• *Mobilisation - ZAD - 29/30 septembre 2018 -

    Bonjour

    Vous trouverez ci dessous un appel  à mobilisation sur la ZAD les 28 et 29  septembre

    Certains d'entre nous feront le voyage (et il y aurait 2 places pour le retour le 1er octobre)

    Nous prévoyons d'organiser une rencontre à la rentrée pour faire le point sur la situation à NDDL (...situation complexe)  après l'intervention militaro-policière, mais aussi pour déterminer ensemble comment pourrait évoluer le groupe local

    Richard 



    -------- Message transféré --------
    Sujet : [nddl-intercomites] A diffuser dans les comités - Terres communes - Mobilisation - ZAD - 29/30 septembre 2018 - Défendons le bocage et ses mondes
    Date : Tue, 07 Aug 2018 15:36:31 -0700
    De : exclaimthezad@riseup.net
    Répondre à : exclaimthezad@riseup.net
    Pour : nddl-intercomites@lists.riseup.net


    Bonjour, merci de relayer l'appel ci-dessous qui dessine un certain
    nombre des enjeux immédiats pour l'avenir de la zad et appelle à un
    grand week-end de mobilisation les 29 et 30 septembre. 
    A bientôt.
    
    Visuel, affiche et tract ici, avec les infos mises à jour :
    https://zad.nadir.org/spip.php?article6048
    
    TERRES COMMUNES - MOBILISATION - ZAD - 29/30 SEPTEMBRE 2018 
    
    DÉFENDONS LE BOCAGE ET SES MONDES !
    
    Dans un monde qui s’emmure, l’existence de la zad a ouvert des
    imaginaires aussi éclatants que tangibles. Depuis l’opération César en
    2012, elle a servi de point de référence et d’espoir à une foule de
    personnes qui jugeaient indispensable de construire ici et maintenant
    d’autres possibles. Après l’abandon de l’aéroport face à un mouvement
    aussi offensif que massif, le gouvernement a tout mis en œuvre pour se
    venger et mettre un point final à des années d’expérimentations
    collectives insolentes. Une série d’attaques militaires,
    administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la
    zad et fragilisé son assise, et ce malgré les formes de résistance qui
    se sont trouvées sur ces différents terrains. La signature, en juin,
    d’un lot de conventions sur les terres occupées a néanmoins marqué une
    forme de cessez-le-feu et le maintien d’un ensemble de lieux de vie et
    de projets.
    
    Pourtant, le statu quo actuel est précaire : la zad est toujours en
    lutte pour son avenir. Début octobre, un nouveau comité de pilotage va
    décider de la suite à donner aux conventions d’occupation. Il va
    formuler des orientations pour les années qui suivent face à ce qui
    s’est construit de singulier ici : le rapport aux communs, au soin du
    bocage, aux habitats, aux formes de production agricole et d’activités
    non-agricoles. C’est à ce moment que va être statuée la consolidation de
    l’emprise foncière des différents projets nés du mouvement ou sa remise
    en question. Ce qui se décidera dans des bureaux dépendra comme toujours
    de la présence d’un mouvement vibrant et actif à l’extérieur. C’est ce
    mouvement qui fera la réalité de ce qui continuera à se vivre sur le
    terrain face aux cadres institutionnels. Des dizaines de milliers de
    personnes se sont rassemblées régulièrement pendant des années sur la
    base d’un enjeu aussi clair que binaire : il y aurait ou pas un aéroport
    à Notre-Dame-des-Landes, la zad serait expulsée et le bocage détruit ou
    pas. Dorénavant, la menace persiste mais n’avance plus sous la forme
    d’un bloc de béton uniforme prêt à s’écraser brutalement sur nous. Le
    sens de la lutte se recompose et pourrait paraître offrir moins de
    prises directes._ _Cependant, tout autant que par le passé, le sort de
    ce précieux pan de bocage requiert la convergence de forces multiples.
    Aujourd’hui comme hier, ce qui va rester, se renforcer ou disparaître
    touche à des questions qui nous dépassent et qui infusent dans d’autres
    combats ailleurs dans le monde :
    
    LUTTE PAYSANNE ET ACCÈS COLLECTIF À LA TERRE – Dans les semaines qui
    précèdent le comité de pilotage, il nous faudra mener campagne pour
    assurer la stabilisation des conventions sous des formes moins précaires
    et faire en sorte qu’aucun des projets ne soit laissé de côté. Nous
    aurons à défendre à ce titre l’existence d’une paysannerie solidaire,
    protectrice du bocage et vivrière face aux critères et normes d’une
    agriculture gangrenée par le productivisme. Le maintien des activités
    agricoles mises en œuvre par celles et ceux qui ont protégé le bocage
    est toujours menacé à divers titres. Certaines parcelles - à
    Saint-Jean-du-Tertre ou à la Noë Verte par exemple - sont en effet
    aujourd’hui revendiquées par les agriculteurs ayant accepté de les céder
    pour le projet d’aéroport et de toucher des compensations financières
    tout en retrouvant des terres à l’extérieur. De manière générale, nous
    devons continuer à nous mobiliser pour que les terres préservées aillent
    à de nouvelles installations et non à l’agrandissement d’exploitations
    existantes.
    
    POUR UNE PRATIQUE DES COMMUNS 
    
    Parmi ce que l’histoire de la zad a offert de plus précieux, il y a le
    développement d’une pratique des communs et la possibilité de prise en
    charge collective d’un territoire par ses usagers réels sans subir de
    plans d’aménagement parachutés. C’est en ce sens que nous devrons
    sauvegarder cet automne l’usage actuel et partagé de la forêt de Rohanne
    et d’autres espaces boisés, leur enrichissement tout comme les activités
    liées au bois d’œuvre pour les projet de la zad. Face au modèle
    entrepreneurial individualiste et libéral imposé par le pouvoir, nous
    maintiendrons plus largement la construction d’entités collectives
    reliées aux assemblées de territoire : structures coopératives sur
    l’usage ou fonds facilitant l’accès commun à la terre...
    
    COMBAT POUR LES HABITATS 
    
    Alors que, de région en région, de nouvelles manières d’habiter se
    cherchent, les vagues d’expulsion du printemps ont écrasé une partie de
    la richesse unique du territoire de la zad en terme d’architecture
    autonome et expérimentale. Certains des habitats légers préservés
    pourraient être de nouveau menacés dans les mois à venir. Alors que le
    Plan Local d’Urbanisme lié à la zad est en cours d’élaboration, un autre
    des combats de la rentrée sera lié au maintien de la possibilité de
    bâtis inventifs et auto-construits.
    
    SOIN DU BOCAGE 
    
    Des années de vie dédiées aussi fortement à la défense d’une portion de
    terre humide ont décalé les regards et suscité une attention nouvelle au
    soin du monde et à ce qui relie quotidiennement les formes d’existences
    humaines et non-humaines. Elle a fait naître des manières de vivre et de
    cultiver qui ont la particularité rare de ne pas dégrader
    perpétuellement leur environnement. Cet automne, un diagnostic
    agro-environnemental va statuer sur les cadres de production préconisés
    officiellement sur ce territoire. Il nous faut veiller à ce que la
    sensibilité naturaliste résistante qui s’est épanouie ici ne se voit pas
    balayée par un retour à des formes d’agriculture classiques,
    incompatibles avec la préservation réelle de ce maillage bocager
    resserré, de ses haies, de ses tritons et de sa diversité.
    
    TERRES DE RÉSISTANCES 
    
    Ces terres ont été sauvées en devenant carrefour des luttes, elles
    doivent aussi continuer à en être un des greniers. C’est l’objectif dans
    lequel se développent entre autres le réseau de ravitaillement, les
    cantines présentes auprès des grévistes ou migrant.e.s dans le pays
    nantais, et des infrastructures d’accueil et de formation. C’est dans
    cet esprit que nous voulons aussi continuer à aller à la rencontre
    d’habitant.e.s de quartier populaires ou d’autres territoires en lutte
    contre des projets destructeurs .
    
    _C’EST SUR CES DIFFÉRENTS FRONTS QUE NOUS VOUS APPELONS À CONVERGER
    NOMBREUX-SES SUR LA ZAD LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 SEPTEMBRE._
    
    POUR TOUS CONTACTS : RECLAIMTHEZAD@RISEUP.NET
    
    Au programme :
    
    ## samedi 29 septembre
    
    - Marche et actions de soutien pour les nouvelles installations sur les
    terres de la zad, transhumance de brebis.
    
    - Fêtes des battages avec les récoltes de l’été, levée participative du
    hangar du Grand Troupeau Communal bovin, chantier bergerie, débats sur
    les luttes paysannes et l’accès collectif à la terre.
    
    - Mystérieux voyage dans la forêt de Rohanne, activité de bardage,
    discussions sur les communs et le maintien de la prise en charge de la
    forêt par ses usagers.
    
    - Chantiers et rencontres sur la défense des habitats auto-construits et
    alternatifs.
    
    - Banquet du réseau de ravitaillement des luttes et échange avec des
    salariés rencontrés lors des grèves de l’année passée.
    
    - Fête, concerts, cirque, spectacles...
    
    ## dimanche 30 septembre
    
    - Portes ouvertes sur plusieurs lieux de la zad : accueil et
    présentation des projets et installations.
    
    - Grande journée de randonnée dans le bocage avec le groupe des « 
    sentiers de Camille », balade avec Les Naturalistes en Lutte et le
    groupe forestier Abrakadabois.
    
    Defendons le Bocage & ses mondes !
    
    pour tous contacts : reclaimthezad@riseup.net
    
    des infos sur les sites : zad.nadir.org - zadibao.net