aux habitats, aux formes de production agricole et d’activités
    non-agricoles. C’est à ce moment que va être statuée la consolidation de
    l’emprise foncière des différents projets nés du mouvement ou sa remise
    en question. Ce qui se décidera dans des bureaux dépendra comme toujours
    de la présence d’un mouvement vibrant et actif à l’extérieur. C’est ce
    mouvement qui fera la réalité de ce qui continuera à se vivre sur le
    terrain face aux cadres institutionnels. Des dizaines de milliers de
    personnes se sont rassemblées régulièrement pendant des années sur la
    base d’un enjeu aussi clair que binaire : il y aurait ou pas un aéroport
    à Notre-Dame-des-Landes, la zad serait expulsée et le bocage détruit ou
    pas. Dorénavant, la menace persiste mais n’avance plus sous la forme
    d’un bloc de béton uniforme prêt à s’écraser brutalement sur nous. Le
    sens de la lutte se recompose et pourrait paraître offrir moins de
    prises directes._ _Cependant, tout autant que par le passé, le sort de
    ce précieux pan de bocage requiert la convergence de forces multiples.
    Aujourd’hui comme hier, ce qui va rester, se renforcer ou disparaître
    touche à des questions qui nous dépassent et qui infusent dans d’autres
    combats ailleurs dans le monde :
    
    LUTTE PAYSANNE ET ACCÈS COLLECTIF À LA TERRE – Dans les semaines qui
    précèdent le comité de pilotage, il nous faudra mener campagne pour
    assurer la stabilisation des conventions sous des formes moins précaires
    et faire en sorte qu’aucun des projets ne soit laissé de côté. Nous
    aurons à défendre à ce titre l’existence d’une paysannerie solidaire,
    protectrice du bocage et vivrière face aux critères et normes d’une
    agriculture gangrenée par le productivisme. Le maintien des activités
    agricoles mises en œuvre par celles et ceux qui ont protégé le bocage
    est toujours menacé à divers titres. Certaines parcelles - à
    Saint-Jean-du-Tertre ou à la Noë Verte par exemple - sont en effet
    aujourd’hui revendiquées par les agriculteurs ayant accepté de les céder
    pour le projet d’aéroport et de toucher des compensations financières
    tout en retrouvant des terres à l’extérieur. De manière générale, nous
    devons continuer à nous mobiliser pour que les terres préservées aillent
    à de nouvelles installations et non à l’agrandissement d’exploitations
    existantes.
    
    POUR UNE PRATIQUE DES COMMUNS 
    
    Parmi ce que l’histoire de la zad a offert de plus précieux, il y a le
    développement d’une pratique des communs et la possibilité de prise en
    charge collective d’un territoire par ses usagers réels sans subir de
    plans d’aménagement parachutés. C’est en ce sens que nous devrons
    sauvegarder cet automne l’usage actuel et partagé de la forêt de Rohanne
    et d’autres espaces boisés, leur enrichissement tout comme les activités
    liées au bois d’œuvre pour les projet de la zad. Face au modèle
    entrepreneurial individualiste et libéral imposé par le pouvoir, nous
    maintiendrons plus largement la construction d’entités collectives
    reliées aux assemblées de territoire : structures coopératives sur
    l’usage ou fonds facilitant l’accès commun à la terre...
    
    COMBAT POUR LES HABITATS 
    
    Alors que, de région en région, de nouvelles manières d’habiter se
    cherchent, les vagues d’expulsion du printemps ont écrasé une partie de
    la richesse unique du territoire de la zad en terme d’architecture
    autonome et expérimentale. Certains des habitats légers préservés
    pourraient être de nouveau menacés dans les mois à venir. Alors que le
    Plan Local d’Urbanisme lié à la zad est en cours d’élaboration, un autre
    des combats de la rentrée sera lié au maintien de la possibilité de
    bâtis inventifs et auto-construits.
    
    SOIN DU BOCAGE 
    
    Des années de vie dédiées aussi fortement à la défense d’une portion de
    terre humide ont décalé les regards et suscité une attention nouvelle au
    soin du monde et à ce qui relie quotidiennement les formes d’existences
    humaines et non-humaines. Elle a fait naître des manières de vivre et de
    cultiver qui ont la particularité rare de ne pas dégrader
    perpétuellement leur environnement. Cet automne, un diagnostic
    agro-environnemental va statuer sur les cadres de production préconisés
    officiellement sur ce territoire. Il nous faut veiller à ce que la
    sensibilité naturaliste résistante qui s’est épanouie ici ne se voit pas
    balayée par un retour à des formes d’agriculture classiques,
    incompatibles avec la préservation réelle de ce maillage bocager
    resserré, de ses haies, de ses tritons et de sa diversité.
    
    TERRES DE RÉSISTANCES 
    
    Ces terres ont été sauvées en devenant carrefour des luttes, elles
    doivent aussi continuer à en être un des greniers. C’est l’objectif dans
    lequel se développent entre autres le réseau de ravitaillement, les
    cantines présentes auprès des grévistes ou migrant.e.s dans le pays
    nantais, et des infrastructures d’accueil et de formation. C’est dans
    cet esprit que nous voulons aussi continuer à aller à la rencontre
    d’habitant.e.s de quartier populaires ou d’autres territoires en lutte
    contre des projets destructeurs .
    
    _C’EST SUR CES DIFFÉRENTS FRONTS QUE NOUS VOUS APPELONS À CONVERGER
    NOMBREUX-SES SUR LA ZAD LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 SEPTEMBRE._
    
    POUR TOUS CONTACTS : RECLAIMTHEZAD@RISEUP.NET
    
    Au programme :
    
    ## samedi 29 septembre
    
    - Marche et actions de soutien pour les nouvelles installations sur les
    terres de la zad, transhumance de brebis.
    
    - Fêtes des battages avec les récoltes de l’été, levée participative du
    hangar du Grand Troupeau Communal bovin, chantier bergerie, débats sur
    les luttes paysannes et l’accès collectif à la terre.
    
    - Mystérieux voyage dans la forêt de Rohanne, activité de bardage,
    discussions sur les communs et le maintien de la prise en charge de la
    forêt par ses usagers.
    
    - Chantiers et rencontres sur la défense des habitats auto-construits et
    alternatifs.
    
    - Banquet du réseau de ravitaillement des luttes et échange avec des
    salariés rencontrés lors des grèves de l’année passée.
    
    - Fête, concerts, cirque, spectacles...
    
    ## dimanche 30 septembre
    
    - Portes ouvertes sur plusieurs lieux de la zad : accueil et
    présentation des projets et installations.
    
    - Grande journée de randonnée dans le bocage avec le groupe des « 
    sentiers de Camille », balade avec Les Naturalistes en Lutte et le
    groupe forestier Abrakadabois.
    
    Defendons le Bocage & ses mondes !
    
    pour tous contacts : reclaimthezad@riseup.net
    
    des infos sur les sites : zad.nadir.org - zadibao.net
    
    
    

  • Bonjour, rappel et nouveautés :

     

    > (pour le rappel) Le comité de solidarité 05 avec Notre Dame des Landes vous invite à signer la lettre ouverte  adressée à Nicole Klein, Préfète de Loire Atlantique et ancienne Préfète des Hautes Alpes "Pour un dialogue serein et pacifié avec les habitants de la ZAD de Notre Dame Des Landes".

     

    Merci de votre soutien  et de partager  ce message !

    Pour consulter la pétition : https://chn.ge/2Hwdi1X

     

     

     

    >des actualités de la ZAD de NDDL sur Reporterre :

    https://reporterre.net/Zad-de-Notre-Dame-des-Landes-une-attente-inquiete-mais-determinee

     

     

    >un texte d'hier d'habitants de la ZAD

    Tank, on est là

    Au fil de cette « trêve » qui a des accents d’occupation militaire, la vie quotidienne a, de-ci de-là, repris timidement quelques-unes de ses habitudes. Flics ou pas, il faut semer, soigner les bêtes, tenir les lieux publics. Si une certaine hésitation se fait parfois sentir au moment de mettre les graines en terre, elle est vite balayée par cette certitude que les blindés n’ont su faire vaciller : nous resterons là. Nous verrons les fruits de nos vergers, nous goûterons nos récoltes à l’automne, peut-être même verra-t-on les arbres de haute futaie constituer les charpentes des cabanes de ceux qui sont encore des enfants. Nous n’avons pas attendu les propositions de régularisation pour nous projeter ici sur un temps long, au-delà même de notre propre existence. Ce jalon-là nous fait tenir en cette veillée d’armes, alors que l’on attend la nouvelle opération de destruction qui va frapper la zad.

    Durant celle initiée le 9 avril, nous avons eu l’occasion de mesurer nos forces. Le mouvement, qu’on disait gangrené par les querelles internes depuis l’abandon du projet, a démontré qu’il était encore vivace. En face, la gendarmerie a prouvé qu’elle pouvait sans grande difficulté raser un tiers de la zad en moins de trois jours. Ainsi, si l’arrivée de milliers de personnes, les tirs de molotov sur les blindés, les actions de solidarité et la détermination générale nous ont redonné de l’allant, les manœuvres écrasantes de la plus grosse opération policière depuis mai 68 nous ont un peu glacés. Notre force encore vibrionnante faisait face à une possibilité d’anéantissement éclair de la zone qu’il paraissant bien difficile de conjurer, du moins par la seule confrontation directe avec les gendarmes. Il y eut certes des gestes éclatants, mais le dispositif n’a pas été profondément mis en difficulté. Dans l’histoire de cette lutte, nous n’avons d’ailleurs jamais contenu les flics par notre seule résistance physique. Celle-ci a toujours été adossée à des contraintes légales ou juridiques, à des accords politiques qui venaient entraver et limiter la puissance de feu des militaires. Notre capacité d’action, y compris sur le terrain, est et restera de nature politique. Si nous avons pu défendre efficacement le hameau de la Chateigne en 2012, c’est grâce à l’action simultanée d’une résistance acharnée et de la bataille légale ayant mis les flics dans l’impossibilité de détruire les cabanes. C’est donc toujours par des actions conjointes, politiques, médiatiques et martiales, que nous emportons des victoires. Or lors de la semaine d’expulsions, il n’existait aucun appui juridique sur lequel adosser nos barricades. Et nous avions bien compris que la destruction des 100 noms avait toutes les apparences d’un effet d’annonce : tout est attaquable, on peut détruire très large.

    Le gouvernement, quant à lui, s’est confronté au risque de creuser l’écart entre son récit médiatique et la brutalité nécessaire à ses velléités destructrices. L’élévation du niveau de conflictualité des opposants le poussait en effet à élever le sien, accroissant le risque de tuer, dans une situation où le soutien au mouvement s’intensifiait. Chacun des adversaires a d’une certaine manière vu ce qu’il avait à perdre. Et nous, réveillés de l’impression d’invincibilité sur le terrain que des années de conjuration de la menace nous avaient données, nous avions davantage à perdre...

     

    On s’en fiche

    C’est à ce moment-là que la préfète a brandi ses « formulaires simplifiés ». Ils donnaient soudain une matérialité aux propos du Premier ministre le jour de l’abandon de l’aéroport : seuls ceux qui entrent dans un processus de régularisation pourront rester. Nous savions désormais que la Préfète avait les moyens de sa suffisance, et sa « proposition » était appuyée à un ultimatum tout à fait clair : rendre ces formulaires avant le 24 avril sans quoi les opérations reprendraient. Jusqu’au dernier moment l’hésitation a régné. Il paraissait fort peu plausible que l’État recule face à une fin de non-recevoir de la zad répondant à une demande semblant somme toute minimaliste. Beaucoup de voisins compagnons de lutte ne comprenaient d’ailleurs pas nos tergiversations, nos réticences à saisir ce qui ressemblait à un moyen simple d’éviter l’assaut final. Certaines composantes disaient également ne pas vouloir s’engager plus loin avec nous en cas d’un refus net. Finalement, l’assemblée a décidé d’utiliser cette prise des fiches pour sortir de cette séquence et tenter de protéger par ce biais le territoire de la zad. Il fallait pour cela que les formulaires couvrent les parcelles et habitats du mouvement. Ce pari a été largement partagé. Quelques lieux ont toutefois refusé cette stratégie.

    Tout a été fait pour tenter de subvertir le cadre imposé par la Préfecture : des associations se sont glissées au milieu des rares individus, des agriculteurs se sont inscrits comme « parrains », plusieurs activités (agricoles ou non) ont déclaré les mêmes parcelles et enfin chaque projet était lié aux autres, l’ensemble étant remis dans une énorme liasse commune à la Préfecture. La carte des usages ainsi dessinée ressemblait davantage à nos manières de faire, car il s’agissait également de rendre visible l’entremêlement de nos existences : sur un même champ, le verger plante des arbres en bordure, le groupe céréales effectue une rotation de sarrasin et l’année suivante c’est le groupe patates qui met en terre ses tubercules. Sans parler du rassemblement d’été qui s’y organisera peut-être, ou de la salamandre géante qui trône désormais entre les rangs fraîchement labourés. Cet écheveau peine tant à rentrer dans les cadres que les bureaucrates de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, en charge de l’étude des fiches, ont fini par nous dire : « Mais pourquoi l’État ne vous signe pas une convention collective, ce serait tout de même plus simple ! » De même, lorsqu’ils ont convoqué une à une les personnes ayant donné leurs noms, c’est toutes ensemble qu’elles sont venues, vêtues de tee-shirts sur lesquels était sérigraphié :« zad, on la joue collective ».

     

    Le résultat immédiat de cette tentative revenait à enjoindre l’État d’annoncer que oui, effectivement, les zadistes, ceux qu’il vouait hier aux Gémonies, allaient finalement continuer à vivre sur ce territoire. Que sous un discours rigoriste, ce qui se tramait ressemblait à une des plus massives régularisations de squatteurs de l’histoire française. La droite, à travers la voix de la présidente de Région, ne s’y est d’ailleurs pas trompée en s’offusquant publiquement : « Dans le fond, au-delà de la mise en scène de la force brute, la vérité crue de cette opération c'est que l’État va donner des terres aux zadistes et qu'ils vont rester. » Comment ? C’est ce que les batailles à venir nous diront. Ces formulaires, légalement, n’engagent pas les parties en présence pour le moment. Il ne s’agit pas d’un contrat, mais d’une simple déclaration d’intention. La préfète prétendait qu’elle voulait des noms, elle les avait en réalité déjà dans les nombreuses procédures juridiques par lesquelles nous défendions nos habitations. C’est donc avant tout et en premier lieu un échange symbolique permettant la « trêve » qui a été accompli. Et en effet, ils ne sont pas revenus expulser le 24 avril.

    Nous ne nous leurrons cependant pas sur la visée de cet échange : l’État cherche à nous trier. Il a, de fait, très peu d’imagination. Et comme tout bureaucrate, sa logique ne peut dépasser le binarisme. Il agit comme si la zad était peuplée d’un côté de radicaux qui bâtissent des barricades et jettent des cocktail molotov, et d’un autre de gentils porteurs de projets qui n’attendent que de se régulariser. Il croit sans doute qu’une fois que les seconds auront rempli leurs fiches, il suffira de déloger les premiers pour que le bocage redevienne paisible. Il applique à notre situation ce qu’il a – presque - réussi à faire advenir partout : l’univocité des êtres. Cette séparation est un des lieux communs les plus absurdes de la pensée occidentale, ce qui explique sans doute qu’il soit si abondamment repris, dans les médias mainstream ou non. Mais voilà, celles et ceux qui tentent par la négociation de rouvrir des brèches pour l’avenir se sont aussi dressés avec toute la véhémence qui convient face à lui dès le 9 avril. Ce n’est pas parce qu’on monte sur une barricade qu’on ne sait pas tenir un crayon ou traire une vache, et vice versa. L’État a donc aussi contribué à donner à certains de ses farouches opposants des moyens de consolider leur situation…

     

    Phobie administrative

    Mais si donner des « gages de régularisation » semble aujourd’hui nous préserver d’un anéantissement total, il se peut que demain cela soit l’inverse, que nous nous retrouvions mis en péril par une individualisation trop poussée des situations et les contrôles qui en résultent. Et il ne faut pas sous-estimer la force d’engrenage et de modelage de la vie que produisent les procédures d’installation. Leur visée consiste aussi à nous faire croire qu’elles constituent la seule manière de se rapporter au monde, et si nous n’y prenons pas garde, elles peuvent rapidement s’imprimer sur nos désirs et nos envies. Nous ne savons pas jusqu’où la « stratégie d’auto-défense administrative » du mouvement aura un sens ni quelles marges de manœuvre nous aurons le moment venu pour rompre ou nous en dégager, cela dépendra là encore des liens et des solidarités que nous aurons continué à faire vivre dans cette nouvelle phase de la lutte. Nous n’avons aucune garantie, pas plus dans cette voie que dans une autre. C’est un pari, une hypothèse qui repose bien plus sur la force réelle du mouvement de soutien que sur l’illusoire bienveillance de l’administration française. Pour qu’il fonctionne, il nous faudra encore et toujours nous battre aussi au sens propre du terme.

    Ce pari, le mouvement ne l’a pas fait par goût, comme chacun s’en doute. Il s’appuie sur un constat, guère agréable à énoncer : la zad n’est plus la zone de non-droit qu’elle avait su être depuis 2013. Et au vu du nombre de flics qui la parcourent chaque jour, il y a bien peu de chances qu’elle le redevienne, du moins pas aussi ostensiblement qu’avant. Le rapport de force a évolué, et il nous faut bien en prendre acte. En 2016, quand les dernières barrières légales concernant les habitants historiques sont tombées, il a fallu quatre manifestations de plusieurs dizaines de milliers de personnes afin de dissuader l’État d’évacuer. Cette force de mobilisation n’est pas donnée une fois pour toutes, et il est probable que nous ne pourrons pas la maintenir indéfiniment maintenant que du projet d’aéroport il n’est plus question.

    Parmi les fronts que cet abandon pousse sur le devant de la scène, il en est un qui s’est durci : la bataille pour les terres. Sur les 300 hectares « du mouvement », acquis de haute lutte en empêchant la chambre d’agriculture de les redistribuer, la Préfecture nous fait savoir que nous pourrions signer des baux précaires, si nous le souhaitions. En revanche, elle refuse d’en entendre parler sur les terrains encore revendiqués par les « cumulards » (les agriculteurs qui ont vendu leurs terres à Vinci et se sont généralement agrandis). Une situation qui peut paraître paradoxale se dévoile alors : toutes les fiches ont été considérées comme éligibles, sauf celles des projets répondant le plus aux critères énoncés par l’État, car ils se situent sur ces « terres conflictuelles ». Mais il n’y a pas là de hasard malheureux : à la Noë Verte et à Saint-Jean-du-Tertre, l’installation de projets agricoles dès 2013 s’était inscrite dans une stratégie d’occupation du terrain contre Vinci et les cumulards. Nous devrons donc lutter pour que ces terres n’aillent pas à l’agrandissement.

    Ce rejet est sans doute une des causes du refus par la Préfecture d’une « solution Larzac » et de la Convention d’Occupation Précaire collective proposée par le mouvement. Certains analystes en ont conclu que le collectif effrayait les dirigeants. Ce n’est pas tout à fait vrai, les structures collectives existent, elles sont légales et parfois même glorifiées. Le problème, à Notre-Dame-des-Landes, c’est que le collectif qui fourmille ici n’est pas un simple agglomérat de personnes. C’est un commun qui a mis en échec durant 50 ans les gouvernements successifs, un commun de résistance. Et ouvrir la voie au commun, c’est pour la Préfecture ouvrir la voie aux résistances.

     

    Ce pour quoi l’on se bat

    Mais elle fait fausse route en confondant la forme et le fond. Elle s’imagine qu’une structure juridique individuelle va fatalement nous rendre individualistes, par force ou par fatigue. Elle sait que dans les projets que nous lui présentons, le récit s’adapte à ses demandes, mais pense qu’il va devenir réalité à force de paperasses. Alors que ce que nous vivons sait bien se jouer des administrations si par ailleurs le désir et les moyens de communiser perdurent. Sauver les conditions de possibilité et d’accroissement du commun qui est déjà là, voici donc l’enjeu véritable, au-delà du mode de gestion des terres. Car la réapparition des flics et le processus des fiches n’ont pas réduit au silence la base matérielle et spirituelle que constitue la zone : le réseau de ravitaillement s’est encore rendu à Nantes ce printemps, et ils n’ont pas su empêcher les postiers rennais en grève de venir nous rendre visite. Ils ont dû regarder impuissants les grumes être sciées près du « hangar de l’avenir » pour former la charpente du nouveau Gourbi. Peut-être ont-ils aperçu, depuis leur hélicoptère, cette même charpente se mouvoir dans le crépuscule, puis dans la nuit, entourée d’une centaine de porteurs entonnant des airs de musique classique. Au matin, leur tank l’a détruite de deux coups de lame avant qu’ils ne repartent en rang, incapables pourtant d’effacer la magie et l’insolence de la veille. Nous avons des armes qu’ils n’ont pas.

    Ce commun-là est notre force, il est ce pour quoi nous nous battons ici, ce pour quoi nous nous battrons encore très bientôt. Il est ce à quoi nous devons être fidèles, quelle que soit notre situation administrative. Mais il n’est rien sans un territoire. Il est aussi géographique qu’historique, ancré dans ce bout de bocage jusqu’au bout des ongles. Il n’y a pas de commun en soi sans les moyens de sa réalisation, sans les lieux d’organisation qui lui donnent toute son amplitude. Ce commun-là ne se transporte pas plus ailleurs que les animaux menacés qu’ils voulaient « déplacer ». Il appartient à ce territoire-là, il est enfant de ce mouvement-là, il est son héritage autant que son présent, en actes. C’est pour cela que nous luttons contre l’anéantissement de la zad, parce que ce qui vit ici ne vivrait pas ailleurs. Parce qu’il n’existe en France aucun autre endroit partagé réellement par tout un mouvement de lutte, par des milliers de personnes ayant traversé ensemble des batailles, des espoirs, des désillusions, et y ayant survécu. Tant que cette lueur éclairera les talus et les fossés du bocage, nous combattrons pour elle.

     

    Ce combat se fera extrêmement concret dès le 15 mai, date annoncée d’une nouvelle opération d’expulsions présentées de nouveau comme « partielles ». Face au retour des pelleteuses, les cabinets préfectoraux espèrent que le mouvement plonge dans des divisions aussi stupides qu’inintéressantes politiquement entre ceux qui ont rempli le formulaire et ceux qui ne l’ont pas fait. Nous refusons fermement ces dichotomies, et ils nous trouveront derrière les barricades pour défendre la zad et tous ses lieux de vie.

     

    Des habitant.e.s des lieux suivants : le Moulin de Rohanne, la Rolandière, les 100 noms, la Hulotte, Saint-Jean-du-Tertre, les Fosses noires, la Baraka et Nantes réunis dans le CMDO (Conseil Pour le Maintien des Occupations)

     


  •  

    Bonjour,

    > Le comité de solidarité 05 avec Notre Dame des Landes vous invite à signer la lettre ouverte  adressée à Nicole Klein, Préfète de Loire Atlantique et ancienne Préfète des Hautes Alpes "Pour un dialogue serein et pacifié avec les habitants de la ZAD de Notre Dame Des Landes".

    Pour consulter la pétition : https://chn.ge/2Hwdi1X

     

    >rappel du «soupes et bobines » de ce vendredi 27 18h30 à Eyguians : les ondes electromagnétiques et nous, avec Michèle Rivasi députée Européenne

     

    >le réseau hospitalité informe des changements dans les actions prévues en soutien aux migrants:

    Le Carnaval Solidaire de samedi dernier, par ses débordements, a provoqué la colère d’un certain nombre de Gapençais.
    Dans un souci d’apaisement, la Marche initialement prévue ce samedi 28 avril est transformée, pour faire place à deux autres événements :                                                                                                                            

    VENDREDI 27 AVRIL À 19H30 AU ROYAL
    Diffusion de 2 films : Côte d’Ivoire : Les Migrants, retour de l’enfer (52:30) suivi par Avec les Migrants : À l’épreuve des Alpes (16:31)
    Des points d’information nous permettront d’en savoir un peu plus sur l’asile, les centres de rétention, les parcours migratoires, la procédure Dublin...
    Marie-Christine VERGIAT, députée européenne, spécialiste des migrations, animera le débat.
    Nous partagerons des salades et autres grignotages préparés pour l’occasion par tous ceux qui le souhaitent.

    SAMEDI 28 AVRIL DE 16H À 18H, ESPLANADE DE LA PAIX
    Grand rassemblement où vous seront présentés le parcours difficile des exilés arrivant en France et de l’hospitalité que nous pouvons mettre en œuvre pour un accueil digne et humain.
    VENEZ NOMBREUX POUR EXPRIMER VOTRE SOUTIEN !!!

     

     

    A bientôt ici ou là

    Le collectif soupes et bobines

     

    /// Communiqué suite aux déclarations du premier ministre  : les menaces
    doivent cesser ! 
    
       La logique de vengeance et de répression du gouvernement sur la zad
    après l'abandon du projet d'aéroport a été extrêmement brutale avec la
    destruction d'un grand nombre de maison, fermes, jardins, haies... Elle
    a fait des centaines de blessé-e-s. Elle a aussi suscité de multiples
    gestes de soutien et de résistance sur le terrain et partout dans le
    monde. Le mouvement a souhaité faire un geste de dialogue face à la
    volonté affichée par le gouvernement de poursuivre l'opération par une
    éradication totale des lieux de vie subsistants. Nous avons déposé et
    défendu collectivement la semaine dernière un ensemble dossiers
    nominatifs concernant les divers projets, lieux de vie, d'activités et
    parcelles prises en charge par le mouvement. La préfecture a alors
    semblé faire un pas en avant sur le maintien possible des activités et
    lieux de vie et sur la perspective d'échanges plus constructifs dans les
    mois à venir.
    
       Mais ce qu'annonce le gouvernement aujourd'hui n'est pas une trêve
    réelle. C'est un nouvel ultimatum intenable avec le même chantage à de
    nouvelles destructions, expulsions, tris. En guise de temps pour
    continuer à échanger sur le maintien des différents projets présentés,
    on nous annonce une accélération soudaine et injustifiée du calendrier
    avec un avancement de plusieurs semaines du comité de pilotage, qui
    laisse augurer d'un examen abrupt des dossiers avec à la clé de
    potentiels nouveaux coups de tractopelles. Soulignons que ces délais
    sont absurdes comparativement au temps accordé habituellement pour tout
    accompagnement de projet agricole entre autre. 
    
       L'avenir de la zad n'est toujours pas assuré, il va falloir continuer
    à se mobiliser pour que ces terres restent communes. Nous appelons
    toutes celles et ceux pour qui l'expérience de la zad représente un
    espoir à rester extrêmement vigilants dans les semaines à venir. Nous
    nous opposerons à toute nouvelle opération de destruction et de tri. Nos
    activités et nos vies ne peuvent être jugés à l'aune de purs critères de
    rentabilité économiques, selon les normes  classiques de l'agriculture
    productiviste ou celles de l'individualisme libéral. Nous continuerons à
    défendre une vision collective, écosystèmique et solidaire de ce qui se
    vit et se construit sur la zad.
       
       Dans l'immédiat, le dispositif policier doit être levé et les routes
    doivent être de nouveau circulantes pour nos voisins et la reprise des
    travaux paysans. 
    
    -- 
    Liste de communication de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.
    06.95.06.81.49 
    zadcontactpresse@riseup.net
    
    Zone A defendre - http://zad.nadir.org/
    
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  •  

    Attention !!

    la tension monte partout dans nos montagnes, face à l'insupportable politique de Macron et de sa clique de gouvernants, technocrates et flics aux ordres qui, tels les buldozers et blindés déployés à Notre-Dame-des Landes depuis lundi, écrasent toutes celles et ceux qui s'écartent un tant soit peu de leur autoroute libérale et sécuritaire toute tracée : paysan-ne-s au sein de projets agricoles collectifs hors-normes sur la ZAD (et ailleurs), exilé-e-s avec ou sans papiers (y compris mineurs), cheminot-e-s défendant le service public ferroviaire, étudiant-e-s engagé-e-s pour sauver l'égalité d'accès à l'université publique, fonctionnaires méprisés et menacés... la colère gronde sur de multiples fronts ces temps ci, partout en fRance mais aussi dans nos départements alpins...et ça ne fait que commencer ! Et ce n'est pas la répression démesurée dégainée à chaque conflit qui nous fera reculer, bien au contraire c'est notre rage qui augmente !

    Unissons nous pour mettre en déroute toutes ces attaques contre nos libertés, nos services publics et plus généralement la jeunesse ! Faisons éclater notre colère contre les véritables responsables du chaos social ambiant !

    De nombreux rassemblements et mobilisations sont prévues les prochains jours, c'est le moment de rejoindre le camp des oppressé-e-s et de s'organiser sans compartimenter les luttes contre un même système dominant !

    • Vendredi 13 avril à partir de 18h à Gap : Rassemblement pour exprimer notre solidarité et s'organiser ici contre l'expulsion de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. RDV à l'esplanade de la paix, près de la liseuse (à côté du commissariat). Une assemblée aura lieu à 19h pour décider des actions à mener (il y a déjà des idées)
    • Samedi 14 avril à 9h45 à Laragne (devant la mairie) et à Sisteron : Rassemblements de soutien à la ZAD de NDDL et aux projets agricoles collectifs expérimentés là-bas et menacés de destruction par le gouvernement, à l'appel d'éleveurs et paysans du Sisteronnais, des collectifs de soutien ZAD du Buëch et de Gap et de la Confédération Paysanne
    • Jeudi 19 avril à 10h à Gap : Manifestation intersyndicale pour une université ouverte à tous et toutes et des services publics de qualité au départ de l'inspection académique
    • Samedi 21 avril à partir de 10h à Gap : carnaval contre les frontières au départ du parc de la Pépinière
    • Samedi 28 avril à partir de 10h30 à Gap : grande marche de l'hospitalité en solidarité avec les exilé-e-s au départ de la gare SNCF
    • Mardi 22 mai à Gap : Grande manifestation intersyndicale

     

    - Sans oublier des nouvelles des habitant-e-s solidaires avec les exilé-e-s à Briançon qui, après s'être faits délogé-e-s de la gare occupée depuis dimanche, se sont installé-e-s dans l'ancienne école du Prorel pour loger en urgence les exilé-e-s qui passent en nombre la frontière avec l'Italie par les cols enneigés. Voilà leur dernier communiqué :

    OCCUPATION DE L'ANCIENNE ECOLE DU PROREL 

        Cette nuit, une salle de l'ancienne école du Prorel a été réquisitionnée pour y accueillir des personnes exilées arrivant d'Italie. Ceci en réponse à l'expulsion de la gare du 10 avril, qui fut seulement une manière de rendre invisible la situation à Briançon en déplaçant le problème ailleurs. Il n'y a pas de réelles solutions proposées, tous les espaces d'accueil sont saturés. Actuellement, une soixantaine de personnes dorment au Refuge Solidaire, et à Clavière vingt à cinquante personnes arrivent quotidiennement.

        Rappelons que les exilé-es arrivent pour la plupart de Libye, où l'esclavage et la torture sont omniprésent, avant de traverser la Méditerranée dans des embarcations « de fortune » puis de rejoindre les campos d'Italie souvent gérés par la mafia. En France, Collomb et Macron leur promettent l'invisibilité dans les PRAHDA (Programme d'Accueil et d'Hébergement des Demandeurs d'Asile) et l'enfermement dans des CRA (Centres de Rétention Administrative).

        Il est temps de se questionner sur la « politique d'accueil digne et responsable » de l'Etat, considérant les personnes en exil comme une menace, ou au mieux des victimes. Jamais comme des êtres humains. Il est temps de refuser les logiques de tri et d'enfermement. En réaction à cette politique dissuasive par « l'horreur » quotidienne et silencieuse, la réappropriation d'espaces communs est nécessaire. Nous avons toutes et tous besoin de lieux vivants, ouverts, en interaction avec la population. Des lieux où les gens peuvent témoigner de leur réalité respective. Des lieux où nous pouvons commencer à imaginer du commun (ou du être  ensemble) et faire l'expérience d'un partage concret.

        Lundi 16 Avril, sera examinée en première lecture à l'assemblée, la « monstrueuse » loi « Asile et Immigration » . Nous devons refuser la logique de criminalisation et de pénalisation qui accentue  la déshumanisation. Des appels sur tout le territoire ont été lancé pour des mobilisations  afin d' exprimer et de rendre visible notre refus catégorique et notre détermination d'empêcher l'émergence d'une telle loi et des idées qu'elle véhicule.
                          
    L'occupation d'un lieu fait partie de cette mobilisation.

    Solidarité inconditionnelle avec toutes les personnes matraquées par l'Etat!

    Besoin de soutien et de nourriture, draps, couvertures, matelas, produits d'hygiène, papier- toilette...
    venez nombreuses et nombreux!!

     

    - Et bien évidemment les bonnes nouvelles des vallées voisines, desquelles ont fleuri des occupations de mairies par des soutiens à la ZAD de NDDL :

    A FORCALQUIER (04) :

    Ce matin, l’État a décidé d’attaquer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes avec des milliers de C.R.S. et gardes mobiles, des blindés, des drones, hélicoptères etc. dans la volonté d’expulser des lieux d’habitation et d’expérimentation sociale. Cette opération d’expulsion, en plus d’être illégale,  est tout bonnement inadmissible et absurde. Elle démontre le mépris du gouvernement dans la pseudo-négociation entre le mouvement et la préfecture. Le 17 janvier 2018, le gouvernement annonçait l’abandon du projet d’aéroport. Le 10 février 2018, 30.000 personnes venaient sur la ZAD fêter cette victoire d’étape et affirmer avec détermination leur attachement aux expérimentations sociales et agricoles qui se sont développées depuis des années. Le mouvement de lutte déclarait alors sa volonté de gérer collectivement les terres. Le 27 février 2018, le mouvement envoyait à l’État une convention collective provisoire couvrant les terres agricoles, les espaces boisés ainsi que les habitats et bâtis pris en charge et entretenus par le mouvement. L’État a voulu morceler le mouvement en refusant toute solution collective, n’acceptant que des occupations précaires provisoires individuelles. L’État a organisé des négociations avec la chambre d’agriculture et la FNSEA court-circuitant ainsi celles entamées avec le mouvement. La suite était alors prévisible : violences et agressions policières, comme pour le reste des mobilisations sociales actuelles. De nombreux·ses blessé·e·s sont à redouter, faisant craindre même des cas plus grave, rappelez-vous le drame de Sivens…

    Nous, comité ZAD 04 du bassin de Forcalquier, répondons à l’appel envoyé depuis la ZAD à se solidariser en demandant le retrait des forces dites de l’ordre de la ZAD.

    Venez nombreux.ses devant la mairie de Forcalquier !!!

    A DIE (26) : Communiqué depuis la mairie de Die occupée, le 11 avril très tard

    Diois, Dioises

    Dans les locaux de la Mairie de Die, dans la journée et la nuit du 11 avril 2018 se sont spontanément retrouvés : des paysans, des profs, des commerçants, des précaires, des artisans, des militants politiques, des médecins, des saisonniers, des féministes, des artistes, des pharmaciens, des retraités, des étudiants, des familles, des citoyens et des citoyennes tous unanimement choqués par le dispositif militaire mis en oeuvre sur le bocage de Notre-Dame-des-Landes(1), à l’abri des regards des journalistes. Nous exprimons notre profonde indignation. Nous sommes également indignés face à la fermeture des services de l’hôpital dont la maternité et le service IVG, à la fermeture du guichet de gare et potentiellement de la ligne ferroviaire du diois. A ces actualités s’ajoutent la solitude, la précarité, le mal-logement, la liste est longue. Que faire ? Nous, Diois, Dioises ? Dans quel monde voulons-nous vivre ? Avec nos différences nous partageons de nombreuses valeurs dont, la diversité des modes de vie et de pensée, l’égalité face à la justice et à l’accès à un service public de qualité, la liberté de circulation et d’installation (n’oublions pas d’où viennent nos aïeux). Nous sommes solidaires des exilés, des étudiants et de tous les corps de métier actuellement en grève. Ici, nous avons envie de trouver des solutions ensemble. Ici, nous travaillons en grand groupe et en petits groupes. Nous partageons des repas. Nous essayons d’écouter chacun, chacune. Le bâtiment de la Mairie est un choix symbolique pour se rassembler. Nous savons que nombre de Diois se questionnent sur cette action. Parlons-en. ! A bientôt,

    La commune libre du Diois. (Vos voisins et voisines).

     

    - Et pour finir un appel à rejoindre en masse la ZAD de NDDL ce dimanche 15 avril, pour réoccuper le terrain et entamer les reconstructions tout en montrant à Macron qu'on ne lâchera jamais rien !

    Le temps est venu - Appel à venir en masse !

    jeudi 12 avril 2018

    Ce dimanche - Le temps est venu - Appel à venir en masse ! A diffuser partout.

    RDV à 12h le long du chemin de suez.

    L’Etat a décidé cette semaine de détruire brutalement l’expérience collective dans la zad. Nous résistons chaque jour - habitant.e.s, soutiens, paysan.ne.s, voisin.e.s, jeunes et anciens. Nous le faisons avec notre coeur, nos corps, nos liens, avec toute la force qui s’est enracinée dans le bocage en 50 ans de luttes et d’espoirs accumulés. Mais l’Etat continue à arracher des maisons, des fermes, des espaces agricoles et des ateliers, à piétiner des jardins, à raser tout ce qui est beau. Nous avons avons besoin de vous sur le terrain maintenant !

    A toutes celles et ceux qui sont passés rien qu’une fois ici, à toutes celles et ceux qui auraient pu et pourront demain.

    A toutes celles et ceux qui pensent qu’il faut des espaces d’expérimentation collective et continuer d’inventer des vies magiques face à ces barbares.

    A toutes celles et ceux qui croient qu’il est encore possible de résister face aux rouleaux compresseurs de la marchandisation du monde et la destruction du vivant.

    Il reste 3 jours pour s’organiser pour venir en masse dans le bocage dimanche. Parlez-en partout autour de vous, amenez des ami.es

    Le temps est venu de nous retrouver pour dire que la zad doit vivre, panser ses plaies, se reconstruire....

    Plus d’infos sur les accès et la journée : zad.nadir.org

    Pour quelques images de la zad avant sa destruction partielle cette semaine : https://www.youtube.com/watch?v=f04PFWcr63Q.

     

     


  • /// Appel de l'assemblée des usages face à l'annonce d'expulsions
    imminentes sur la zad
    
    Le 10 février, quelques semaines après l'abandon du projet d'aéroport,
    des dizaines de milliers de personnes ont une nouvelle fois convergé à
    Notre dame des landes pour enraciner l'avenir de la zad. Depuis, les
    assemblées des usages (*) se sont engagées dans la poursuite concrète de
    ce projet et en ont posé les bases lors d'une amorce de dialogue avec
    des représentants du gouvernement. Pendant la phase de transition
    annoncée, une première convention collective globale est proposée par le
    mouvement sur les terres et habitats pris en charge par le mouvement.
    Mais le gouvernement menace toujours de mener des opération d'expulsions
    des habitats de la zad. Une opération mobilisant des milliers de
    policiers est annoncée aux alentours du lundi 9 février. Nous dénonçons
    le double jeu du gouvernement qui annonce vouloir un évolution "sereine
    et apaisée de la situation" tout en planifiant en opération d'expulsion
    par ailleurs illégale. Nous ne pouvons accepter que les habitant.e.s
    actuel.le.s qui ont préservé ce bocage soient évacué.e.s demain. Nous ne
    pouvons envisager que des habitats et espaces d'activités qui ont nourri
    l'expérience de la zad et qui jalonnent sont devenir soient détruit par
    une nouvelle opération policière. Nous invitons toutes celles et ceux
    qui soutiennent l'avenir de la zad à s'organiser en conséquence.
    
    En cas d'expulsions d'habitats, nous appelons à différents types de
    réponses à plusieurs échelles géographique.
    
    Sur la zad et juste autour :
    
    - Appel à participer aux chantiers prévus en avril pour renforcer les
    lieux de vie et structures d'activités de la zad
    
    - Appel en cas de démarrage d'opération à venir s'opposer aux expulsions
    sur la zone même. 
    
    Nous avons d'ores et déjà décidé collectivement que hors intervention
    imminente, les routes de la zad doivent rester circulantes pour les
    besoins des habitant.e.s, des paysan.ne.s et des voisin.e.s. En cas
    d'attaque policière, c'est ensemble que nous les bloquerons si
    nécessaire. Nous demandons aux soutiens extérieurs d'agir de manière
    concertée à ce sujet. Des espaces d'accueil seront mis en place sur la
    zad et autour.
    
    - Appel en cas de destruction, à reconstruire.
    
    A l’extérieur de la zad :
    
    - Appel à rassemblements et occupations le soir même sur les places des
    villes et devant les mairies et préfectures.
    
    L'assemblée des usages du mardi 3 avril.
    
    (*) Les assemblées des usages se sont mises en place à l'été 2017 sur la
    zad de Notre-Dame-des-Landes. Elles regroupent les usager.e.s
    régulier.e.s
    de la zad - habitant.e.s, voisin.es, paysan.e.s des alentours, personnes
    impliquées dans des projets sur place et les différentes composantes du
    mouvement. Elles se sont données pour but de penser et construire la
    prise en charge collective de ce territoire en cohérence avec les 6
    points pour l'avenir de la zad
    (https://zad.nadir.org/IMG/pdf/6pointszad-a3-2.pdf). Hier soir, cette
    assemblée a décidé de lancer un appel face à l'annonce d'expulsions
    imminentes sur la zad.


  •  

     https://reporterre.net/VIDEO-A-Notre-Dame-des-Landes-la-fete-de-la-victoire

    Un texte d'habitant.e.s de la zad sur les enjeux pour l'avenir après la

    victoire contre le projet d'aéroport

     

    Première partie publiée sur Reporterre :

    https://reporterre.org/La-Zad-vivra

    Texte complet sur zad.nadir.org :

    https://zad.nadir.org/spip.php?article5141

    Version mise en page :

    https://zad.nadir.org/IMG/pdf/zadwillsurvive-webpdf.pdf

     

    ZAD will survive

     

    // Ne pas laisser la victoire…

     

    Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes », disions-nous

    souvent, pour démontrer notre entêtement, pour en faire une prophétie.

    Le 17 janvier, cet énoncé a été inscrit en lettres capitales dans un

    pays entier. C’est maintenant une phrase toute bête, mais qui signe un

    fait historique d’une ampleur inégalée ces 40 dernières années : la

    première grande victoire politique de toute une génération. Il aura

    fallu remonter à la lutte des paysans du Larzac pour lui trouver un

    équivalent, tant notre présent en est avare. Et c’est un mauvais

    comparant, puisqu’ici, c’est contre une succession de gouvernements

    hostiles que nous l’avons emporté, sans qu’aucun candidat n’inscrive

    l’abandon dans son programme. Sans excès de pacifisme, également, ce que

    n’ont pas manqué de souligner les chroniqueurs s’en référant au statut

    emblématique de zone de « non-droit » de la zad et à sa défense acharnée

    en 2012. Il serait erroné de croire que seules les pierres et les

    barricades ont permis de gagner. Pourtant c’est bien leur usage qui a

    rendu la décision d’abandon à la fois aussi impérieuse et aussi dure à

    avaler pour Macron. « Céder la zad aux radicaux », voilà ce que les

    éditorialistes ont reproché au Président, occultant le fait qu’un

    mouvement de lutte dans son entier ait bataillé un demi-siècle durant en

    usant de toutes les formes de résistance légales ou illégales. Pour

    éviter l’humiliation, l’État a donc monté une pièce de théâtre un peu

    branlante : une médiation, d’abord, puis une foule de réunions avec les

    élus locaux, et enfin le mime d’une expulsion avortée, pour faire

    oublier ses menaces, ses renoncements, ses reniements, pour étouffer le

    « oui » vainqueur à la consultation de 2016, bref le caractère

    scandaleux d’une telle déculottée. Malgré tous ces efforts, la victoire

    scintille au milieu des ordures médiatiques et politiciennes. Elle n'a

    eu à dire que deux petits mots : « Et toc ! »

     

    Ce que ces mots font de bien dans une époque où tout nous porte à croire

    qu’il est vain de se battre, chacun peut le sentir. Leur insolence est

    proportionnelle à la pression constante pesant sur le bocage depuis

    presque une décennie, ou au sein des manifestations de rue dans les

    villes de France. Le 17 janvier, des messages nous sont parvenus de

    toute l’Europe, tant l’expérience de la zad est emblématique, du fait de

    sa durée, de sa consistance, de sa capacité d’agrégation et de son

    audace. Mais ce qui nous toucha plus encore, ce furent les accolades que

    nous donnèrent les anciens sous le hangar de la Vacherit, celles et ceux

    qui avaient gagné au Pellerin, au Carnet, à Plogoff et qui levaient

    leurs verres au retour de cette saine peur des notables de ne plus

    pouvoir mener leurs grands projets dans ce pays.

     

    //...au bord de la route

     

    Pourtant, il n’est pas simple de gagner. D’autant que dans une volonté

    de revanche quasi unanime, journalistes, élus et entrepreneurs

    s’accordaient à dire que si l’État devait abandonner ce projet

    d’aéroport, il fallait au moins que cela permette dans la foulée de se

    débarrasser des « zadistes ». Il s’agissait alors d’appuyer sur ce qui

    aurait pu enfin isoler les occupants illégaux de leurs voisins, de leurs

    camarades paysans, naturalistes et syndicalistes. Ainsi, la Préfecture

    nous a-t-elle enjoints de démonter tout ce qui obstruait la D281, sous

    peine d’une intervention policière immédiate dont le périmètre demeurait

    délibérément flou. Les gardes mobiles étaient stationnés dans les

    environs, contrôlant les véhicules dans les bourgs jouxtant la zad.

    Cette injonction avait des accents pour le moins cocasses, puisque c’est

    la même Préfecture, en 2013, qui avait fermé cet axe, rouvert

    immédiatement par le mouvement. Mais cette route n’est pas simplement un

    axe, c’est un symbole. Chargé de notre histoire avec ses fameuses

    chicanes à la fois poétiques et chaotiques, ses dessins meulés dans le

    goudron, ses ronces qui regagnent sur le bitume, ses usages

    improbables... et les désaccords qu’elle engendrait cycliquement entre

    nous. Car si elle était ouverte à la circulation, elle n’était pas

    toujours facile à emprunter, notamment pour les paysans qui peinaient

    parfois à y faire passer leurs machines agricoles. Elle générait

    également angoisses et rancœurs de la part de nombre de nos voisins, du

    fait de comportements parfois hostiles de certains barricadiers, et

    beaucoup se sont résignés à ne plus l’emprunter. Une fois l’abandon

    prononcé, il devenait impossible de continuer à défendre avec force les

    chicanes de la route alors que les villageois se prononçaient pour son

    ouverture totale et qu’une partie très importante du mouvement estimait

    ce geste nécessaire afin d’être en position de maintenir une lutte pour

    l’avenir de la zad. L’État a donc tenté de jouer sur ce point de

    discorde pour ne pas totalement perdre la face. Nous étions alors

    nombreux à nous dire que si nous ne rouvrions pas la route,

    l’intervention promise était fort probable. Elle aurait offert au

    gouvernement le récit dont il rêvait : les fameux « 50 radicaux » dont

    la presse faisait ses choux gras, à côté des barricades, coupés du reste

    du mouvement qui refusait de s’engager à ce sujet. Cela aurait pu

    ensuite servir de tremplin à des arrestations ou à l’expulsion de

    certains habitats. Dans les jours qui ont suivi l’abandon, le déblayage

    de la D281 est devenu le point nodal autour duquel se jouerait

    l’éclatement définitif du mouvement ou la possibilité de le voir croître

    et perdurer au-delà du 17 janvier. Devait-on prendre le risque de tout

    perdre - l’expérience de la zad, une défense unie des lieux occupés, un

    avenir commun avec les autres composantes – pour un symbole ? Nous avons

    en assemblée décidé que non, sans possibilité pour cette fois de

    parvenir à un consensus. Certains ont très mal pris cette résolution, et

    il a fallu de longues discussions, tournant souvent à la franche

    engueulade, pour finalement démonter les deux cabanes construites sur la

    route. L’une d’elles est en reconstruction dans un champ bordant la

    D281. Mais les tensions autour de la route et des travaux de réfection

    subsistent.

     

    Il importe pourtant pour l’avenir immédiat que ce démontage ait été

    l’occasion de renouveler une promesse solennelle prononcée par toutes

    les composantes : si nous étions à nouveau en danger imminent

    d’expulsion, tous s’engagent à venir rebarricader les routes qui mènent

    à la zad. Et cela aussi souvent que nécessaire. C’est ainsi que le

    mouvement répond par le haut à la fois à ses dissensus internes et au

    pouvoir, pour qui la D281 peut servir à son tour de symbole pour énoncer

    un « retour à l’ordre ». Symbole factice car la zone est toujours

    occupée, mais leurre suffisant pour que l’État accepte l’ouverture de

    négociations sur l’avenir des lieux. En ce qui nous concerne, nous

    retenons de cet épisode difficile une démonstration supplémentaire de la

    volonté de ceux qui ne sont pas occupants de s’engager pour continuer

    avec nous après l’abandon. Ce n’était pas une évidence à l’heure où

    l’objectif initial de certains avait été atteint. Ce l’est d’autant

    moins quand les relations humaines se crispent durement. Mais la

    continuité de la présence de ces camarades marque, plus que jamais, le

    désir de futur commun. Ce désir autrefois improbable a pris corps au

    cours des années de danger et de défis partagés, de chantiers et de

    fêtes. Autant d’expériences sensibles qui ont bouleversé les

    prêts-à-penser politiques et les frontières de chaque composante. Autant

    de refus de se résigner à un simple retour à la normale. Cependant, il

    ne faut pas considérer ce désir de continuer au-delà de l’aéroport comme

    un acquis, mais comme un équilibre fragile dont nous devons prendre

    soin, car c’est lui qui alimentera maintenant la lutte.

     

    // Foncier droit devant nous

     

    Bien que nous ne soyons pas habitués à vaincre, nous ne sommes pas pris

    de court par la victoire contre l’aéroport. Nous avions eu il y a des

    années déjà une intuition fondamentale : une victoire, cela se

    construit. Ainsi, bien qu’elle ait constitué une forme de rupture, ce

    qu’elle met en branle avait été réfléchi par le mouvement dès l’issue de

    l’opération César. Nous n’avons pas à inventer dans l’urgence ce que

    nous voulons arracher, le texte des « six points pour l’avenir de la

    zad » l’avait énoncé dès 2015. C’était un glissement fondamental : d’une

    lutte contre un projet, nous passions lentement à une lutte pour

    pérenniser et amplifier ce que nous avions édifié sur ce territoire au

    travers du combat. Et depuis le 17 janvier, c’est l’horizon commun que

    nous partageons.

     

    Pour y parvenir, nous pouvons désormais nous appuyer sur la légitimité

    que nous venons d’acquérir : il a été admis que nous avions raison. De

    nombreuses conséquences en découlent. Par exemple, la défense

    inconditionnelle de l’amnistie pour tous les inculpés du mouvement

    anti-aéroport. Mais aussi et surtout un principe simple : celles et ceux

    qui ont permis que ce territoire ne soit pas détruit sont les plus à

    même de le prendre en charge.

     

    La fin de la Déclaration d’Utilité Publique le 9 février bouleverse le

    statut des terres de la zad. Sur les 1650 hectares de l’emprise

    aéroportuaire, 450 sont cultivés de longue date par les paysannes et

    paysans résistants qui entendent bien retrouver leurs droits. 270 ont

    été arrachés à la gestion de la Chambre d’agriculture par le mouvement

    pour y mener des expériences agricoles collectives. Et 530 hectares de

    terres sont toujours redistribués temporairement aux agriculteurs qui

    ont signé un accord amiable avec Vinci. À ce titre, ceux-ci avaient

    touché des compensations financières et obtenu pour certains des

    parcelles en dehors de la zone. Pourtant, ils continuent à exploiter et

    à percevoir la PAC sur ces terres qu’ils ont cédées à Vinci, touchant

    ainsi le beurre et l’argent du beurre. Les plus avides pourraient

    dorénavant revendiquer la priorité sur de futurs baux et profiter des

    terres sauvées de haute lutte par le mouvement pour agrandir leur

    exploitation. Par ailleurs, les anciens propriétaires en lutte qui ont

    refusé tout accord avec Vinci pourront retrouver leurs biens expropriés

    et choisir de leur redonner un usage classique, ou plus collectif en les

    faisant entrer dans une entité foncière commune. La bataille pour les

    terres se place donc au cœur de la lutte pour les mois voire les années

    à venir.

     

    Le défi qui se pose maintenant au mouvement de manière brûlante tient à

    la possibilité d’une gestion collective sur la surface la plus

    importante possible et de prévenir un risque d’éclatement. Car si la

    surface de la zad se trouvait par trop morcelée, la conséquence pourrait

    être la fin progressive de la force commune qui bouillonne ici, pour

    faire place à une somme éparpillée d’individus ou de groupes poursuivant

    chacun des objectifs propres. On imagine que les plus isolés pourraient

    être expulsés, et que d’autres seraient acculés à rentrer petit à petit

    dans les cadres économiques que la zad a si bien su faire exploser

    jusqu’ici. Une portion importante des terres pourrait repartir à des

    formes d’agriculture productivistes et peu soucieuses de l’adéquation

    qui s’est trouvée ici entre les activités humaines et le soin du bocage.

    Et ce sont bien sûr les institutions agricoles classiques qui les

    reprendraient en main. C’est pourquoi dès ce printemps nous devrons

    continuer à occuper de nouveaux terrains et à y installer des projets à

    même de rabattre la convoitise des « cumulards » et l’arrogance des

    gouvernants qui menacent d’expulser des lieux de vie dès le 1er avril.

     

    C’est pourquoi nous avons également l’ambition de faire entrer les

    terres de la zad dans une entité issue du mouvement de lutte. La

    décision consistant à lui donner une forme légale est l’aboutissement de

    discussions entre les composantes et l’assemblée. C’était le choix que

    nous pouvions assumer tous ensemble, en conciliant les objectifs des uns

    et des autres, et donc en maintenant un rapport de force dans le futur.

    Cette entité viserait à englober le fourmillement de la zad pour en

    maintenir la richesse, véritable manteau sous lequel les marges

    d’invention et de liberté pourraient continuer à se développer. Elle ne

    serait qu’une forme, la plus cohérente possible bien sûr avec nos

    désirs. L’essentiel résidera encore et toujours dans la manière dont on

    habite à la fois cette forme et ce territoire.

     

    Ce choix de se diriger vers une assise légale a été pour beaucoup ici

    contre-intuitif, remuant au plus profond les prérequis politiques d’une

    bonne partie des occupants. Il nous a obligés à nous demander

    sérieusement ce à quoi on tenait. À nous demander ce qui permettrait

    encore à l’avenir d’assurer la pérennité de toutes les activités et de

    tous les lieux de vie. Nous sommes certains que ces questions complexes

    ne se résolvent pas par des diatribes défiantes sur la trahison supposée

    des uns ou des autres et par un fatalisme radical sur des lendemains

    aseptisés. Nous ne pouvons nous satisfaire des prophéties

    auto-réalisatrices qui prédisent que les expériences de commune libre

    finissent à tout coup écrasées ou réintégrées. Nous pensons au contraire

    qu’il s’agit, dans ce moment de basculement, de discerner ce qui

    permettra au mieux une fidélité aux promesses que l’on s’est faites pas

    à pas sur l’avenir. Le pari en cours est loin d’être encore gagné. Il

    nécessite une confiance inouïe entre nous, entre les composantes, les

    personnes. Confiance dans nos buts, dans nos pratiques, et dans le

    respect que chacun leur porte. Une telle confiance est un fait rare de

    nos jours. Nous sommes bien conscients du fait que toute légalisation

    comprend bien évidemment des risques de normalisation. Mais ce que l’on

    envisage prend plutôt le chemin inverse : créer des précédents qui

    continuent à repousser le seuil de ce que les institutions peuvent

    accepter. En espérant que ces coins enfoncés dans la rigidité du droit

    français servent à bien d’autres que nous à l’avenir. C’est parce que

    nous croyons en cette hypothèse que nous avons décidé d’aller défendre

    notre vision de l’avenir de la zad face à l’État au sein d’une

    délégation commune regroupant toutes les composantes. Ceci plutôt que de

    laisser place à des tractations séparées qui pousseraient ceux qui s’y

    prêteraient à la défense d’intérêts singuliers et donc parfois clivants.

    Cette délégation sera l’émanation des assemblées du mouvement, qui

    continueront, parallèlement, à mener les actions nécessaires pour

    arracher ce que les négociations n’assureraient pas.

     

    // Des usages assemblés

     

    Le poêle soudé dans un chauffe-eau ne parvient pas à tiédir l’atmosphère

    de la grande salle de la Wardine. La centaine de personnes prend place,

    qui dans un canapé, qui sur un banc. Derrière leur cercle tirant sur

    l’ovale, les murs entièrement recouverts de peintures renvoient à une

    ambiance plus proche du concert punk que de la réunion. La petite foule

    est bigarrée, en âge, en style, en mode de vie. Une paysanne prend la

    parole. Sa ferme se situe à une trentaine de kilomètres de la zad,

    pourtant, lorsqu’elle évoque ces 1650 hectares, on pourrait croire

    qu’elle y est née et qu’elle compte y finir sa vie. C’est comme ça

    qu’elle en parle, c’est à ce point qu’elle y tient.

     

    On dit souvent « le territoire appartient à ceux qui y vivent », pour

    marquer une rupture avec les velléités technocratiques de l’État. Ici,

    c’est bien plus que ça. Il appartient à un mouvement, non par la

    propriété, mais par le combat. Et depuis l’abandon, la salle de

    l’assemblée est toujours aussi pleine, remplie de ces gens qui formeront

    le cœur non pas juridique, mais réel, de l’entité que nous appelons de

    nos vœux et qui lutteront pour que les façons de vivre que l’on a bâties

    ici perdurent et s’approfondissent. Ces dernières reposent sur un type

    de partage pour le moins inhabituel.

     

    S’il existe en effet un endroit où la possession de capital n’est pas

    source d’orgueil et de valorisation, c’est bien cette zone. Beaucoup de

    choses y sont d’ailleurs gratuites, on peut utiliser des tracteurs, des

    outils ou des livres sans jamais mettre la main à la poche. Cela ne

    signifie pas qu’il n’y ait pas comme partout circulation de monnaie.

    C’est son usage qui diffère, et son symbolisme : nous voudrions que

    payer ne soit pas le remboursement facile d’une absence d’implication

    dans le commun, un dédouanement. S’il y a un peu d’argent, donc, il y a

    par contre une lutte acharnée et quotidienne contre la logique

    économique qui voudrait que chaque geste entre dans un calcul de valeur.

    Nous tentons au contraire de lui substituer nos liens, nos attachements,

    la confiance et un certain sens de l’engagement. La réciprocité

    scrupuleuse n’est pas exigée, car les échanges ne sont pas pensés à

    l’échelle individuelle, mais à celle du territoire. Si le boulanger

    donne un pain à une personne du zad social rap, il ne calcule pas à

    combien de couplets se chiffre sa farine. La première ligne de

    comptabilité des services rendus n’a pas encore été écrite. Évidemment,

    rien ne nous garantit que tous jouent le jeu ; c’est à la fois un pari

    et une question d’équilibre. Le soin apporté à la qualité des relations

    et des perspectives communes conjure bien mieux l’économie que le

    bannissement du moindre euro...

     

    C’est ainsi que l’on conçoit la production, mais aussi l’espace : les

    prés, les forêts, les fours à pain, les ateliers... Comme des communs.

    Cela ne veut pas dire que tout est indifféremment à tous. Celles et ceux

    qui ont construit, qui entretiennent ou utilisent régulièrement des

    espaces, s’y projetant pour plusieurs années, n’ont évidemment pas le

    même poids quand il s’agit de décider ce qui y adviendra. L’usage vient

    empêcher que le chaos ne prenne la place de la propriété. Parallèlement,

    le mouvement déploie son inventivité afin que les besoins des nouveaux

    venus désirant s’impliquer soient satisfaits. La bataille qui s’ouvre

    aujourd’hui n’est donc pas uniquement un combat pour les terres, pour le

    foncier, mais surtout pour faire vivre cette manière de les partager, et

    redonner ainsi un tout autre sens à l’idée de travail ou d’activité. Et

    ce faisant elle dépasse de loin les seuls 1650 hectares de la zad.

     

    // Demain, c’est pas loin

     

    Il y a quelques mois, en passant le long du chemin de Suez, on pouvait

    entendre des chants résonner en Basque, en Breton, en Italien, en

    Occitan, en Polonais, et parfois même en Français. Ils émanaient du

    chantier de l’Ambazada, un double hangar destiné à devenir l’ambassade

    des luttes et des peuples du monde entier à la zad. Cette idée a vu le

    jour au sein du comité de soutien basque, qui a organisé des

    « brigades » venues nombreuses participer à la construction de l’édifice

    avec des occupants. Des groupes pourront y passer quelques jours ou

    semaines, y parler de leurs combats, s’y organiser avec nous, tout en

    buvant un verre au bar. Nous pourrons y approfondir la coordination

    entre les luttes territoriales qui s’est formée l’an dernier, et ainsi

    être plus forts, nombreux et organisés partout où un projet menace une

    contrée.

     

    Ces dernières semaines, nous entendons beaucoup parler d’une

    pacification de la zad, et de son avenir de « zone agricole

    alternative ». Il ne serait plus à l’ordre du jour de lutter ici

    puisqu’aéroport il n’y aura pas. D’autres disent que désormais,

    Notre-Dame-des-Landes pourrait devenir une base d’appui matérielle pour

    les autres luttes, puisque le front a disparu. Nous préférons quant à

    nous ne pas opposer front et base, car les deux sont ici intimement

    liés. C’est la conjugaison des traditions offensives des paysans locaux

    et de l’assise de la zad qui ont permis d’assurer une production

    conséquente et de l’emmener sur les piquets de grève à Nantes. C’est

    encore cette hybridation qui portera son énergie jusqu’aux bois de Bure,

    au quartier libre des Lentillères, aux collines de Roybon ou sur le

    causse de Saint-Victor. De même, la force matérielle de la zad

    (menuiserie, meunerie, forge, conserverie, radio pirate, barnums, sonos,

    tractopelle et semences...) grossit et se constitue grâce à l’appui

    d’agriculteurs et salariés en lutte. C’est indémêlable, et c’est tant

    mieux. Car conserver et densifier ces liens-là nous met à l’abri d’un

    devenir agricole pacifié tout autant que d’une zone radicale à la marge.

    Ce sont bien encore et toujours la circulation et l’échange qui

    permettront à la zad de ne pas se refermer. Plus elle vit curieuse,

    accueillante et aventureuse, et plus son territoire réel s’étend bien

    au-delà de son périmètre.

     

    Sous les ardoises du hangar de l’avenir, à la nuit tombée, nous

    préparons la zbeulinette, une caravane dépliable contenant mille et un

    rangements en bois. Elle est désormais le véhicule de notre présence

    dans les luttes nantaises. Chargée de nourriture, de boisson, de musique

    et de livres, elle détone quelque peu au milieu des boulevards

    haussmanniens. Ce n’est pas une caravane de soutien, car nous sommes

    intrinsèquement pris dans la plupart des combats qu’elle approvisionne.

    Demain, c’est à l’université qu’elle ouvrira ses ailes. Sur le parking,

    dès l’aube, des groupes déplacent le matériel nécessaire à l’édification

    de barricades : un amphithéâtre de la faculté et le château du rectorat

    sont occupés par des étudiants et des mineurs sans papiers. Nous

    déployons notre attelage, ses tables et son système de son. Déjà, les

    dix billigs qu’elle cachait commencent à fumer dans l’air glacial. Les

    galettes de la zad ont une réputation qui date du mouvement contre la

    loi travail. Les jeunes s’approchent donc rapidement, en commentant le

    tour de main des crêpiers. Savent-ils ce qu’il a fallu de réparations de

    matériel agricole, de chantiers communs, de récoltes, de meuniers pour

    que cette farine se transforme en galettes ? Peu importe après tout,

    l’essentiel est que la faim s’apaise, que la chaleur pénètre les corps.

     

    Il n’existe nulle part ailleurs dans le pays un espace tel que celui de

    la zad, regroupant autant de capacités matérielles tournées vers la

    lutte. Cœur d’une circulation réelle, il est aussi celui d’une

    circulation des idées et des imaginaires, des projections les plus

    folles. L’assise temporelle et matérielle qui manque tant à nos combats

    et que l’on pourrait enraciner ces prochains mois permettrait à la fois

    de donner une tout autre ampleur aux mille activités qui existent à la

    zad, et de concrétiser ces projections. Créer un hameau ouvrier avec nos

    camarades syndicalistes (respectant le style architectural de la zad !),

    rendre les habitats existants à la fois toujours plus commodes et plus

    loufoques, greffer des fruitiers dans toutes les haies du bocage,

    constituer un troupeau-école pour apprendre l’élevage, ouvrir un centre

    social, un centre de soin, une maison des anciens, agrandir la

    bibliothèque, construire un hammam, faire entrer des terres hors zad

    dans l’entité, rendre régional voire national le réseau de

    ravitaillement des luttes, se doter d’une imprimerie... La liste est

    longue de toutes les envies que nous inspirent ces quelques centaines

    d’hectares. Elle est ouverte également aux vôtres : les terres que nous

    allons occuper au printemps attendent des installations, qu’elles soient

    ou non agricoles. Il nous est difficile de mesurer aujourd’hui tous les

    bouleversements que l’abandon va engendrer. Une saison vient de se finir

    sans que l’on ait encore basculé dans la suivante. Ce temps nouveau,

    nous devons l’arracher, le construire, l’inventer. Et c’est avec nos

    rêves qu’on façonnera ces métamorphoses.

     

    Rendez-vous le 31 mars en cas de menaces d'expulsion et au printemps

    pour se projeter sur de nouvelles terres !

     

    Des habitant.e.s des lieux suivants : le Moulin de Rohanne, la

    Rolandière, les 100 noms, la Hulotte, Saint-Jean du Tertre, les Fosses

    noires, la Baraka et Nantes réunis dans le CMDO (Conseil pour le

    Maintien Des Occupations)

     

    Pour nous contacter : et-toc@riseup.net

     



  • bonsoir, ci-dessous une invitation à diffuser au sein des comités qui
    précise l'état d'esprit des déambulations et du grand moment du 10
    février et une invitation aux comités à s'y préparer en conséquence :
     
    /// Le 10 février à midi, grandes déambulations carnavalesques à la zad
    de Notre-Dame-des-Landes
     
    Depuis la décision du gouvernement, nous pouvons le dire clairement : le
    10 février sera un jour d’allégresse, l’occasion de fêter tous ensemble
    la victoire du mouvement contre le projet d’aéroport et  d’enraciner
    encore un peu plus l’avenir de la zad.

    Cette célébration se déroulera trois jours avant le mardi gras, en
    pleine période de carnaval. S’il est une fête qui permet de narrer la
    geste des humbles chahutant les puissants, c’est bien celle-ci. Nous
    souhaitons donc qu’elle vienne inspirer le ton, le rythme et
    l’esthétique de la journée. Mais le carnaval dispose d’un autre
    attrait : fête des passages, il survient quand l’hiver n’a pas encore
    laissé place au printemps, que les jours peinent à rallonger, qu’une
    saison vient de se finir sans qu’on ait encore basculé dans la suivante.
    Autant d’allégories rappelant la fin de cette lutte d’un demi-siècle
    contre l’aéroport qui laisse place à de nouveaux enjeux et combats, ici
    et ailleurs. Ne nous y trompons pas, le carnaval ne célèbre pas un
    changement d’ère, il l’accompagne, voire le suscite. Rite grâce auquel
    on se projette ensemble dans l’avenir, confiants face à nos
    incertitudes, il est le premier jour des saisons futures. 

    Le 10 février, deux cortèges forts de musiques et de chants partiront
    donc du Gourbi et de Saint-Jean-du-Tertre aux alentour de 13h. Nous vous
    y convions déguisés autour d’un thème large et équivoque : « Nous sommes
    bocage ». Revêtez vos plus belles cornes de buis, arborez un superbe
    pelage de boue ou des plumes de granit… peu importe, nos costumes seront
    du bois dont on a défendu et sauvé cette terre. Armés de cette
    exubérance, nous pousserons des chars et des charrettes pleines
    d’objets. Nous avons besoin de vous pour les remplir. Nous vous
    proposons d’apporter des représentations de choses qu’il vous tiendrait
    à cœur de voir disparaître avec l’aéroport. Certaines luttes sœurs
    envisagent déjà de construire de grosses maquettes en carton symbolisant
    ici un méga-transformateur aveyronnais, là une poubelle nucléaire
    meusienne, ou encore un TGV transalpin. Ce sera donc le moment de mettre
    en avant nos combats communs et la solidarité entre nos luttes. Mais
    rien n’exige de limiter notre imagination à des infrastructures ou des
    GPII, et nous sommes sûrs que les idées ne vous manqueront pas pour
    illustrer ce contre quoi vous luttez. 
     
    Les cortèges convergeront jusqu’à la ferme de Bellevue où un énorme
    caramentran représentant l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes nous
    attendra. Grâce aux bagagistes du mouvement, nous l’agrémenterons de
    tous les objets trimballés dans les défilés puis nous laisserons le soin
    à l’animal totémique le plus célèbre de la zad d’y bouter le feu. Nous
    n’aurons plus qu’à danser et chanter à nos succès passés et à venir. 
     
    En vous espérant nombreux, joyeux et toujours déterminés. 

  • ...De quoi discuter lors de la réunion du 22 janvier prochain
    
    Richard

    1  une petite vidéo de 4min à diffuser et relayer massivement
    
    
    https://www.youtube.com/watch?v=f04PFWcr63Q
    
    "Je n'étais jamais venue sur la ZAD" Un film de : Leo Leibovici
    
    Une collaboration entre des habitant-es de la zad, le réalisateur Leo Leibovici et l 'actrice Lizzie Brochere, 
    Je n'étais jamais venue sur la ZAD est un petit film qui nous invite à un voyage intime à travers le territoire libéré 
    de la zad, à la recherche d'espoir en ces temps tourmentés.
    
    Ce film est aussi un appel à toutes et tous à venir à la grande mobilisation du 10 février 2018, pour enraciner l'avenir à Notre-Dame-des-Landes.
    
    
    2 un lien vers un texte de l'ACRIMED faisant  la synthèse de la désinformation, des tentatives de dénigrement et de diabolisation de la ZAD  
    
     http://www.acrimed.org/
    
    
    
    

  •  

    ## Communiqué commun du mouvement anti-aéroport, suite à la décision du
    gouvernement  
    
    Ce midi, le gouvernement vient enfin d’annoncer l’abandon du projet
    d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
    
    Nous notons que la DUP ne sera officiellement pas prorogée. Le projet
    sera donc définitivement nul et non avenu le 8 février. 
    
    Il s’agit bien d’une victoire historique face à un projet d’aménagement
    destructeur. Celle-ci aura été possible grâce à un long mouvement aussi
    déterminé que divers.
    
    Nous voulons d’abord saluer chaleureusement aujourd'hui toutes celles et
    ceux qui se sont mobilisées contre ce projet d’aéroport au cours des 50
    dernières années.
    
    En ce qui concerne l’avenir de la zad, l’ensemble du mouvement réaffirme
    dès aujourd’hui :
    
        -La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de
    pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.
    
        -Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus
    habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui
    souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.
    
        -Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad
    par le mouvement dans toute sa diversité - paysans, naturalistes,
    riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.
    
    Pour le mettre en œuvre, nous aurons besoin d’une période de gel de la
    redistribution institutionnelle des terres. Dans le futur, ce territoire
    doit pouvoir rester un espace d’expérimentation sociale,
    environnementale et agricole.
    
    En ce qui concerne la question de la réouverture de la route D281,
    fermée par les pouvoirs publics en 2013, le mouvement s'engage à y
    répondre lui-même. La présence ou l'intervention policières ne feraient
    donc qu’envenimer la situation.
    
    Nous souhaitons par ailleurs, en cette journée mémorable, adresser un
    fort message de solidarité vis-à-vis d’autres luttes contre des grands
    projets destructeurs et pour la défense de territoires menacés.
    
    Nous appelons à converger largement le 10 février dans le bocage pour
    fêter l’abandon de l’aéroport et pour poursuivre la construction de
    l’avenir de la zad.
    
    Acipa, Coordination des opposants, COPAIn 44, Naturalistes en lutte, les
    habitant-e-s de la zad.
              
                                                                            
                                                                            
                                                                            
                                                                            
                                                                            
                                                          Contacts presse :
    ACIPA - Dominique Fresneau : 06 71 00 73 69
    COPAIn 44 - Cyril Bouligand : 06 21 04 76 84
    Coordination - Geneviève Coiffard : 06 80 84 19 89
    Naturalites en lutte - Jean-Marie Dréan : 07 69 40 45 75
    Zad presse : 06 95 06 81 49
    
    
    Conférence de presse commune : mercredi 17 janvier, 15h30, à la Vache
    Rit (les Domaines, 44130 Notre-Dame-des-Landes)
                                                                            
                                                                            
                                                                            
                                                                       Accès
    : 
    Pour accéder à la Vache Rit, les Domaines - Notre-Dame-des-Landes :
    https://goo.gl/maps/aKTUG6HAXN62 
    
    -- 
    Liste de communication de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.
    06.95.06.81.49 
    zadcontactpresse@riseup.net
    
    Zone A defendre - http://zad.nadir.org/
    

  •  

    ça y est le gouvernement vient d'enterrer (espérons définitivement) le désastreux projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes ! Grâce à la résistance déterminée et multi-formes des habitant-e-s du bocage nantais et de tous leurs soutiens partout en France, c'est une grande et belle victoire qui en appelle d'autres contre les nombreux grands (et petits) projets nuisibles et imposés sur le territoire français !

    Ne baissons pas la garde pour autant, il reste encore à défendre la ZAD de NDDL comme espace de vie visant à s'autonomiser du capitalisme et de bon nombre de ses institutions de contrôle de tous nos faits et gestes ! Cet exemple pour de nombreuses luttes de territoire et de multiples pratiques collectives ne doit pas être expulsé, même avec l'abandon de l'aéroport !! Lire à ce sujet le communiqué que vient d'écrire la coordination des opposants : https://zad.nadir.org/spip.php?article5034

    Pour fêter la victoire contre l'aéroport et discuter de la suite, et notamment des possibles actions de soutien en cas de tentative d'expulsion de la ZAD, n'oubliez pas la soirée d'info du 22/01 à 19h à la MJC de Serres, organisée par le comité local de soutien de la vallée du Buëch ! Venez nombreux et nombreuses !

     


  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MOUVEMENT ANTI-AÉROPORT  - VENDREDI 15 DÉCEMBRE
    2017 
    
    Notre-Dame-des-Landes : appel à mobilisation le 10 février 2018
    
    Le mouvement anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes a pris acte du
    rapport des médiateurs et attend la décision du gouvernement.
    Quelle que soit cette décision, l'ensemble du mouvement appelle à une
    mobilisation sur la zad, le samedi 10 février, date de l'échéance de la
    Déclaration d'Utilité Publique (DUP)
    
    Acipa, Coordination des Opposants, COPAIn, les Naturalistes en Lutte,
    des habitants.e.s de la zad
    
    Contacts
    Acipa : D. Fresneau 06 71 00 73 69
    Coordination des Opposants : G. Coiffard 06 80 84 19 89
    Naturalistes en lutte JM Le Dean 07 69 40 45 75
    COPAIn : C. Bouligand 06 21 04 76 84
    Zadpresse : +33 6 95 06 81 49 

  • En PJ

     

    1 Un reportage intéressant de Mediapart  sur NDDL (Jade Lindgaard)

     

    2 Une déclaration importante des habitants (E) s de NDDL  .Extrait:

     

    "en cas d'abandon, celui-ci ne sera ni la pilule faisant accepter d'autres projets, ni une vitrine sympathique pour l'expulsion violente d'autres zones occupées. 
    Nous appelons à la plus grande vigilance quant à la situation à Bure et à Roybon, tout au long de l'hiver!"

     

     

     

    Richard


  • Unité, solidarité : une cohésion à toute épreuve!
    
    La Zad et son monde : des biens communs d'utilité manifeste à défendre 
    aujourd'hui et demain…
    ----------------
    C'est déjà évident aujourd'hui. Ce le sera d'autant plus demain : grâce
    aux paysans historiques mobilisés dès les années 1970, et à toutes
    celles et ceux qui ont suivi, la lutte tenace de Notre Dame des Landes
    et son occupation des terres s'affirme comme un bien précieux pour les
    militant·es bataillant contre le rouleau compresseur capitaliste et la
    dépossession de nos vies. Pour le collectif syndical contre l'aéroport
    et son monde, passé, présent et futur de ce site de résistance aux
    portes de Nantes comptent donc tout autant. Si le projet d'aéroport
    devait être enterré, son monde reste notre ennemi permanent. Et le
    restera.
        Un bien commun des luttes
    Cette zone à défendre a largement dépassé le cadre géopolitique de la
    région nantaise, incarnant depuis des années 
    - un pôle de combativité face à l'Etat, aux multinationales, aux féroces
    appétits de terres,
    - un lieu des possibles tentatives de sortie du système de production et
    d'échanges capitalistes. 
    En ce sens, Notre Dame des Landes représente un véritable bien commun
    des luttes. Ce formidable patrimoine partagé, collectif, est aussi un
    terrain d'expérimentation sociale et politique qui rayonne au-delà des
    frontières. 
    Cet espoir vivant et durable, concret, pugnace, beaucoup de gens qui
    luttent l'ont un peu fait leur. Comme le Chiapas, ou depuis moins
    longtemps le Rojava kurde, ont ouvert des brèches dans le système,
    suivies avec intérêt par les militant·es attentif·ves aux expériences de
    vies qui se reprennent en main, qui s'émancipent du capitalisme, des
    rapports de profit, d'exploitation et de domination. Sur place, dans le
    périmètre de la Zad, les innovations sociales et politiques composent
    aussi une part du paysage partagé par les résistant·es à tous niveaux.
    Résistant-es au productivisme, à la dilapidation des espaces agricoles,
    aux remises en cause brutales des acquis sociaux, mais aussi à la
    criminalisation des actions syndicales et plus largement militantes, ou
    aux restrictions des libertés publiques renforcées par l'état d'urgence.
    Toutes offensives relevant d'une même logique d'un système de plus en
    plus autoritaire, soumis à la seule loi du profit.
       Un outil d'intérêt général pour les luttes
    
    Cette enthousiasmante zone à défendre est aussi un outil des luttes, lié
    et allié aux sans papiers à Nantes, Rennes, Calais ou ailleurs, aux
    Grecs résistant aux énièmes vagues d'austérité libérale, aux Italiens de
    la vallée de Susa bataillant contre le projet Lyon-Turin... Le mouvement
    renoue aussi avec les alliances ouvriers-paysans qu'a connues la région
    nantaise en Mai-68 et lors les années qui ont suivi avec le mouvement
    des Paysans-travailleurs. Le territoire de la zad incarne aujourd'hui
    une solidarité durable avec les luttes du monde paysan, pour une autre
    agriculture que celle qu'impose le système capitaliste et le
    productivisme. Nous sommes nombreux·ses à nous y retrouver, au sens
    propre comme au figuré.
    Les capacités du mouvement anti aéroport, toutes composantes unies, à
    tenir face aux velléités des partisans de l'ordre, aux manigances des
    actionnaires du béton et aux dividendes des profiteurs ont donc inspiré
    bien au-delà des périmètres locaux et conquis les participant·es aux
    grands rassemblements, blocages et manifestations et celles et ceux qui
    observent de plus loin sans y avoir mis les pieds…
    La naissance de « La Cagette des terres », réseau de solidarité et de
    ravitaillement des  piquets de grèves, squats de migrants ou occupations
    de facs, nous paraît une raison importante de plus de tenir à un terrain
    de lutte sans lequel cet outil de soutien à la combativité ouvrière et
    de convergence des luttes n'existerait pas. C'est d'autant plus crucial
    face à l'offensive ultralibérale du gouvernement et de ceux qui l'ont
    précédé, face à la guerre ouverte pour détruire le code du travail et
    accroître toujours plus les conditions d'une exploitation « libre et non
    faussée » des salarié·es. C'est bien le même bulldozer ultralibéral qui
    tente de supprimer les droits des salarié·es que celui qui voudrait
    détruire le bocage de la zad.
    Plus que jamais, il importe de veiller à maintenir cette enclave, son
    statut de bien commun des luttes, son rôle d'intérêt général
    irremplaçable au service de ces luttes. Pour le collectif syndical
    contre l'aéroport, la perte d'un tel symbole des luttes et outil actif
    de leur convergence n'est pas envisageable une seconde, pas plus que des
    négociations pour discuter d'une évacuation.
    Jusqu'ici, face aux diverses menaces d'expulsion, manœuvres et
    tentatives de division, seule la cohésion entre ses composantes,
    hétérogènes mais toujours unies, a bâti un rapport de force qui a fait
    échouer ces intentions néfastes. Largement discutée et approuvée, la
    plate forme commune, « Les 6 points pour l’avenir de la zad »* définit
    les objectifs partagés.
    A l'heure où la mission des médiateurs laisse planer l'hypothèse d'un
    possible abandon du projet, mais assorti, disent-t-ils, d'un « retour à
    l'ordre », le collectif syndical contre l'aéroport réaffirme son soutien
    indéfectible à un autre bien commun : l'unité dans la diversité des
    modes d'action et des mobilisations. C'est cette cohésion qui a fait
    reculer le pouvoir jusqu'ici, c'est cette cohésion qui arrachera
    l'abandon du projet, c'est encore cette cohésion qui permettra de garder
    cette zone, ses terres, son esprit et ses espoirs vivaces. 
    -----------------  
    
    
    *  Les 6 points pour l’avenir de la zad 
    « Nous défendons ce territoire et y vivons ensemble de diverses manières
    dans un riche brassage. Nous comptons y vivre encore longtemps et il
    nous importe de prendre soin de ce bocage, de ses habitant-e-s, de sa
    diversité, de sa flore, de sa faune et de tout ce qui s’y partage.
    Une fois le projet d’aéroport abandonné, nous voulons : 
    - Que les habitant·e·s, propriétaires ou locataires faisant l’objet
    d’une procédure d’expropriation ou d’expulsion puissent rester sur la
    zone et retrouver leurs droits. 
    - Que les agriculteur·trices impacté·es, en lutte, ayant refusé de plier
    face à Ago-Vinci, puissent continuer de cultiver librement les terres
    dont ils et elles ont l’usage, recouvrir leurs droits et poursuivre
    leurs activités dans de bonnes conditions. 
    - Que les nouveaux habitant·es venu·es occuper la zad pour prendre part
    à la lutte puissent rester sur la zone. Que ce qui s’est construit
    depuis 2007 dans le mouvement d’occupation en termes d’expérimentations
    agricoles hors cadre, d’habitat auto-construit ou d’habitat léger
    (cabanes, caravanes, yourtes, etc.), de formes de vie et de lutte,
    puisse se maintenir et se poursuivre. 
    - Que les terres redistribuées chaque année par la chambre d’agriculture
    pour le compte d’Ago-Vinci sous la forme de baux précaires soient prises
    en charge par une entité issue du mouvement de lutte qui rassemblera
    toutes ses composantes. Que ce soit donc le mouvement anti-aéroport et
    non les institutions habituelles qui détermine l’usage de ces terres. 
    - Que ces terres aillent à de nouvelles installations agricoles et non
    agricoles, officielles ou hors cadre, et non à l’agrandissement. 
    - Que ces bases deviennent une réalité par notre détermination
    collective. Et nous porterons ensemble une attention à résoudre les
    éventuels conflits liés à leur mise en œuvre. »
    

  • Les 6 points pour l'avenir de la Zad de NDDL

    Texte élaboré en AG par les composantes de la lutte

    Ce texte en 6 points à pour but de poser les bases communes nécessaires pour se projeter sur la ZAD une fois le projet d’aéroport définitivement enterré. Il a été réfléchi au sein d’une assemblée régulière ayant pour objet de penser à l’avenir des terres une fois le projet d’aéroport abandonné. Assemblée qui regroupe des personnes issues des différentes composantes du mouvement de lutte.
    Ce texte a été longuement débattu, à plusieurs reprises, dans de multiples composantes et espaces d’organisations du mouvement.

    Nous défendons ce territoire et y vivons ensemble de diverses manières dans un riche brassage. nous comptons y vivre encore longtemps et il nous importe de prendre soin de ce bocage, de ses habitant-e-s, de sa diversité, de sa flore, de sa faune et de tout ce qui s’y partage. Une fois le projet d’aéroport abandonné nous voulons :

    1. Que les habitant-e-s, propriétaires ou locataires faisant l’objet d’une procédure d’expropriation ou d’expulsion puissent rester sur la zone et retrouver leur droits.
    2. Que les agriculteurs-ices impacté-e-s, en lutte, ayant refusé de plier face à AGOVINCI puissent continuer de cultiver librement les terres dont il-elles ont l’usage, recouvrir leurs droits et poursuivre leurs activités dans de bonnes conditions.
    3. Que les nouveaux habitant-e-s venu-e-s occuper la ZAD puissent rester sur la zone. Que ce qui s’est construit depuis 2007 dans le mouvement d’occupation en terme d’expérimentation agricoles hors cadres, d’habitat auto-construit ou d’habitat léger (cabanes,caravanes,yourtes,etc.), de formes de vie et de lutte puisse se maintenir et se poursuivre.
    4. Que les terres redistribuées chaque année par la chambre d’agriculture pour le compte d’AGO-VINCI sous la forme de baux précaires soient prises en charge par une entité issue de la lutte qui rassemblera toutes ses composantes. que ce soit donc le mouvement anti-aéroport et non les institutions habituelles qui détermine l’usage de ces terres.
    5. Que ces terres aillent à de nouvelles installations agricoles et non agricoles, officielles ou hors cadre, et non à l’agrandissement.
    6. Que ces bases deviennent une réalité par notre détermination collective. Et nous porterons ensemble une attention à résoudre les éventuels conflits liés à leurs mise en oeuvre. Nous semons et construisons déjà un avenir sans aéroport dans la diversité et la cohésion.

    C’est à nous tout-e-s dès aujourd’hui, de le faire fleurir et le défendre

     


     

    --- IMAGES...
    Retrouvez des images du week-end via l’ACIPA : https://goo.gl/photos/yFR1NoWLZe76FQny7   d’autres images vue par un camarade de lutte : https://flic.kr/s/aHskZYd8fE   La Zad de NDDL vue en drone accompagnée d'un texte du chef Seattle https://www.youtube.com/watch?v=l1HUuqOtDYY
      --- QUELQUES ARTICLES...   Reporterre “Bonne humeur et chaleur pour le rassemblement qui s’est tenu les 8 et 9 juillet sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Alors que l’abandon du projet d’aéroport devient crédible, le mouvement s’organise pour pérenniser la Zad comme un lieu paysan et solidaire.” https://reporterre.net/Le-rassemblement-de-Notre-Dame-des-Landes-projette-la-Zad-dans-l-avenir   Presquile GazetteUn temps fort important pour montrer que les opposants à l'aéroport de Notre Dame des landes sont toujours là et prêts à réagir s'il le faut. Un rassemblement avec un ressenti plutôt optimiste par rapport à la suite sur ce dossier si controversé. http://www.presquilegazette.net/presquilegazette-net-pages/environnement/notre-dame-des-landes/reportages/rassemblement-estival-nddl-2016.html   Politis “Deux jours à Notre-Dame-des-Landes” https://www.politis.fr/blogs/2017/07/deux-jours-a-notre-dame-des-landes-34215/     --- COMMUNIQUE
    Coordination des opposants   Communiqué de presse - Notre-Dame-des-Landes, le 12 juillet 2017

    Pour la 17ème fois, le rassemblement estival organisé par la Coordination des opposants au projet d'aéroport, les 8 et 9 juillet 2017, a été un moment important de mobilisation festive, permettant à toutes et tous de se recharger en énergie militante.
     
    On aurait pu craindre une mobilisation moindre qu'en 2016 : le contexte plus serein depuis la nomination des médiateurs et l'éloignement d'éventuelles expulsions imminentes des paysans et habitants, auraient pu sembler moins mobilisateurs.
    Il n'en a rien été puisque autour de 20 000 personnes sont venues assister aux forums, débats, concerts et autres temps forts et festifs tout au long des 2 journées. Merci à tous d'avoir fait le chemin jusqu'à Notre Dame des Landes.
     
    Cette année, le thème « De nos terres à la Terre » a ancré la lutte dans une vision globale de défense des terres agricoles et de lutte contre le réchauffement climatique. Le « champ des totems » en laissera une trace pérenne dans les mémoires et dans la terre de Notre-Dame-des-Landes. Un grand merci à Marie-Monique Robin pour nous avoir accompagnés pendant ce temps fort. Merci aussi à la chorégraphe de talent, aux musiciens improvisateurs géniaux et aux danseurs qui se sont volontiers prêtés au jeu.

    L'invité d'honneur 2017, le Collectif Pour le Triangle de Gonesse, a pu faire connaitre sa lutte et le projet délirant qu'il combat. Il sort ressourcé lui aussi de ce weekend intense et poursuivra ses actions pour sauver les dernières terres fertiles de la région parisienne...

    La très impressionnante offre de débats, de films et de pièces de théâtre proposée, a largement satisfait les militants et le lien avec d’autres luttes sociales, sociétales ou environnementales a été fortement apprécié. Merci aux 115 intervenants pour leur disponibilité.

    Merci aux artistes chanteurs et musiciens qui soutiennent notre lutte en nous donnant une énergie fantastique grâce à la musique et à la danse.

    Si la sécheresse nous a contraints à annuler une partie de l’animation pour « l'occupation du ciel » samedi soir, d'autres formes de ballons (dont des ballons solaires) et autres cerfs-volants ont cependant pu être lâchés.

    Les 2 actions hors site ont été bien suivies : beau succès pour la pièce « Le Cauchemar du Préfet » les vendredi et samedi à Fay de Bretagne et belle balade sur la ZAD, à pied ou en bétaillère, pour 250 personnes tôt le dimanche.

    Merci à tous les restaurateurs amateurs ou professionnels qui nous ont régalés de leurs cuisines variées.
     
    Et enfin et surtout, un grand merci au millier de bénévoles de la France entière, sans qui ce rassemblement n'aurait pas pu être réussi.

    Nous restons mobilisés, car, nous le répétons, il n'y aura pas d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes !

    Pour la Coordination des opposants,
    Les coordinateurs du rassemblement Notre-Dame-des-Landes 2017
    https://www.acipa-ndl.fr/actualites/communiques-de-presse/item/759-une-mobilisation-intacte-pour-le-17eme-rassemblement-estival-des-opposants


  • Bonjour à tous et à toutes,

    Y sont pas mal, aussi, les lyonnais, dans le genre mobilisation contre les grands projets inutiles  . C'est peut-être pas à côté de chez vous, mais vous pouvez soutenir et relayer le message!

     

    La bise !
    Agnès
    ‌Un aperçu des animations et temps forts pour dissuader les bétonneurs et goudronneurs de gâcher nos espaces ruraux.

    nona45.fr

    L'autoroute A45 devient un enjeu national !

    Mobilisons-nous ce week-end pour faire pression sur le gouvernement !
     NO PASARA45

    L’avis favorable délivré par le Conseil d’Etat place le gouvernement devant ses responsabilités : va-t-il signer le décret donnant concession de l’A45 à Vinci alors que ce projet d’autoroute (détails ici), qui gaspille les deniers publics sans résorber les difficultés de transport entre Lyon et Saint-Etienne, détruit des terres agricoles et n’est pas climato-compatible ?

    La coordination des opposants appelle l’ensemble des citoyens, des paysans, des riverains, des habitants de la région de Lyon et Saint-Étienne (et au-delà), à venir à Saint Maurice sur Dargoire (69) les 1er et 2 juillet (plan d'accès ici), sur le tracé de l'autoroute, pour faire du rassemblement contre l'A45 un immense réussite ! Près de 300 bénévoles seront là pour accueillir les milliers de personnes attendues, le peloton de cyclistes de la vélorution (samedi) et la centaine de tracteurs de la tractorution (dimanche).

    Que vous puissiez nous rejoindre ou pas, nous avons besoin de vous (appel à soutiens ici) pour donner encore plus d'écho, et plus de force à notre mobilisation contre les bétonneurs et pour la transition.

    On compte sur vous : l'A45 ne verra pas le jour !

    La Coordination des opposants à l'A45.

    ---

    La programmation

    • conférences,

    • ateliers,

    • formations,

    • concerts,

    • marché paysan,

    • espace associatif

    • village des alternatives et des luttes,

    • vélorution,

    • tractorution

    • espace enfants...

    Lire la suite.

    ---
    Vélorution le samedi
                                              1er juillet pour rallier
                                              le week-end festif des
                                              Opposants à l'A45
    ---
    Tractorution le 2
                                              juillet pour rejoindre le
                                              rassemblement festif des
                                              opposants à l'A45
    ---
    Concerts gratuits
                                              samedi 1er juillet dès
                                              18h30
    ---
    ---
    ---
    J-1 Voilà à quoi
                                              ressemble le site du
                                              rassemblement des 1 et 2
                                              juillet !
    ---
    CP - Grand
                                              rassemblement contre
                                              l'autoroute A45 les 1 et 2
                                              juillet - Le gouvernement
                                              ne doit pas signer le
                                              décret
    ---
    ---
    Message de soutien de
                                              nos amis qui bataillent
                                              contre le GCO !
    ---
    http://nona45.fr/appel-a-dons
    ---

    Suivez l'actualité de la coordo sur les réseaux sociaux :

     

  • À nouveau, la Coordination des Opposants nous invite, habitant.es, voisin.es, collectifs de lutte, organisations locales... et bien au-delà, à nous rassembler ici, à Notre-Dame-des-Landes contre le projet d'aéroport. Nous avons besoin de ce moment fédérateur et convivial, expression et instrument d'une mobilisation intacte.

    De nos terres à la Terre

    Réaffirmée le 8 octobre 2016 lors du « serment des bâtons », notre base demeure la défense de nos terres agricoles, des paysan.nes et habitant.es menacé.es d'expulsion, et celle de ce territoire : nous nous y sommes préparé.es activement cet automne, tout en poursuivant les actions politiques, juridiques et d’information des citoyens.

    Notre lutte locale participe, avec beaucoup d’autres, à la recherche d’un mieux vivre général, solidaire, pour tous les peuples de notre Terre. Nos préoccupations précédentes demeurent (réchauffement climatique, démocratie...).

    Résister, agir, vivre

    Ces trois verbes se complètent et se répondent. Loin d'une résistance « passive », nous agissons ensemble, tissons des liens, vivons déjà d'autres possibles. La participation active d'un collectif syndical** nous ouvre des perspectives de solidarités réciproques, comme aux grandes heures des alliances ouvriers-paysans de Loire-Atlantique.

    D'ici et d'ailleurs, retrouvons-nous ces 8 et 9 juillet...

    Quelles que soient les issues du long tunnel électoral 2017, et les nouvelles décisions gouvernementales qui s’ensuivront, sur le sujet de NDL, nous maintiendrons nos positions :

    NON au projet d’aéroport ! Résistance !


    * La Coordination des Opposants est constituée de plus de 60 groupes : associations, collectifs, syndicats et mouvements politiques qui travaillent ensemble mensuellement.
    ** Union Départem. Solidaires 44 - CNT 44 - CGT AGO - Collectif National des Syndicats CGT de Vinci - CGT Travail-Emploi-FP 44 - CGT CDC et des syndiqués CGT opposés à l'aéroport...


  • Spéciale élection présidentielle 2017

    Dans ce numéro :

    Dates de l'élection présidentielle :

    Jusqu'au 21 avril : campagne d'affichage pour les Présidentielles
    23/04 : 1er tour
    07/05 : 2nd tour


    Tous les samedis 10h - 17h : ouverture du local du bourg de NDL

     

    Tous les détails et toutes les dates sont sur l’agenda de l’ACIPA (en bas de la page d’accueil http://acipa-ndl.fr/ )

     

    Édito

    Il y a cinq ans déjà, en 2012, des paysans, élus, citoyens de la lutte à Notre-Dame-des-Landes vivaient une longue grève de la faim, soutenus par de nombreux militants.
    Une négociation serrée (suivie depuis Paris par François Hollande Président et Jean-Marc Ayrault Premier Ministre pressenti) a abouti à l'accord politique suivant :

    "Pas d'expulsions des habitants historiques de la Zad avant l'épuisement des recours juridiques"

    Cet accord a été élargi par la suite à tous les recours.
    Aujourd'hui nous vivons une campagne présidentielle qui véhicule des odeurs nauséabondes, où tous les coups sont permis et les révélations écœurantes, depuis les emplois fictifs, les rémunérations scandaleuses vis à vis des citoyens laissés pour compte, des élus fraudeurs, des hauts fonctionnaires qui naviguent, sans scrupules, entre emplois ministériels et emplois dans les grandes entreprises multinationales du CAC 40. (Nous en avons vu plusieurs cas dans les porteurs du projet de Notre-Dame-des-Landes).

    La lutte contre le - toujours - projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est donc plus que jamais au cœur de la campagne électorale. La D.U.P. de 2008 (d'une durée de 10 ans) n'est toujours pas abrogée alors que Nantes-Atlantique peut être optimisé. Une étude sérieuse doit être menée rapidement,

    Ensemble nous avons Résisté, Ensemble nous Gagnerons,

    En cette dernière ligne droite de la campagne présidentielle, et en prévision de la campagne pour les élections législatives, l'ACIPA rappelle son message :

    « Pas une voix, pas un bulletin de vote ne doit aller vers un candidat ou candidate qui se prononce pour la réalisation de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes »

    RÉSISTONS jusque dans les URNES

     

     

    Les positions des candidats sur le projet de Notre-Dame-des-Landes



    Climat, transition énergétique, aéroport de Notre-Dame-des-Landes : les candidats à l'élection présidentielle répondent aux questions qui leur ont été adressées par l'astrophysicien Hubert Reeves.
    Une question a été posée sur Notre-Dame-des-Landes :


    Hubert Reeves : "Reviendrez-vous sur l'autorisation de construction de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes ?"


    Les réponses des candidats sur ce point (et les réponses complètes en suivant le lien).
    Les réponses de Philippe Poutou et Emmanuel Macron sont tirées d'autres interventions.
    (Réponses présentées en ordre alphabétique.)
    En résumé, on se rend compte qu'il sont en majorité opposés au projet de Notre-Dame-des-Landes

    Nathalie Arthaud : L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, présenté comme nécessaire au développement régional, a été projeté bien plus en fonction des intérêts de groupes industriels qui ont récupéré le marché qu'en fonction des intérêts de la population. Le référendum qui a servi de prétexte au maintien du projet, soutenu par les mêmes milieux et avec la même machinerie médiatique peu démocratique, a été une tromperie. Je soutiens le combat de ceux qui s'opposent à sa construction.

    https://www.sciencesetavenir.fr/politique/presidentielles-nathalie-arthaud-repond-a-hubert-reeves-sur-le-climat-et-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes_111500

    François Asselineau : Oui. La construction d'un nouvel aéroport près de Nantes fait débat depuis de nombreuses années. Les recours juridiques se multiplient, l'opposition des " zadistes " est farouche, la situation s'enlise. Le référendum consultatif local a été très critiqué et n'a rien résolu car il est n'est pas reconnu comme légitime par les opposants au projet, qui considèrent que tout a été fait dans l'organisation du référendum pour que le “oui” l'emporte. Ceci a pour effet de mettre à mal l'autorité de l'État et de cliver la société.

    L'UPR s'engage à organiser un nouveau référendum local, cette fois-ci contraignant, organisé de manière exemplaire, afin que sa légitimité soit reconnue par tous. Le périmètre du référendum inclura l'ensemble des habitants finançant le projet. Le vote sera précédé d'études indépendantes et contradictoires. Des alternatives au projet initial pourront être proposées. Lors de la campagne, la représentation des différentes réponses possibles à la question posée sera égale en terme de couverture médiatique et de budget. Enfin, le gouvernement s'engagera à ne pas prendre parti.

    https://www.sciencesetavenir.fr/politique/presidentielle-francois-asselineau-repond-aux-questions-d-hubert-reeves-sur-l-environnement_111581

    Jacques Cheminade : Oui, car cela correspond à une conception dépassée du transport. Je suis, au contraire, partisan de réduire au maximum les vols continentaux de moins de 1500 kilomètres grâce aux transports terrestres à grande vitesse. C'est pourquoi j'ai toujours défendu l'idée de revenir à l'aérotrain de Jean Bertin (avec des moteurs de la génération actuelle) pour connecter Rennes à Nantes en moins de 20 minutes.

    Je privilégierai aussi ce type de transport à l'échelle de tout le pays pour connecter les villes grandes et moyennes, garantissant ainsi un maillage plus cohérent du territoire et le désenclavement économique des zones rurales et périurbaines. En y ajoutant l'extension du ferroutage pour réduire l'encombrement des axes routiers par les camions, ainsi que le financement, avec des aides publiques, de la voiture à hydrogène, dont la production en masse permettra de diminuer fortement la pollution.

    https://www.sciencesetavenir.fr/politique/presidentielle-jacques-cheminade-repond-a-hubert-reeves-sur-l-environnement_111668

    Nicolas Dupont-Aignan: Oui, la France doit investir massivement dans les infrastructures pour réduire les fractures territoriales, mais cet investissement doit d'une part accompagner la transition écologique et, d'autre part, tenir compte de la rareté de l'argent public. Or cet aéroport représente un coût financier (près de 800 millions d'euros en prenant en compte les aménagements périphériques !) et écologique exorbitant, alors que des investissements moins pharaoniques mais plus nécessaires pourraient être réalisés en réaffectant les fonds dégagés : je pense notamment au développement de l'aéroport de Nantes et au renforcement des lignes de TGV qui desservent la ville.

    https://www.sciencesetavenir.fr/politique/presidentielle-nicolas-dupont-aignan-repond-aux-questions-de-l-astrophysicien-hubert-reeves-sur-l-environnement-et-le-climat_111519

    François Fillon : Le projet de construction de l'aéroport a été décidé dans le respect de toutes les procédures légales, il a fait l'objet des soutiens de toutes les majorités de droite et de gauche, tous les recours ont été rejetés. Je ferai donc appliquer la loi.

    https://www.sciencesetavenir.fr/politique/presidentielle-francois-fillon-repond-aux-questions-d-hubert-reeves-sur-le-climat-et-l-environnement_111535

    Benoît Hamon : Lorsqu'un grand projet d'investissement local a un lourd impact écologique, une conférence de consensus réunissant experts, citoyens, élus, associations doit être organisée pour faire émerger des solutions alternatives, alliant le réalisme économique, le progrès social et la préservation de l'environnement.

    C'est dans cet esprit que je mettrai en œuvre une conférence de consensus destinée à étudier, dans le respect du légitime développement urbain de Nantes, toutes les alternatives au projet de Notre-Dame-des-Landes, dont le site actuel serait abandonné.

    https://www.sciencesetavenir.fr/politique/presidentielle-benoit-hamon-repond-aux-questions-d-hubert-reeves-sur-l-environnement_111567

    Jean Lassalle : Je respecterai le choix des habitants de la région, ceux qui l'aiment tellement qu'ils ont choisi d'y vivre.

    https://www.sciencesetavenir.fr/politique/presidentielle-jean-lassalle-repond-a-hubert-reeves-sur-l-environnement_111879

    Marine Le Pen : Notre analyse écologique et économique est claire. Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est d'abord un non-sens écologique. Nous sommes pour une modernisation de l'aéroport Nantes-Atlantique car ce nouvel aéroport va détruire 8 km2 de zones humides de grande valeur et fera déménager de nombreux agriculteurs sur une zone de bocage de 20 km2. L'aéroport actuel a une seule piste et n'est absolument pas saturé avec ses 4 millions de passagers. On peut y construire une piste supplémentaire Est Ouest pour que le survol de la ville de Nantes soit moindre (bruit et sécurité). Au surplus, l'ancien aéroport devant être conservé pour l'usage d'Airbus, il risque d'y avoir 2 aéroports fonctionnant en parallèle. On peut en outre en améliorer la sécurité en équipant l'aéroport d'instruments techniques de meilleure qualité.

    Le projet coûte très cher (500 millions pour l'aéroport et 3,5 milliards pour les liaisons routières). Cet aéroport est donc bien aussi un non-sens économique. Le préfet qui l'a supervisé a quitté son poste en juillet 2009. Or Vinci a été présélectionné avec 3 autres adjudicataires 3 mois avant son départ et a gagné l'appel d'offre pour construire et tenir la concession du futur aéroport après son départ en 2010. Depuis, le préfet travaille chez Vinci et ce genre de comportement n'est pas normal car il met forcément le doute dans la tête des citoyens. L'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes est donc une bien triste histoire ! Cependant, nous nous devons de respecter le résultat du référendum local pour lequel les habitants consultés ont voté Oui à l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes. Nous ne reviendrons donc pas sur l'autorisation de construction par respect de la démocratie, démocratie locale en l'espèce.

    https://www.sciencesetavenir.fr/politique/presidentielle-marine-le-pen-repond-aux-questions-d-hubert-reeves-sur-l-ecologie_111490

    Emmanuel Macron : Résumé de sa (ses ?) positions
    - Face aux chefs d'entreprises, à RETAILLEAU et au BTP " C'est un bon projet que je compte défendre" .
    - Face au WWF " C'est un projet à revoir en étudiant les alternatives"
    - Sur France 2 (« L’Émission politique ») : « Il y a eu un vote. Mon souhait est de le respecter et de faire l’aéroport. Je ne vais pas arriver et envoyer les militaires à Notre-Dame-des-Landes. La nomination d’un médiateur calmera les choses. Si, au bout de six mois, je n’arrive pas à convaincre, je prendrai mes responsabilités et je ferai évacuer la zone ».
    - Réponse transmise à l'ACIPA :
    "Enfin, sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, nous recréerons les conditions d'un débat responsable et d'une décision prenant en compte toutes les dimensions du choix. Emmanuel Macron nommera dès son élection une personnalité qualifiée. Sa décision, qui interviendra au terme de six mois, se fondera sur trois impératifs dans la gestion de ce dossier important :

    • Le respect de la consultation: il faut respecter la démocratie locale et la décision qui a été prise par les électeurs.
    • Le maintien de l'ordre public: aucune violence ni aucun excès ne devra avoir cours sur le territoire aujourd'hui occupé. Aucun risque sur des vies humaines ne sera pris.
    • L'instruction d'une expertise éclairée: il faudra une dernière fois comparer les équilibres économiques et écologiques du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et de celui de l'aéroport Nantes-Atlantique. Il faudrait que cette instruction mette à jour des éléments forts pour revenir sur l'issue de la consultation."

    Jean-Luc Mélenchon : Nous stopperons le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes tout comme l'ensemble des grands projets inutiles.

    https://www.sciencesetavenir.fr/politique/presidentielle-jean-luc-melenchon-repond-a-hubert-reeves-sur-l-environnement_111544

    Philippe Poutou : Interrogé par la Ligue de protection des oiseaux « Les grands projets publics d'aménagement inutiles (dont l'aéroport de Notre-Dame des Landes et tous ceux que vous citez) seront abandonnés ».

    Lire aussi :
    Notre-Dame-Des-Landes à l’épreuve de la présidentielle : https://www.aerobuzz.fr/transport-aerien/dame-landes-a-lepreuve-de-presidentielle/
     
     

    Rappel :

    La campagne d'affichage est lancée !


    L’ACIPA  a lancé une campagne d’affichage pour l'élection présidentielle à venir.

    20 000 exemplaires A2 de l’affiche “Gaspillage des terres agricoles et de l'argent public...” (ci-contre) et 10 000 exemplaires A3 du visuel de l’ACIPA ont été tirés.

    Les affiches sont à disposition des comités de soutien tous les samedis de 10h à 17h au local ACIPA de Notre Dame des Landes, Rue des Chênes (angle de rue opposé à la mairie).

    Nous vous invitons à passer les prendre pour les coller dans toute la France dès cette semaine.


    Si vous ne pouvez pas vous déplacer, de petites quantités (200 maximum par envoi) pourront vous être envoyées par poste ; dans ce cas, il vous faudra contacter l’ACIPA via acipa.secretaire@free.fr en indiquant bien votre adresse postale, les formats et quantités désirés.

    Nous comptons sur vous encore une fois pour répondre favorablement à cette initiative de l'ACIPA !
    Un grand nombre de nos affiches sont déjà parties aux 4 coins de la France.
    Un effort supplémentaire peut encore être fait pour le 44 !

    Merci d'avance à tous pour votre mobilisation !

    L'ACIPA

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    Accès à la revue de presse complète

     


  • Bonjour,

     

    voici des liens à deux émissions sur les luttes contre les Center Parcs en France, suite à la rencontre des 2-4 décembre à Roybon. Nous y avons également rencontré deux personnes activement engagées dans la lutte à Bure contre l'enfouissement de déchets nucléaires qui ont lancé un appel à venir les soutenir.

     

    Salutations, Nicholas Bell, Radio Zinzine

     

    PS: Mille excuses pour les doublons.

     

     

     

    Center Parcs ni ici ni ailleurs, 1ère partie - Une balade à Roybon (60')

     

    Dans le cadre d'une rencontre début décembre 2016 sur la ZAD de Roybon qui s'oppose à l'implantation d'un mégaprojet touristique dans la forêt des Chambarans dans l'Isère, nous sommes une quarantaine à faire une balade dans la forêt. Deux membres de l'association Pour les Chambarans sans Center Parcs, Jean-Jacques Fiet et le naturaliste Yves Chetcuti, grand connaisseur de la zone, nous accompagnent et commentent la richesse de la biodiversité présente dans cette forêt et la folie monstrueuse du projet de Pierre et Vacances. Yves Chetcuti est totalement convaincu que celui-ci ne pourra jamais être réalisé... 

     

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2016/SPX20161224-CenterParcsNiIciNiAilleurs1erePartie.mp3

     

    Center Parcs ni ici ni ailleurs, 2ème partie - Poligny et Rousset se mobilisent (43'38)

     
    Suite à la première partie consacrée à la lutte contre le Center Parcs à Roybon dans l'Isère, voici les récits de deux autres mouvements de contestation contre de le même type de mégaprojets touristiques délirants de l'entreprise Pierre et Vacances - à Poligny dans le Jura et à Rousset en Bourgogne.

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2016/SPX20161225-CenterParcsNiIciNiAilleurs2emePartie.mp3

    Appel de la forêt de Bure (15'49)


    Enregistré pendant une rencontre sur les luttes en forêt organisée sur la ZAD à Roybon les 2-4 décembre 2016 (où des militants contestent un mégaprojet touristique Center Parcs). Deux opposantes au centre d'enfouissement de déchets nucléaires à Bure dans la Meuse décrivent leur lutte et notamment le combat pour sauver la forêt de Mandres que l'agence ANDRA veut détruire. Elles lancent un appel à venir les soutenir dans cette forêt.

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPA/2017/SPA20161208-AppelForetBure.mp3


  • Les groupes de soutien du Buech, Siteron, jabron à Notre Dame Des Landes se sont réunis jeudi dernier. Voici ce qui a été convenu :

     

    >En cas d'intervention à NDDL nous nous rassemblerons le jour même de cette intervention, à 18 heures, devant la maire de Sisteron , pour dire notre indignation et pour convenir des actions à mener dans les jours qui suivront

     

    >Il est demandé à chacun de diffuser largement  cette information parmi ses connaissances et auprès des organisations syndicales,  politiques ou autres qui soutiennent le mouvement d’opposition à ce projet ou qu’il lui parait utile d’informer.

     

    -Les personnes souhaitant être prévenues par SMS peuvent envoyer  un message au 06 22 84 59 05 pour qu'on conserve leur  numéro

     

     >Pour réagir, attendre le communiqué de la coordination  des opposants au projet d'aéroport de NDDL qui sera transmis sur la liste de soutien du Buech dans les meilleurs délais

     

    Pour en savoir plus : acipa.info@free.fr http://zad.nadir.org/

     

    En PJ le dernier communiqué de l'ACIPA (18 novembre ) :

     

    « Notre résistance sera populaire, non-violente, déterminée et radicale, en permettant au plus grand nombre d'y prendre place. »

     

    . Il s’agit du monde que nous voulons laisser à nos enfants..