• *[NDDL-Buech] vallées rebelles !! mobilisations à venir en soutien ZAD, migrants, cheminots...

     

    Attention !!

    la tension monte partout dans nos montagnes, face à l'insupportable politique de Macron et de sa clique de gouvernants, technocrates et flics aux ordres qui, tels les buldozers et blindés déployés à Notre-Dame-des Landes depuis lundi, écrasent toutes celles et ceux qui s'écartent un tant soit peu de leur autoroute libérale et sécuritaire toute tracée : paysan-ne-s au sein de projets agricoles collectifs hors-normes sur la ZAD (et ailleurs), exilé-e-s avec ou sans papiers (y compris mineurs), cheminot-e-s défendant le service public ferroviaire, étudiant-e-s engagé-e-s pour sauver l'égalité d'accès à l'université publique, fonctionnaires méprisés et menacés... la colère gronde sur de multiples fronts ces temps ci, partout en fRance mais aussi dans nos départements alpins...et ça ne fait que commencer ! Et ce n'est pas la répression démesurée dégainée à chaque conflit qui nous fera reculer, bien au contraire c'est notre rage qui augmente !

    Unissons nous pour mettre en déroute toutes ces attaques contre nos libertés, nos services publics et plus généralement la jeunesse ! Faisons éclater notre colère contre les véritables responsables du chaos social ambiant !

    De nombreux rassemblements et mobilisations sont prévues les prochains jours, c'est le moment de rejoindre le camp des oppressé-e-s et de s'organiser sans compartimenter les luttes contre un même système dominant !

    • Vendredi 13 avril à partir de 18h à Gap : Rassemblement pour exprimer notre solidarité et s'organiser ici contre l'expulsion de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. RDV à l'esplanade de la paix, près de la liseuse (à côté du commissariat). Une assemblée aura lieu à 19h pour décider des actions à mener (il y a déjà des idées)
    • Samedi 14 avril à 9h45 à Laragne (devant la mairie) et à Sisteron : Rassemblements de soutien à la ZAD de NDDL et aux projets agricoles collectifs expérimentés là-bas et menacés de destruction par le gouvernement, à l'appel d'éleveurs et paysans du Sisteronnais, des collectifs de soutien ZAD du Buëch et de Gap et de la Confédération Paysanne
    • Jeudi 19 avril à 10h à Gap : Manifestation intersyndicale pour une université ouverte à tous et toutes et des services publics de qualité au départ de l'inspection académique
    • Samedi 21 avril à partir de 10h à Gap : carnaval contre les frontières au départ du parc de la Pépinière
    • Samedi 28 avril à partir de 10h30 à Gap : grande marche de l'hospitalité en solidarité avec les exilé-e-s au départ de la gare SNCF
    • Mardi 22 mai à Gap : Grande manifestation intersyndicale

     

    - Sans oublier des nouvelles des habitant-e-s solidaires avec les exilé-e-s à Briançon qui, après s'être faits délogé-e-s de la gare occupée depuis dimanche, se sont installé-e-s dans l'ancienne école du Prorel pour loger en urgence les exilé-e-s qui passent en nombre la frontière avec l'Italie par les cols enneigés. Voilà leur dernier communiqué :

    OCCUPATION DE L'ANCIENNE ECOLE DU PROREL 

        Cette nuit, une salle de l'ancienne école du Prorel a été réquisitionnée pour y accueillir des personnes exilées arrivant d'Italie. Ceci en réponse à l'expulsion de la gare du 10 avril, qui fut seulement une manière de rendre invisible la situation à Briançon en déplaçant le problème ailleurs. Il n'y a pas de réelles solutions proposées, tous les espaces d'accueil sont saturés. Actuellement, une soixantaine de personnes dorment au Refuge Solidaire, et à Clavière vingt à cinquante personnes arrivent quotidiennement.

        Rappelons que les exilé-es arrivent pour la plupart de Libye, où l'esclavage et la torture sont omniprésent, avant de traverser la Méditerranée dans des embarcations « de fortune » puis de rejoindre les campos d'Italie souvent gérés par la mafia. En France, Collomb et Macron leur promettent l'invisibilité dans les PRAHDA (Programme d'Accueil et d'Hébergement des Demandeurs d'Asile) et l'enfermement dans des CRA (Centres de Rétention Administrative).

        Il est temps de se questionner sur la « politique d'accueil digne et responsable » de l'Etat, considérant les personnes en exil comme une menace, ou au mieux des victimes. Jamais comme des êtres humains. Il est temps de refuser les logiques de tri et d'enfermement. En réaction à cette politique dissuasive par « l'horreur » quotidienne et silencieuse, la réappropriation d'espaces communs est nécessaire. Nous avons toutes et tous besoin de lieux vivants, ouverts, en interaction avec la population. Des lieux où les gens peuvent témoigner de leur réalité respective. Des lieux où nous pouvons commencer à imaginer du commun (ou du être  ensemble) et faire l'expérience d'un partage concret.

        Lundi 16 Avril, sera examinée en première lecture à l'assemblée, la « monstrueuse » loi « Asile et Immigration » . Nous devons refuser la logique de criminalisation et de pénalisation qui accentue  la déshumanisation. Des appels sur tout le territoire ont été lancé pour des mobilisations  afin d' exprimer et de rendre visible notre refus catégorique et notre détermination d'empêcher l'émergence d'une telle loi et des idées qu'elle véhicule.
                          
    L'occupation d'un lieu fait partie de cette mobilisation.

    Solidarité inconditionnelle avec toutes les personnes matraquées par l'Etat!

    Besoin de soutien et de nourriture, draps, couvertures, matelas, produits d'hygiène, papier- toilette...
    venez nombreuses et nombreux!!

     

    - Et bien évidemment les bonnes nouvelles des vallées voisines, desquelles ont fleuri des occupations de mairies par des soutiens à la ZAD de NDDL :

    A FORCALQUIER (04) :

    Ce matin, l’État a décidé d’attaquer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes avec des milliers de C.R.S. et gardes mobiles, des blindés, des drones, hélicoptères etc. dans la volonté d’expulser des lieux d’habitation et d’expérimentation sociale. Cette opération d’expulsion, en plus d’être illégale,  est tout bonnement inadmissible et absurde. Elle démontre le mépris du gouvernement dans la pseudo-négociation entre le mouvement et la préfecture. Le 17 janvier 2018, le gouvernement annonçait l’abandon du projet d’aéroport. Le 10 février 2018, 30.000 personnes venaient sur la ZAD fêter cette victoire d’étape et affirmer avec détermination leur attachement aux expérimentations sociales et agricoles qui se sont développées depuis des années. Le mouvement de lutte déclarait alors sa volonté de gérer collectivement les terres. Le 27 février 2018, le mouvement envoyait à l’État une convention collective provisoire couvrant les terres agricoles, les espaces boisés ainsi que les habitats et bâtis pris en charge et entretenus par le mouvement. L’État a voulu morceler le mouvement en refusant toute solution collective, n’acceptant que des occupations précaires provisoires individuelles. L’État a organisé des négociations avec la chambre d’agriculture et la FNSEA court-circuitant ainsi celles entamées avec le mouvement. La suite était alors prévisible : violences et agressions policières, comme pour le reste des mobilisations sociales actuelles. De nombreux·ses blessé·e·s sont à redouter, faisant craindre même des cas plus grave, rappelez-vous le drame de Sivens…

    Nous, comité ZAD 04 du bassin de Forcalquier, répondons à l’appel envoyé depuis la ZAD à se solidariser en demandant le retrait des forces dites de l’ordre de la ZAD.

    Venez nombreux.ses devant la mairie de Forcalquier !!!

    A DIE (26) : Communiqué depuis la mairie de Die occupée, le 11 avril très tard

    Diois, Dioises

    Dans les locaux de la Mairie de Die, dans la journée et la nuit du 11 avril 2018 se sont spontanément retrouvés : des paysans, des profs, des commerçants, des précaires, des artisans, des militants politiques, des médecins, des saisonniers, des féministes, des artistes, des pharmaciens, des retraités, des étudiants, des familles, des citoyens et des citoyennes tous unanimement choqués par le dispositif militaire mis en oeuvre sur le bocage de Notre-Dame-des-Landes(1), à l’abri des regards des journalistes. Nous exprimons notre profonde indignation. Nous sommes également indignés face à la fermeture des services de l’hôpital dont la maternité et le service IVG, à la fermeture du guichet de gare et potentiellement de la ligne ferroviaire du diois. A ces actualités s’ajoutent la solitude, la précarité, le mal-logement, la liste est longue. Que faire ? Nous, Diois, Dioises ? Dans quel monde voulons-nous vivre ? Avec nos différences nous partageons de nombreuses valeurs dont, la diversité des modes de vie et de pensée, l’égalité face à la justice et à l’accès à un service public de qualité, la liberté de circulation et d’installation (n’oublions pas d’où viennent nos aïeux). Nous sommes solidaires des exilés, des étudiants et de tous les corps de métier actuellement en grève. Ici, nous avons envie de trouver des solutions ensemble. Ici, nous travaillons en grand groupe et en petits groupes. Nous partageons des repas. Nous essayons d’écouter chacun, chacune. Le bâtiment de la Mairie est un choix symbolique pour se rassembler. Nous savons que nombre de Diois se questionnent sur cette action. Parlons-en. ! A bientôt,

    La commune libre du Diois. (Vos voisins et voisines).

     

    - Et pour finir un appel à rejoindre en masse la ZAD de NDDL ce dimanche 15 avril, pour réoccuper le terrain et entamer les reconstructions tout en montrant à Macron qu'on ne lâchera jamais rien !

    Le temps est venu - Appel à venir en masse !

    jeudi 12 avril 2018

    Ce dimanche - Le temps est venu - Appel à venir en masse ! A diffuser partout.

    RDV à 12h le long du chemin de suez.

    L’Etat a décidé cette semaine de détruire brutalement l’expérience collective dans la zad. Nous résistons chaque jour - habitant.e.s, soutiens, paysan.ne.s, voisin.e.s, jeunes et anciens. Nous le faisons avec notre coeur, nos corps, nos liens, avec toute la force qui s’est enracinée dans le bocage en 50 ans de luttes et d’espoirs accumulés. Mais l’Etat continue à arracher des maisons, des fermes, des espaces agricoles et des ateliers, à piétiner des jardins, à raser tout ce qui est beau. Nous avons avons besoin de vous sur le terrain maintenant !

    A toutes celles et ceux qui sont passés rien qu’une fois ici, à toutes celles et ceux qui auraient pu et pourront demain.

    A toutes celles et ceux qui pensent qu’il faut des espaces d’expérimentation collective et continuer d’inventer des vies magiques face à ces barbares.

    A toutes celles et ceux qui croient qu’il est encore possible de résister face aux rouleaux compresseurs de la marchandisation du monde et la destruction du vivant.

    Il reste 3 jours pour s’organiser pour venir en masse dans le bocage dimanche. Parlez-en partout autour de vous, amenez des ami.es

    Le temps est venu de nous retrouver pour dire que la zad doit vivre, panser ses plaies, se reconstruire....

    Plus d’infos sur les accès et la journée : zad.nadir.org

    Pour quelques images de la zad avant sa destruction partielle cette semaine : https://www.youtube.com/watch?v=f04PFWcr63Q.