• Gardanne - Forêts

  • Sam 11 Fév  18H

    UPAIX

    au café associatif de la cure

    Halte à la bio-mascarade!

    Le bois énergie industriel: une menace pour nos forêts

    18H Film

    19H Débat

    Participation libre


  •  

    Co-voiturage: http://www.movewiz.fr/participation?PMW=63mR6zezBQY5A

     

     

    Manif du 05 février INFOS PRATIQUES :

     

    A lire et voir les différents documents joints ci-dessous à télécharger. 

     

     

     

    Venir la veille ou rester après :

     

    ·         Hébergeurs militants ou hébergés, faites-vous connaître à jeanlucdebard@wanadoo.fr

     

    Pour venir à Gardanne

     

    http://www.tourisme-gardanne.fr/fr/venir-%c3%a0-gardanne 

     

    http://www.ville-gardanne.fr/Plan

     

     

     

    De 8h 9 h arrivée Possible à Gardanne Dépôt des affaires pour ceux qui auront amener à Manger foyer du 3 eme Age

     

    Le dimanche étant un jour de  grande affluence (due au marché) 

     

    9h30 arrivée maxi à Gardanne Possibilités de Parking : voir les plans Ci-joints et le lien internet :

     

    ·         http://www.ville-gardanne.fr/Les-voitures 

     

    ·         Parkings :Piscine, Lycée Fourcade, Mistral, Ecole Saint Joseph, ZI de la Palun.

     

    ·         Route du stade à Meyreuil.

     

    ·         Route des Sauvaires Meyreuil

     

    10h Mairie : Prise de parole, accueil des associations présentes.

     

    10h30 scénettes sur la Biomascarade devant la mairie de Gardanne

     

    11h Départ de la grande marche,

     

    ·         Vers le stock de bois après la centrale, sur la commune de Meyreuil ce n’est pas au village. Mairie de Gardanne, Cours de la république, Avenue de la libération, Av de Nice, D6C, route de Sainte Barbe, le stock de bois est à l’intersection de la route de Sainte Barbe D6C avec la route des Sauvaire et la route du Stade de Meyreuil.) 2,5 km.

     

    11h30 / 11h40 Arrivée au stock de bois.

     

    12h / 12h30 Retour à Gardanne. En voiture ou à pied suivant où vous êtes garé.

     

    13 h à Gardanne foyer du 3 eme Age. A côté de la Maison du Peuple Gardanne. Le plan : http://www.forumsocialprovence.org/spip.php?article9 

     

    Repas. Soupe, Débriefing Coordination et Travail sur la suite des actions. Printemps Cévenol. Informations et présentation des dossiers Procès au TA.

    Stands des associations

    Petition

    https://www.sauvonslaforet.org/petitions/959/halte-a-la-biomas-carade-d-e-on-a-gardanne?t=362-33-2778-1 

     

     

    Nos forêts seront-elles le combustible de demain?

     

    Que nous soyons:

     

    Amoureux de la nature

     

    sensibles à la protection de la biodiversité, 

     

    inquiets du réchauffement  climatique, randonneurs, 

     

    grimpeurs,   promeneurs,  soucieux  de la qualité  de l'air 

     

    que l'on respire, conscients que la forêt est une précieuse alliée,

     

    protecteurs de la faune et de la flore locale ou mondiale, 

     

    indignés par les projets inutiles et imposés,

     

    révoltés par les financements  suspects 

     

    qui surfent sur la vague verte...

     

    NOUS AVONS

     

    TOUS UNE

     

    BONNE

     

    RAISON

     

    DE NOUS

     

    MOBILISER

     

    CONTRE

     

    L’engouement général pour le « bois-énergie »

     

    faussement écologique, faussement durable,

     

    et faussement inoffensif.

     

     

     

    ALORS, ENSEMBLE RENDONS-NOUS 

     

     

     

    LE DIMANCHE 5 FEVRIER A 10H 

     

     

     

     DEVANT LA MAIRIE DE GARDANNE 

     

     

     

    POUR DENONCER LA "BIOMASS'CARADE" 

     

     

     

    dont LA MEGA-CENTRALE EON/UNIPER est le parfait exemple! 

     

     

     

    Avec 850 000 tonnes de bois brûlées par an, elle sera un acteur principal de la déforestation locale et mondiale, et participera massivement à la pollution atmosphérique.

     

     

     

    Avec le soutien et la présence des associations et des collectifs:  

     

    Soutenu par :SOS forêts des Cévennes, Le collectif le Vigan Cévennes, La SAPN (Société Alpine de Protection de la Nature), CGT Forêt PACA, le LPO PACA, Le Snuffen , ATTAC 13, ATTAC Alès Cévennes  Le Collectif Climat Pays d'Aix, Alternatiba, Sauvons la Forêt, Réseau environnement Santé, Les Amis de la terre13,  CEPG, l'ADER, le collectif "Objectif-Transition", Le Collectif Littoral Marseille, Le Comité Santé Littoral Sud,Union Calanques du Littorral,  FERN, L'ALNP de Meyreuil, le CIQ des clapiers, L'ARPENT; Appel de la Forêt ; Cèze et Ganière ; Collectif Anti Gaz de Schiste 30 ; FNE13 ;  Forum Civique Européen ; FRAPNA Ardèche ; Oikos Kai Bios ; le R A F; Soupes et Bobines, Val d’Issole Environnement. 

     

     

     

         

     

    INFOS PRATIQUES suite

     

                              

     

    Banderoles et pancartes sont les bienvenues, ainsi que vos idées d'animation

     

     (chants, déguisements, masques à gaz, mise en scène...)

     

     

     

    Après la manif, nous pourrons nous retrouver autour d'un buffet 

     

     pour continuer à échanger et boire un coup bien mérité!

     

     

     

    (Nous avons besoin de volontaires pour préparer le buffet, faites-vous connaître à Nicole, merci.)

     

     

     

    Si vous venez de loin et souhaitez arriver la veille, nous essaierons de vous trouver un hébergement pour que vous soyez accueillis par d'autres participants.

     

     

     

    (Hébergeurs ou hébergés, faites-vous connaître voir les tableaux ci joints)

     

     

     

    Et pour finir, nous ne souhaitons aucune récupération politique de cet événement...Chacun sera présent en son nom propre! Merci donc de venir sans drapeau, ni bannière!

     

     

     

      Veuillez trouver en pièces-jointes les documents à lire, à diffuser, à imprimer...

     

     

     

    Un grand Merci à tous et à chacun

     

     

     

    Contact CVGG : Remy Carrodano  06 75 13 31 31; Laure Poggioni: 06 10 89 35 74

     

    Contact : CCPA (collectif climat du Pays d’AIX), ALNP : Jean -Luc Debard; 06 64 33 35 16

     

     

     

    Mail: dangerbiomasse13@gmail.com

     

    Au plaisir de se retrouver tous ensemble, pour commencer une année de changement, où l'activité humaine respecterait la Nature.

     

     

     

     


  • VOTRE ATTENTION !

    Nous vous prions de trouver ci-joint le premier TRACT D’APPEL à la GRANDE MARCHE

    SUR LA CENTRALE THERMIQUE DE GARDANNE PAYS D’AIX

    Le 5 FEVRIER 2017 A 10h30 DEVANT LA MAIRE DE GARDANNE (Départ !)

     

    Vous voudrez bien faire circuler ce tract d’appel auprès des associations locales et auprès des citoyens désireux de s’engager contre ce projet dévastateur et

    Pollueur !!!

    NOTEZ VOTRE INSCRIPTION ET EVENTUELLEMENT LE NOMBRE DE MANIFESTANTS !

    MERCI POUR VOTRE ENGAGEMENT !!

    NOUS SOMMES TOUS CONCERNES !!

    Rémy CARRODANO

    Co-animateur du collectif et des associations locales !

    13120 GARDANNE

    06 75 13 31 31

     

     

     

     

     

     

     

    CONTRE LE PILLAGE

    DE

    NOS FORÊTS

    et la BIOMAS’carade :

     

     

    RASSEMBLEMENT &

    MARCHE

    sur la centrale électrique

    ÉON-UNIPER de

    GARDANNE

    DIMANCHE 5 FÉVRIER 2017

    10h30 devant la MAIRIE de

    GARDANNE

     

    DÉFORESTATION MASSIVE : 

    Destruction de notre patrimoine forestier local  

    (Approvisionnement sur 400 KM alentours) et

    mondial

    2500 tonnes de bois brûlées par jour

    QUI A DIT QUE RASER DES FORÊTS ETAIT BON POUR L’ENVIRONNEMENT ?

     

     

    Le groupe IV de la centrale de Gardanne consommera 

    850 000 de tonnes de bois par an, combien d’hectares de

    forêts pillées ?

     

    POLLUTION AUGMENTÉE et DANGER POUR

    LA SANTÉ PUBLIQUE 

    Contrairement à ce qu’on nous fait croire, brûler de la

    Biomasse pollue gravement : dioxine,

    Oxyde d’Azote, monoxyde de carbone et CO2, sont rejetés en

    grande quantité dans l’air,

    ainsi que de particules fines « PM10 » et « PM 2,5 » dont

    l’OMS reconnaît l’implication

    dans les maladies respiratoires, cardio-vasculaires et

    les cancers.

     

    ABERRATION ÉNERGÉTIQUE 

    *Taux de rendement médiocre (32%)  * Pas de cogénération

    (chaleur gaspillée) 

    7 arbres sur 10 sont brûlés….pour RIEN !

    Ce projet est une aberration technologique, un pur

    GASPILLAGE.

    Il est faussement écologique.

     

    GASPILLAGE D’ARGENT PUBLIC

    Le faible taux de rendement ne permet pas l’attribution de

    subventions publiques

    (admis à partir de 60 % d’efficacité énergétique) une dérogation a été accordée

    pour qu’UNIPER soit éligible

    à la CSPE (Contribution du Service Public de l’Electricité) C’est le

    consommateur qui finance cette centrale  

    en payant plus cher l’électricité sur sa facture : 70 millions

    d'euros versés par an,

    pendant 20 ans = Total : 1,4milliards, exonérés de taxes !  

     

    SANS LE VOULOIR ET SANS LE SAVOIR NOUS CONTRIBUONS

    AU FINANCEMENT

    DE CETTE CENTRALE SURDIMENSIONNÉE, DÉMESURÉE !

    REFUSONS LE CHANTAGE À L’EMPLOI, ORCHESTRÉ

    *PAR LES MULTINATIONALES !

     

    ET DEMAIN ?

     L'ENGOUEMENT pour LE BOIS ÉNERGIE en remplacement

    des énergies fossiles

    est UNE CATASTROPHE  ÉCOLOGIQUE à l’échelle

    planétaire

    qui contribuera gravement au réchauffement climatique.

     

     

     

    La Commission Européenne doit être

    interpellée et de vraies alternatives

    doivent être trouvées

    pour préserver notre environnement,

    notre santé et des emplois « durables »

     

     

    Nous appelons les

    Collectifs et les Associations

    à se joindre à cet

    appel en s’inscrivant

    à l’adresse : dangerbiomasse13@gmail.com 

    (Bulletin de présence en pièce jointe)

     

    MERCI de transmettre l’info à tout

    votre réseau,

    le document vous est joint en format 

    Word et PDF

    Faites circuler

     

    Le Collectif Vigilance Gaz Gardanne:

    http://cvgg.eklablog.com/ & www.sosforetdusud.org

     

        & le dossier complet :

       https://sosforetdusud.files.wordpress.com/2014/11/dossier-gardanne-fc3a9vrier-2015-leger-def.pdf

     

     


  • Réunion Publique 23 janvier 14h à Clamensane

     

    Une réunion publique concernant la mega centrale biomasse de Gardanne organisée par AIDE et SOS forêts du sud aura lieu le samedi 23 janvier à 14h à la salle des fêtes de Clamensane.

     

    A l'heure d'un espoir, certes dans les intentions, suite à l'accord mondial de la COP 21, ne laissons pas faire n'importe quoi sur notre territoire, les risques sont nombreux:

    - saccage des forêts régionales et internationales.

    - 1 million de M3 de bois seront nécessaires chaque année pour répondre à la demande dans un rayon de 400km autour de Gardanne.

    - Pollution généralisé.

    - Rendement de 32% avec 68% de l'énergie produite gaspillée pour chauffer l'atmosphère, bilan carbone catastrophique pour Gardanne et le Pays d'Aix.

    - Dilapidation de votre argent et de l'argent public: 1,4 milliard d'euros sur 20 ans de subventions prélevées sur la facture d'électricité.
     

    Et bien d'autres choses que vous découvrirez lors de cette réunion.

    Au plaisir de vous y retrouver.
    Marc Linares pour AIDE

    www.aide-monges.com


  • Bonjour,

    j'ai trois choses dont je voudrais vous parler, dont une est à mon avis particulièrement importante :

    1) Commençons avec l'essentiel. Comme nous le constatons tous, nous avons bien du mal à faire comprendre aux pouvoirs publics en France à quel point les mégacentrales à biomasse seront une catastrophe de beaucoup de points de vue. Trois recours juridiques, des centaines de collectivités locales qui adoptent des motions dénonçant ces projets, de nombreux citoyens mobilisés, des RV aux ministères, des avis d'experts fort négatifs... 

    Depuis quelque temps j'ai l'impression que malheureusement l'argument de l'impact sur nos forêts n'impressionne pas les autorités. Il y a trop de rapports erronés qui laissent croire qu'il y a suffisamment de ressources forestières disponibles. Pour moi, l'argument qui peut faire vaciller les "décideurs" est celui de l'impact sur la santé publique. En octobre 2014, notre collectif a adressé un courrier (ci-joint), avec de nombreuses annexes, à Marisol Touraine, ministre de la santé. A part l'habituel courrier de dix lignes confirmant réception et promettant l'examen de notre lettre nous n'avons reçu aucune réponse. C'est grave, vue la gravité de la problématique.

    Nous vous proposons d'adresser une lettre à Mme Touraine (l'adresse est sur notre courrier), en insistant sur l'importance de cette question et exprimant votre étonnement du manque de réaction du ministère. Il serait très utile que des association et aussi des collectivités locales envoient de telles lettres.

    2) Hier, à Dauphin, il y a eu la projection du documentaire "Menaces sur la forêt française" suivi d'un débat qui a duré deux heures. Il serait bien d'organiser d'autres projections dans différentes régions en France. C'est possible du moment que l'entrée est gratuite. Je peux prêter un DVD à me renvoyer par la suite, en attendant la décision de Morgane Productions qui est en train de réfléchir à une production de DVD pour la vente.

    3) Voici le lien à une émission récemment diffusée par Radio Zinzine. La deuxième partie concerne surtout notre problématique.

    Energie et climat


    Un entretien avec Faustine Defossez qui est chargée des questions liées à l'agriculture et à la bio-énergie au Bureau Européen de l'Environnement, une fédération d'ONG européennes basée à Bruxelles. Elle nous aide à comprendre le jargon et les sigles souvent incompréhensibles de l'eurolangue, l'objectif 20-20-20 pour 2020 par exemple, dans le domaine de l'énergie et du climat. Elle dénonce l'engouement actuel pour le bois-énergie industriel et explique que les Institutions européennes commencent à comprendre qu'il n'est plus tenable de laisser développer des mégacentrales à biomasse, sans aucune contrainte, mais avec un maximum de subventions publiques.

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2015/SPX20151120-EnergieEtClimat.mp3

    Salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud

    PS: Dans un autre message je vous enverrai le communiqué de SOS Forêt, rédigé suite aux Assises à Gardanne. Il y a également une lettre ouverte à François Hollande dans le cadre de la COP 21.


  • B

    Bonjour,
    >
    > cela fait un bon moment que je voulais envoyer quelques nouvelles du Collectif SOS Forêt du Sud

    et plus généralement sur la question des conséquences du nouvel engouement pour le bois-énergie industriel.
    >
    > Assises de SOS Forêt
    >
    >
    Cette rencontre qui a eu lieu les 16-18 octobre au Lycée Valabre à Gardanne a réuni environ 250 personnes
    (pas toutes en même temps...). Beaucoup de syndicalistes à l'ONF, notamment de SNUPFEN-Solidaires,
    membres d'organisations environnementales, plusieurs membres du Réseau pour les Alternatives Forestières,
    des personnes concrètement impliquées dans des travaux forestiers, des citoyens amoureux de la forêt..
    . Les thèmes des séances de débat donnent une idée des sujets abordés :
    >
    > - "La forêt, poule aux oeufs d'or ou écosystème"
    > - "Des forêts ancrées dans un territoire"
    > - "La forêt, un bien commun à défendre collectivement"
    > - "Réconcilier le social, l'écologique et l'économique"
    >
    > Beaucoup de sujets d'inquiétude ont été traités: l'industrialisation croissante de la gestion des forêts françaises
    et planétaires, surtout à cause des nouvelles mégacentrales à biomasse, la situation alarmante à l'ONF
    (toujours plus de pressions sur le personnel, réduction de moyens, travail bâclé)..., mais il y avait aussi
    de beaux exemples de projets collectifs qui maîtrisent toute la filière bois, des dynamiques locales autour
    de la question de la forêt (dans le Morvan, le Limousin...), d'ingénieurs forestiers qui privilégient
    une sylviculture qui respecte l'écosystème.
    >
    > Deux soirées très réussies : d'abord l'avant première du documentaire "Menaces pour la forêt française"
    avec la présence de son réalisateur, Benoît Grimont (voir plus bas).  Le lendemain, le chanteur et militant québecois,
    Richard Desjardins, est venu projeter son documentaire "L'Erreur boréale" sur la déforestation chez lui qui en 1999 a profondément marqué son pays.
    Il nous a ensuite donné l'immense plaisir d'un concert.
    >
    > J'ai réalisé un entretien avec lui pour Radio Zinzine. A écouter : l'émission "Colère boréale". Voici le lien :
    >
    > http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2015/SPX20151101-ColereBoreale.mp3
    >
    > Un compte rendu des Assises est en cours de préparation et une lettre sera adressée à François Hollande
    dans le cadre de la COP21. La Provence et France 3 ont largement parlé des Assises, La Provence avec deux pages
    le samedi 17 octobre. Entre autres, le journal a publié un communiqué très critique de l'Union régionale
    des forestiers privés (ci-joint), auquel le Collectif a répondu avec un court texte (ci-joint).  Je vous envoie aussi l'article dans Ouest France.
    >
    > "Menaces sur la forêt française"
    >
    >
    Le documentaire "Menaces sur la forêt française" a été diffusé le 20 octobre par France 5. Ce film démarre à Gardanne,
    en montrant les conséquences d'une telle mégacentrale et la contestation locale; il part ensuite au Royaume-Uni où
    la plus grande centrale à biomasse du monde, Drax, a besoin de 7 million de tonnes de pellets (granulés) par an,
    tous importés de l'Amérique du Nord. C'est justement en Caroline du Nord que le film nous amène pour nous montrer
    la destruction effroyable de forêts anciennes de feuillus en zones humides. Le film termine avec le Québec avec Richard Desjardins.
    Il a eu une bonne audience, estimée à 850.000 personnes, qui est, semble-t-il, beaucoup pour un documentaire sur France 5.
    Il y a aussi une version anglaise, "Threatened Forests" qui a été montrée une première fois le 10 novembre à Bruxelles (voir plus bas).
    La production, Morgane, essaie de trouver d'autres chaînes prêtes à le diffuser. 
    >
    > Rapports rejetant le mythe de la carbone-neutralité de la combustion de la biomasse
    >
    >
    L'un des arguments régulièrement avancés par E.On, Drax etc. pour se vanter du caractère éminemment écologique
    de leurs mégacentrales à biomasse, et aussi par les pouvoirs publics pour justifier leur politique de subventionnement,
    est que les centrales à biomasse émettent beaucoup moins de gaz à effet de serre que les centrales à charbon.
    Depuis quelques mois, de plus en plus de rapports et d'études démontrent que cet argument est totalement faux.
    Sur une période d'environ 40 ans, les émissions seront nettement supérieurs à celles de centrales à charbon
    (de deux à quatre fois plus, selon le rapport). Ces études ont été réalisées par des organismes comme
    l'Agence de l'Environnement américain ou le Ministère britannique du Climat. Vous trouverez ci-joint un article
    d'un site professionnel américain sur une déclaration de la Maison Blanche allant dans ce sens.
    >
    > Rencontres à Bruxelles
    >

    > La semaine dernière j'étais à Bruxelles, d'abord pour la projection de "Threatened Forests", ensuite pour
    une série de rencontres au Parlement Européen et à la Commission Européenne. La question de "bio-énergie"
    est devenue très actuelle, car un certain nombre de parlementaires et fonctionnaires à la Commission Européenne
    se sont rendu compte qu'il n'est plus tenable de laisser développer les mégacentrales à biomasse brûlant
    des granulés ou plaquettes produits à partir d'arbres sans aucune contrainte ou critère de "durabilité",
    mais avec d'énormes subventions publiques (rappelons qu'E.On recevra 1,5 milliard d'euros sur 20 ans pour
    le fonctionnement de sa centrale à Gardanne).  Les discussions commencent donc sur une réglementation
    dans ce domaine. Deux ONG basées à Bruxelles sont très actives sur cette question : FERN et le Bureau Européen
    de l'Environnement (BEE). Elles sont en train d'avancer des propositions, considérant notamment que
    ces règles devraient interdire tout soutien public pour des centrales surdimensionnées comme Gardanne et Drax.
    Mais il faut aussi dire que le lobby de l'industrie est aussi omniprésente à Bruxelles.
    >
    > FERN a récemment publié deux rapports :
    >
    > - "Up in flames" (uniquement en anglais) qui décrit quatre exemples de centrales à biomasse qui ont des conséquences
    néfastes pour les forêts : France (Gardanne), Royaume Uni (Drax), Slovaquie et Roumanie. La photo de
    couverture est de la centrale à Gardanne avec un gros tas de bois.
    > - "Note d'information 1 - Le bois utilisé à des fins énergétiques: une ressource limitée". Voici une citation "
    Si les Etats membres devaient avoir recours à la biomasse conformément à leurs plans en matière d'énergies renouvelables,
    d'ici 2020, la quantité de bois utilisée à des fins énergétiques équivaudrait au volume total de bois récolté
    aujourd'hui dans l'Union européenne". Rappelons qu'actuellement environ 60% de l'énergie renouvelable produite
    en Europe provient de la biomasse.
    >
    > Une dizaine d'ONG, dont FERN et le BEE, ont publié des recommandations pour les discussions qui démarrent
    au sein des Institutions européennes : "Pitfalls and potentials - The role of bioenergy in the EU climate and energy policy post 2020".
    >
    > Ces documents sont disponibles sur www.fern.org
    >
    > Demain vendredi matin, sur Radio Zinzine il y aura une émission "Energie et climat" avec Faustine Defossez du BEE,
    en grande partie sur cette problématique. A écouter sur www.radiozinzine.org soit en direct soit la semaine prochaine
    à partir de mercredi (aussi téléchargeable). 
    >
    > Pour conclure, je joins aussi un article que je viens de rédiger pour "Archipel", le mensuel du Forum Civique Européen.
    Il parle la déforestation en Roumanie par des entreprises autrichiennes, mais aussi les questions évoquées dans ce message.
    >
    > Pardon pour ce long message - j'espère que vous le trouverez utile et intéressant... La lutte contine! Salutations amicales,

    Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud et Réseau pour les Alternatives Forestières
    >
    >

     

     

     

     

     

     


  •  

    Bonjour,   Vous connaissez certainement cet article de nos amis de l’Age de faire (Peipin): http://www.lagedefaire-lejournal.fr/energie-verte-absurde/   Je vous ai également transmis un lien vers une émission qui abordait la destruction de la forêt française et citait la plateforme biomasse de Banon.   Ce que je peux vous dire c’est que le Banonais natif  que je suis (je retourne à Banon encore tous les mardis visiter mon père) est très sensible au scandale qu’a constitué le ratage complet (terme utilisé par Brigitte Reynaud elle-même) de cette plateforme avec dilapidation de fonds publics.   Je peux vous assurer d’une chose, c’est que ce fiasco n’est pas pour rien dans le peu de considération que portent aujourd’hui les citoyens sur les “politiques” - il suffit juste de laisser traîner ses oreilles les jours de marché ou aux tables de bistrot –  aussi il conviendra d’être méfiant quand vous aborderez les grands projets à mettre en œuvre.   Ce courriel n’appelle pas de réponse. Amicalement et bonne campagne. Claude  


  • Bonjour,

    La Fondation de France a sélectionné 50 projets qui lui paraît
    intéressant de mettre en avant. Le projet sur le foncier forestier du
    Réseau pour les Alternatives Forestières a été retenu dans ces 50
    projets. La Fondation a choisi de communiquer sur ces projets via des
    vidéos son site Web et de faire voter les internautes.

    Ce n'est pas trop dans notre culture, ce genre de sélection grâce à des
    gens qui "cliquent", mais je vous l'envoie quand même.

    A vous de voir. En tout cas, je peux confirmer que ce projet sur le
    foncier forestier est fort intéressant et est très important
    actuellement vu l'accélération des menaces qui pèsent sur les forêts en
    France. Il s'agit de trouver des moyens et des structures qui permettent
    de protéger des espaces forestiers de la spéculation et de la
    déforestation, surtout grâce à des achats collectifs.

    Voici le lien :
    http://desprojetsdavenir.fondationdefrance.org/projet/reseau-pour-les-alternatives-forestieres/97


    Salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud


  • Bonjour, 

    j'espère vous retrouver lors des Assises Nationales de SOS Forêt à Gardanne. De nombreux débats fort intéressants et deux soirées passionnantes.

    Nous venons de recevoir la confirmation que nous pourrons montrer le soir du 16 octobre, en avant première, le film "La menace sur la forêt française" réalisé par Benôit Grimont qui sera diffusé par France 5 le 20 octobre à 20h30. Son sujet: la mégacentrale d'E.On à Gardanne et les conséquences néfastes de l'engouement actuel pour le bois-énergie au niveau planétaire (des scènes très impressionnantes et effrayantes au Canada, aux Etats Unis et au Royaume Uni). Ensuite, le lendemain il y aura une magnifique soirée avec le chanteur québecois Richard Desjardins: d'abord son film "L'Erreur boréale" sur la déforestation au Canada réalisé en 1999 qui a fortement marqué son pays et ensuite un concert.

    Venez donc nombreux à Gardanne - c'est urgent d'insister sur l'importance cruciale des forêts à quelques semaines de la conférence sur le climat.

    A bientôt, Nicholas Bell



     

     

    INVITATION

     

    21-09-2015
     


                                                                                            Révolution Climatique et crise écologique :

    L'urgence d'une autre approche de la forêt

     

     

     

    En 2015, la situation de la biosphère révèle bien plus qu’une crise écologique passagère, tant les déséquilibres constatés depuis le Sommet de Rio en 1992 semblent s’accélérer et s’aggraver de manière inéluctable.
    A l’époque, l’avenir des forêts dans le monde avait cristallisé les débats. À l’heure actuelle, ce sont les changements climatiques qui occupent le devant de la scène mais ils ne sauraient résumer la complexité des bouleversements écologiques en cours.

     

    A cet égard, il semble désormais que le bois cache littéralement la forêt : l'engouement actuel pour le bois-énergie à une échelle industrielle, promu avec des faux arguments écologiques, contribue à l'industrialisation croissante de la gestion des forêts au niveau planétaire, considérées de plus en plus comme un simple gisement de production. Cette évolution est aussi perceptible en France, au travers de nombreux projets, notamment  le projet aberrant de mégacentrale à biomasse d'E.On à Gardanne.

     

    Pour le collectif SOS Forêt France, cette approche des problématiques forestières présente des risques majeurs pour la forêt et le climat. Il est urgent de promouvoir des alternatives à cette évolution néfaste.

     

     Le collectif entend porter le débat sur les défis à relever pour faire évoluer les politiques et les pratiques forestières en France, à travers quatre tables rondes :

     

     1-      La forêt, poule aux œufs d’or ou écosystème?

     

     2-      Des forêts ancrées dans un territoire

     

     3-      La forêt, un bien commun à défendre collectivement

     

     4-      Une urgence pour la forêt et la biosphère : réconcilier le social, l’écologique et l’économique

     

     Nous vous proposons un beau programme:
    *4 demi-journées de tables-rondes débats
    *2 expositions artistiques: les oeuvres de Robert Hainard (en présence de son fils Pierre qui animera un atelier de gravure) et les photographies de Bernard Boisson (Forêt primordiale)
    *2 soirées pour débattre et se faire plaisir: Biomascarade: E.On et autres! et Spéciale Richard Desjardins avec son film "L'Erreur boréale"

     

    Avec les interventions d’un prix Nobel alternatif, de professionnels, de représentants du Réseau des alternatives forestières, d’Adret Morvan, de Nature sur un Plateau, des Paysans-forestiers de Treynas, du WWF-France, de Greenpeace, de FERN, du Snupfen-Solidaires, de Mirabel-LNE, d' associations contre Gardanne etc.

     

    Ces assises seront un grand moment d'échanges sur la forêt et une contribution de la société civile au Sommet de la Terre.

     

    Dans cette optique, le Collectif SOS Forêt France rédigera une synthèse des interventions et débats.

     

    Contacts :

     

    Organisation – 03 29 75 19 72

     

    Tables rondes-débats  – 06 16 30 74 67

     

    Organisation Aix-Gardanne - 06 64 33 35 16

     

     

     

     

     

     

     

    Un lieu unique pour les Assises (tables-rondes-débats, espaces d’animation, librairie et soirées) la restauration et l’hébergement, le lycée agricole d’AIX-Valabre à GARDANNE 

     

     

     

    Plaquette de présentation,  programme précis, et bulletin d'inscription sur http://www.sosforet.org/

     


  • Bonjour,

    demain dimanche à 12h30 il y aura une émission sur Radio Zinzine que vous pourrez écouter en direct sur les ondes ou sur Internet : www.radiozinzine.org

    Alerte forestière américaine

    Un entretien avec Scot Quaranda de l'Alliance Dogwood, une association dans le Sud des Etats-Unis qui dénoncent la déforestation croissante dans sa région. Le bois coupé était surtout destiné à l'industrie de papier, mais depuis quelques années il y a une énorme augmentation de la demande pour des pellets, c'est à dire des arbres entiers réduits en sciure et ensuite en pellets, pour les besoins des mégacentrales à biomasse en Europe. Effrayant.


    Salutations, Nicholas Bell, Radio Zinzine, Collectif SOS Forêt du Sud


    PS: Voici une présentation plus complète et également la conclusion de l'émission qui apporte des informations récentes intéressantes venant des Etats Unis et du Royaume Uni, notamment sur le mythe de la carbone-neutralité. :

    Cela pourrait nous paraître très loin, ne pas nous concerner ici en Europe. Mais le contraire est vrai. De vastes zones de forêt dans le Sud des Etats-Unis sont actuellement en train d’être rasées pour satisfaire l’appétit des mégacentrales à bioma sse en Europe. C’est ce que nous avons découvert le 5 février 2015 à Londres lors d’une rencontre organisée par les Amis de la Terre et par l’association britannique Biofuelwatch.

    Une délégation de cette région était venue en Europe afin de lancer un appel urgent auprès des gouvernements européens, et notamment britannique, ainsi que de l’Union européenne. Cette délégation était composée de représentants de la Dogwood Alliance, du Conseil pour la Défense des Ressources Naturelles et du Centre Juridique Environnemental du Sud. Elle a présenté une pétition signée par plus de 50.000 citoyens américains qui demande aux responsables européens de mettre fin à leur soutien à ce nouvel engouement pour le bois-énergie industriel.

     

    Par la suite nous avons pu constater que cette délégation a réussi à porter son message. De grands articles ont été publiés dans des journaux britannique à grand tirage, comme le Mail on Sunday, qui dénonce le fait qu’un milliard de livres a été promis à des entreprises comme Drax pour des mégacentrales qui auront un impact catastrophique sur le climat. Il précise que la conversion de l’énorme centrale de Drax de charbon à biomasse augmentera les émissions à effet de serre. Il semble que des fonctionnaires du ministère à Londres et à la Commission Européenne ont également pris note des avertissements des Américains.

     

    Parallèlement, en juin  le Washington Post a publié un long article avec le même message. Encore plus surprenant, dans un « policy statement », une déclaration politique, la Maison Blanche a clairement rejeté la notion que la combustion de biomasse issue de forêts soit « carbon-neutral », c'est à dire qu'elle n'ait aucun impact sur les émissions à effet de serre. Au contraire, elle reprend les arguments de l’Alliance Dogwood, que les centrales à biomasse émettent plus de CO2 que les centrales à charbon.

     

    L’article du Mail on Sunday nous apporte une information qui aide à expliquer comment des entreprises comme Drax ont réussi à obtenir un tel soutien financier et politique de la part du gouvernement britannique. L’ancien Ministre de l’Energie, Chris Huhne, qui a été l’un des architectes de cette politique, est entretemps devenu le directeur européen d’une entreprise américaine de pellets qui cherche à pénétrer sur le marché britannique. En même temps, Drax vient de nommer un certain Paul Hodgson comme conseiller en communication avec l’objectif d’expliquer au public les avantages de la biomasse. Ce Monsieur Hodgson travaillait auparavant pour le Ministère britannique de l’Energie et du Climat.

     

    Un dernier mot par rapport à la centrale à biomasse que l’entreprise allemande E.On est en train de mettre en place à Gardanne. Cette centrale devrait fonctionner avec des plaquettes de bois et non pas des pellets. Bien qu'une grande partie de ce combustible sera importé il est probable qu’il ne proviendra pas de l’Amérique du Nord, qui s’est spécialisée dans la fabrication de pellets. Par contre, la mégacentrale à biomasse d’E.On au Royaume Uni achète des pellets de l’entreprise Enviva dont Scot Quaranda parle dans l'entretien.

     

    Il reste à voir jusqu’à quel point les gouvernements européens et Bruxelles réviseront leur politique suite à toutes ces révélations. Il semble qu’ils se sont déjà tellement engagés à fournir des subventions à des entreprises comme Drax et E.On qu’il sera très compliqué de faire marche arrière. C’est en tout cas l’impression que nous avons par rapport à la centrale à Gardanne. La grande majorité des experts admettent qu’il s’agit d’un projet aberrant mais personne n’ose l’arrêter.

     


  • Bonjour,

    j'ai deux choses à vous signaler :

    1) un rappel que les Assises Nationales de SOS Forêt auront lieu les 16 au 18 octobre à Gardanne (Lycée Valabre). Vous trouverez ci-joint la plaquette de présentation et un programme provisoire. Le formulaire d'inscription n'est pas encore disponible, mais je vous l'enverrai dès que possible.

    2) Pour ceux qui n'ont pas pu l'écouter, voici le lien à l'émission/table ronde que nous avons réalisée le 26 juin à Radio Zinzine (nous l'avons divisée en deux parties par la suite pour la rediffusion) :

    Halte à la biomascarade


    Une table ronde diffusée en direct le 26 juin 2015 qui cherche à rappeler tous les aspects néfastes de l'engouement moderne pour le bois-énergie industriel, et notamment des mégacentrales à biomasse d'E.On à Gardanne et d'Inova à Brignoles : impact sur les forêts régionales et au niveau planétaire, pollution et conséquences pour la santé publique, gaspillage de fonds publics... L'émission démarre avec une historique du projet d'E.On et de la forte contestation qui s'est mise en place. Autour de la table: Rémy Carrodano, Claude Calvet et Jean-Luc Debard du collectif à Gardanne qui s'oppose à la mégacentrale; Gilles Nalbone du Réseau Environnement Santé; Richard Ladet de SOS Forêt Cévennes; Lucas Aubert du syndicat SNUPFEN-Solidaires à l'ONF (04), Richard Fay, SOS Forêt 04 et retraité de l'ONF, et Nicholas Bell, SOS Forêt du Sud.

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2015/SPX20150704-01-HalteALlaBiomascarade1ere.mp3

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2015/SPX20150705-02HalteALaBiomascarade2eme.mp3

    Salutations, Nicholas Bell


  • Bonjour,

    après une période assez débordée avec pas mal de voyages je tente de reprendre le fil des événements...

    Je pense que vous êtes sans doute au courant, mais voici un rappel sur la manifestation "Mobilisation citoyenne pour le climat - Non aux projets nuisibles pour le climat en Méditerranée" du 4 juin à Marseille. Les mégacentrales à biomasse à Gardanne et Brignoles font bien sûr partie de ces projets nuisibles. Voir tract ci-joint.

    D'autre part, nous avons reçu une série de photos de nos amis de SOS Forêt Cévennes sur la déforestation dans leur région :

    http://sosforetcevennes.wordpress.com/base-documentaire/

    Une date à noter : les Assises Nationales de SOS Forêt, "Révolution climatique et crise écologique - l'urgence d'une autre approche de la forêt", qui auront lieu à Gardanne les 16-18 octobre.

    J'arrête là pour le moment. J'ai imprimé plein de documents à lire sur une multitude de questions liées aux impacts des mégacentrales à biomasse : un nouveau feu au Pays de Galles, une nouvelle usine à pellets aux Etats Unis qui fournira une partie importante du chauffage pour Paris (!), deux nouvelles dénonciations du mensonge de carbone-neutralité de la combustion de la biomasse. J'essaierai de vous envoyer des infos dans les semaines à venir.

    Salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud


  • Bonjour,

    un message rapide pour vous informer sur une nouvelle étape importante dans la contestation contre les mégacentrales à biomasse à Gardanne et Brignoles. Le 25 mars, quatre collectivités locales ont déposé un recours juridique contre ces projets et notamment contre la manière dont l'enquête publique a été menée. Il s'agit de deux Parcs Naturals Régionaux, celui du Luberon et celui du Verdon, et deux communautés de communes : Forcalquier/Montagne de Lure et Pays de Banon. Le 27 mars il y avait une conférence de presse à Forcaqluier. Je joins quelques articles de presse et le dossier distribué lors de la conférence.

    Demnain vendredi je ferai une émission à Radio Zinzine à 17h avec des entretiens avec Brigitte Reynaud, Christophe Castaner, Bernard Clap et Jean-Louis Joseph. Vous pourrez l'écouter en direct sur www.radiozinzine.org

    A part ça, pour ceux/celles qui n'ont pas pu écouter l'émission "E.On - F.Off" voici le lien :

    E.On - F.Off


    Rebecca Rosen est une jeune Canadienne qui a vécu une année à St Etienne les Orgues dans les Alpes de Haute-Provence où elle a aimé se promener dans les forêts de la Montagne de Lure. Ayant appris que le bois d'une récente coupe dans cette forêt a été vendu à l'entreprise E.On pour sa mégacentrale à biomasse à Gardanne, elle a décidé de réagir. Dessinatrice, elle a d'abord réalisé un BD, ensuite elle a fait une manifestation à elle toute seule devant le siège d'E.On à Dusseldorf avec une pancarte ''E.On, F.Off''. Prochaine étape: un RV de plus de trois heures avec quatre responsables de la centrale à Gardanne, y compris un tour de l'usine. Ce n'est que le début de ce qui risque de devenir une longue lutte contre la déforestation en Provence... et au Canada.

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2015/SPX20150224-EOnFOff.mp3

    J'ai récemment réalisé deux autres émissions qui pourraient vous intéresser :

    Les forêts du monde - un tour d'horizon (1ère partie)


    Jean-Pierre Sorg est ingénieur forestier suisse à la retraite active. Il a surtout travaillé dans les forêts tropicales, mais il connaît aussi très bien les forêts de son pays et leur gestion. Dans cette émission en deux parties il présente un véritable état des lieux des forêts à l'échelle planétaire. Dans la première partie, il évoque plusieurs questions : comment définir une forêt? Dans quels continents peut-on observer une forte déforestation, tandis que dans d'autres la forêt s'étend? Qui sont les acteurs, et quelles sont les causes, de la déforestation?

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2015/SPX20150312-01LesForetsDuMonde1.mp3

    Les forêts du monde - un tour d'horizon (2ème partie)


    Dans cette deuxième partie il parle de la question complexe du rôle et de l'impact des forêts par rapport aux émission de gaz à l'effet de serre, du nouvel engouement pour le bois-énergie industriel, la situation en Suisse...

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2015/SPX20150315-02LesForetsDuMonde2.mp3

    Salutations amicales, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud


  • 1. Conférence-débat sur la pollution atmosphérique par les particules fines et ultrafines : un problème urgent de santé publique
    Par Gilles NALBONE, Directeur de Recherches émérite Inserm, membre actif du Réseau Environnement Santé
    Brasserie les 3 Cafet., Gardanne (à côté du cinéma), 20 mars, 19h - 20.30 (voir flyer ci-joint)

    2. Café Culturel Citoyen, 23 bd. Carnot, Aix-en-Provence, 8 avril, 19h30

    Collectif Climat Pays d’Aix

     

    Climat ou TAFTA, il faut choisir. Question brulante !

     

    La preuve par E.ON et les gaz de Gardanne ?

    (voir ci-joint)

    3. Deux articles récents :

    - "Le bois, mais à quel prix?", journal de ma mairie de Gardanne, 28.1.15, qui confirme la forte hausse de prix de bois actuelle due à la concurrence saur le marché régional
    - "EON plonge", 20 minutes, 11.3.15, sur les grandes difficultés économiques de l'entreprise EON.

    Salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud

    PS: J'ai encore environ 200 dossiers "Halte à la biomascarade" disponible. Prix: 2 euros (réduction pour commandes importantes). Envoyer un chèque à Nicholas Bell, Le Pigeonnier, 04300 Limans


  • Bonjour,

    C'est vraiment dernière minute, mais je vous informe que demain (mardi) vous pourrez écouter une émission à 12h30 sur les ondes de Radio Zinzine. Il est aussi possible de l'écouter en direct sur le site www.radiozinzine.org

    Il s'agit de

    E.On - F.Off


    Rebecca Rosen est une jeune Canadienne qui a vécu une année à St Etienne les Orgues dans les Alpes de Haute-Provence où elle a aimé se promener dans les forêts de la Montagne de Lure. Ayant appris que le bois d'une récente coupe dans cette forêt a été vendu à l'entreprise E.On pour sa mégacentrale à biomasse à Gardanne, elle a décidé de réagir. Dessinatrice, elle a d'abord réalisé un BD, ensuite elle a fait une manifestation à elle toute seule devant le siège d'E.On à Dusseldorf avec une pancarte ''E.On, F.Off''. Prochaine étape: un RV de plus de trois heures avec quatre responsables de la centrale à Gardanne, y compris un tour de l'usine. Ce n'est que le début de ce qui risque de devenir une longue lutte contre la déforestation en Provence... et au Canada.

    Salutations, Nicholas Bell


  •  

     

    Bonjour,

     

    Voici quelques nouvelles sur la lutte contre les mégacentrales à biomasse.

     

    Sur le front juridique, trois collectivités locales (Parc Naturel Régional du Luberon et les Communautés de Communes Forcalquier/Montagne de Lure et Pays de Banon) ont décidé de déposer un recours juridique, notamment contre la manière dont l’enquête publique sur la centrale à Gardanne a été menée. C’est le troisième recours contre ces projets aberrants.

     

    Un nouveau Comité de Suivi du Site a été créé par le préfet afin de suivre la mise en place de la centrale. Pierre Calfas, Bernard Auric, Lucien Agresti et Jean Ganzhorn (tous membres de notre collectif) font partie du collège des riverains. Ils ont participé à la première réunion le 4 février. Pierre fait partie du bureau. Ce comité ne concerne que le site et la zone à proximité. Les questions liées à l’approvisionnement sont discutés dans le cadre du Comité biomasse régional.

     

    Afin d’apaiser la situation dans les zones d’approvisionnement prioritaire où de très nombreuses collectivités contestent le projet d’E.On, le ministère et les services de l’Etat ont demandé à E.On de sensiblement augmenter le niveau de ses importations de bois pendant les premiers trois ans de fonctionnement.

     

    Selon les informations données lors de la rencontre de la Charte Forestière Luberon-Lure à La Bastidonne (26 janvier), la quantité de bois qu’E.On récoltera en PACA pendant trois ans est réduite à 100.000 tonnes par an. Au début il a été prévu des prélèvements dans la région PACA de 160.000 tonnes la première année et ensuite une augmentation chaque année.

     

    Il faudrait être vigilant sur l’origine du bois importé et les méthodes de déforestation. Au niveau mondial, 30% du commerce de bois est illégal. Apparemment E.On veut importer de l’Espagne et des Pays Baltes (attention : ces derniers sont des portes de sortie pour des produits des pays de l’ex-Union Soviétique. Donc danger éventuel de bois radioactif).

     

    Il semble qu’E.On ait choisi une technologie adaptée aux plaquettes et pas aux pellets, ce qui exclut les importations de l’Amérique du Nord (où on produit surtout des pellets). La technologie à Gardanne est le « lit fluidisé », très chère, utilisant beaucoup d’électricité, qui ne marche pas avec les pellets. Ceci représente très probablement un problème pour E.On car les plaquettes représentent entre trois et quatre fois le volume par rapport aux pellets pour obtenir la même performance énergétique. Le bois représente entre 70 et 80% du coût de chaque kw produit.

     

    La tension et la concurrence sur le marché du bois régional a eu comme conséquence une augmentation de prix du bois d’environ 30%, ce qui risque de poser des problèmes aux collectivités locales qui ont mis en place des chaufferies de taille modeste avec un budget calculé sur un prix de bois plus bas.

     

    Le 5 février j’ai participé à une réunion publique à Londres organisée par Biofuelwatch et les Amis de la Terre. Des représentants de trois organisations du Sud des Etats-Unis (Dogwood Alliance, Natural Resources Defence Council et Southern Environmental Law Centre) ont décrit en détail les ravages perpétrés dans les magnifiques forêts de la région pour la fabrication de pellets destinés aux centrales à biomasse en Europe. Le 11 décembre 2014, la Dogwood Alliance a annoncé que plus de 50.000 citoyens américains avaient signé une pétition qui sera présentée à la Commission Européenne.

     

    Lors du débat pendant la Conférence régionale sur la forêt qui a eu lieu au Conseil Régional à Marseille le 9 février, j’ai évoqué la forte contestation des collectivités locales et demandé comment les services de l’Etat peuvent justifier une augmentation d’importations et donc de déforestation dans des pays lointains pour une centrale avec un rendement minable et un impact néfaste sur la santé publique. Le représentant d’E.On s’est passablement énervé en réaction à cette intervention. Il a accusé notre collectif de diffuser des mensonges, notamment en ce qui concerne les quantités de bois dont E.On a besoin pour la centrale. Il a affirmé que ce sont ces mensonges qui ont incité les collectivités locales à contester le projet, ce qui a, par la suite, effectivement poussé l’Etat à réclamer une augmentation d’importations. Ce qui équivaut à dire que ces collectivités ont bêtement suivi les informations de notre collectif (elles sont bien assez grands pour comprendre les dangers de ces centrales).

     

    Pierre Calfas (président de FNE 13) est intervenu après, en disant qu’il faisait donc partie des « menteurs », mais que le collectif s’est toujours basé sur les données diffusées par E.On.

     

    Lors du prochain Comité Biomasse Régional qui aura lieu le 18 février nous avons décidé de distribuer notre dossier « Halte à la biomascarade », actualisé avec les dernières informations (ci-joint), aux participants. Le but de ce Comité, créé par le Préfet, est de voir comment satisfaire les besoins des différents consommateurs de bois : Tarascon, EON, Inova, la filière biomasse locale etc. Deux membres de notre collectif en font partie (Pierre Calfas et Brigitte Reynaud).

     

    Lors du Salon Primevère qui aura lieu à Lyon les 20-22 février, Norbert et Annick Bossu qui habitent dans la région lyonnaise tiendront un stand contre les grands projets inutiles et nuisibles. Ils proposent de faire une action de sensibilisation et diffusion d’information sur les mégacentrales d’E.On et d’Inova. Ils seront très contents s’il y a parmi vous qui pourraient leur donner un coup de main. Contact : norbert.bossu@wanadoo.fr  (06 84 88 57 88).

     

    Si vous voulez recevoir des copies du dossier, envoyez un chèque à Nicholas Bell, Le Pigeonnier, 04300 Limans. Coût : 2 euros/exemplaire + un peu pour les timbres.

     

    Voilà pour le moment, salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud

    www.sosforetdusud.org


  • Bonjour,

    en ce début d'année je n'ai pas beaucoup de nouvelles à vous transmettre au sujet de notre campagne contre les centrales à biomasse d'E.On et d'Inova à Gardanne et Brignoles.

    Voici un article paru dans un journal local de Southampton dans le sud d'Angleterre qui démontre, une fois de plus, le danger d'incendie provoqué par les grands tas de plaquettes de bois. Pour résumer, cet article explique que "les craintes par rapport à l'impact d'une centrale à biomasse géante prévue à Southampton ont été relancées suite à une énorme incendie de plaquettes de bois au port de la ville. La puanteur de la fumée infecte plane aujourd'hui sur le district de Millbrook où les riverains craignent que l'arrivée d'une centrale chez eux augmentera les risques d'incendies à répétition et de pollution." L'article précise que l'incendie continuera sans doute à brûler encore plusieurs jours, malgré l'action des pompiers. "Selon des voisins et des conseillers municipaux cette incendie montre à quel point les plaquettes de bois qui servent de combustible dans ces centrales à biomasse sont inflammables." Le PDG d'une entreprise basée au port de Southampton, "soupçonne que l'origine de l'incendie est l'auto-combustion" (ou combustion spontanée), un phénomène déjà bien documenté. Rappelons que nous avons déjà souligné ce problème dans la chapitre sur "Les dangers pour la santé publique" dans le dossier "Halte à la biomascarade" :

    L’auto inflammation des plaquettes de bois et des granulés, les feux et explosions dus à la poussière de bois, sont les risques pour la sécurité les plus importants partout où sont manipulés de grandes quantité de plaquettes de bois ou de granulés. Ces risques sont plus importants que les risques que présentent de grandes quantités de charbon. Entre 2008 et 2012, au moins 76 accidents avec feu ou explosion de poussière liés à des granulés - dont certains mortels – ont été rapportés par les médias dans le monde.

    D'autre part, le Préfet de la région PACA a décidé de créer une "Commission de Suivi de Site (CSS) spécifique pour la centrale d'E.On à Gardanne/Meyreuil. La première rencontre aura lieu le 4 février. Plusieurs personnes actives dans les collectifs qui s'opposent à la centrale à biomasse sont invitées à participer dans le collège "riverains de l'installation classée", dont Bernard Auric, Jean Ganzhorn, Pierre Calfas, Marie-Claire Mouyrin et Lucien Agresti. Nous attendrons avec intérêt leur compte rendu de cette première rencontre. Les autres collèges : "Administration de l'Etat", "Elus des collectivités territoriales" (à noter qu'il s'agit uniquement des élus des communes de Gardanne, Meyreuil et Fuveau, ainsi que de la Communauté de Pays d'Aix - donc pas d'élus des zones d'approvisionnement prioritaire de "bois forestier"), "Exploitants de l'installation classée" (E.On) et "Salariés de l'installation classée".

    Annick et Norbert Bossu, des amis qui habitent près de Lyon et qui suivent depuis longtemps les différentes luttes contre des grands projets nuisibles et inutiles, y compris celle contre la centrale d'E.On, nous proposent de faire une action de sensibilisation et d'information sur la problématique de la biomasse industrielle et notamment Gardanne lors du salon Primevère à Lyon qui aura lieu les 20-22 février et qui réunit énormément de monde. Donc distribution de tracts, participation à un stand d'info et vente d'une version actualisée du dossier "Halte à la biomascarade". Pour cela, ce serait utile de savoir s'il y en a parmi vous qui voudraient commander un certain nombre d'exemplaires de ce dossier. Nous sommes en train de voir pour des devis pour l'impression. Il faudrait l'imprimer vers le 10 février. Annick et Norbert espèrent aussi qu'il y a des volontaires prêts à les aider dans cette action au salon. Voici l'adresse électronique de Norbert : norbert.bossu@wanadoo.fr

    Voilà pour le moment. Salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS >Forêt du Sud
    www.sosforetdusud.org



  • Bonjour,

    cela fait longtemps que je ne vous ai pas envoyé des infos sur la contestation contre la centrale à biomasse qu'E.On est en train de mettre en place à Gardanne.

    J'ai l'impression que E.On est dans une situation contradictoire. Elle avance sur le site, mais en même temps les problèmes se multiplient. Le récent article de Mediapart (lien en bas) confirme ce que nous avons déjà entendu : l'Etat lui a demandé d'augmenter le pourcentage d'importations et l'objectif d'un approvisionnement total en France après 10 ans est abandonné.  Ayant choisi la technologie adaptée aux plaquettes et pas aux pellets, E.On se voit contraint à importer de grandes quantités de plaquettes, ce qui sera bien plus onéreux financièrement. Ce qui est tout à fait scandaleux dans le sens que le résultat sera la déforestation massive dans des pays probablement en Afrique et en Amérique Latine (le Canada et les Etats Unis fabriquent surtout des pellets) pour la production d'électricité chez nous en France, avec un rendement minable.

    Dans le cadre de sa restructuration annoncée en grande pompe dans les médias (voir l'article du Monde ci-joint) et sa décision de se séparer de ses centrales charbon et nucléaire, il n'est pas clair quelle approche E.On aura par rapport à Gardanne, car il y a une partie (Groupe 5) qui fonctionne toujours au charbon et l'autre qui deviendrait une centrale à biomasse, mais les deux unités sont fortement liées sur le même site.

    En plus, il est maintenant confirmé que les trois collectivités (PNR Luberon, ComComs Forcalquier/Lure et Pays du Banon) déposeront très bientôt leur recours juridique contre l'autorisation ministérielle et préfectorale. Il y aura une conférence de presse, pas encore fixée. Toujours pas suspensif, mais bien gênant médiatiquement et politiquement.

    A mon avis, c'est vraiment le moment d'augmenter considérablement la pression, notamment au sujet de la santé publique qui est la question qui pourrait faire bouger des habitants des communes autour, donner la base d'un référé et mettre dans l'embarras le Préfet et le ministère. C'est pourquoi nous avons commencé à distribuer un tract sur ce sujet (joint en deux documents jpg, recto et verso).

    Il y a eu récemment plusieurs articles ou émissions intéressants :

    - l'article de Mediapart : http://www.mediapart.fr/journal/france/121214/bataille-electrique-autour-d-une-centrale-bois-geante-gardanne?page_article=1

    - un article dans Reporterre : paru sur reporterre: http://www.reporterre.net/spip.php?article6713

    - une émission excellente de Ruth Stegassy dans "Terre à terre" sur France Culture (le 13 décembre) :  

    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-territoires-sans-menagement-8-la-mega-centrale-a-biomasse-de-gardanne-2014-12

    - Une émission de Radio Zinzine "E.On et Tarascon - la guerre du bois est lancée", un entretien avec Philippe Chansigaud : http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2014/SPX20141213-EONetTarascon.mp3


    N'oubliez pas que vous pouvez trouver plein de documents et d'informations sur le site www.sosforetdusud.org et notamment la version actualisée de notre dossier "Halte à la biomascarade".

    Salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud et Réseau pour les Alternatives Forestières


  • Invitation

    Rencontre autour d’un chantier bois éthique

    le vendredi 16 janvier à Chabrillan


    A l’occasion du second chantier bois bûche de Dryade sur la zone de Crest, venez rencontrer les propriétaires et professionnels forestiers, les consommateurs de bois qui expérimentent un modèle d'approvisionnement bois bûche en circuit local, dans le cadre d'une gestion respectueuse de la forêt.

    Sur une parcelle de l’association de propriétaires de Grâne, l’ASLGF de la Pierre Sanglante, découvrez comment améliorer un taillis de feuillus, sortir le bois en traction animale, et alimenter les foyers alentours. Une approche de la forêt à la fois sensible et concrète.

     

    Au programme :

    - Démonstration de débardage à cheval

    - Échange avec des professionnels forestiers (Longo Maï Treynas du Réseau pour les Alternatives Forestières, J&S bûcherons élagueurs locaux)

    - Sensibilisation à l'éco-gestion forestière

    - Discussion autour du bois local et des circuit courts

    - Pique-nique partagé

     

    RdV le 16 janvier à partir de 11h30 et jusqu’à 14h30 sur la parcelle,

    commune de Chabrillan

    (voir ci dessous pour accès)

     

    Profitez en pour commander dès maintenant du bois issu de ce chantier, il vous chauffera durant l’hiver 2016-2017 (voir bon de commande en pièce jointe)

     

    Informations pratiques :

    Pique-nique partagé, amenez salades, boissons...

    Accès : Plan d'accès en PJ. Depuis Crest, prendre la direction de Grâne. Dépasser le panneau indiquant Chabrillan vers votre gauche et prendre la deuxième à gauche (chemin de Beaune). Continuer tout droit jusqu'au bout de la route.

     

    Contact : 08 11 26 00 64 contact@dryade26

    -- Association Dryade60 avenue Jean Rabot26 400 CREST0 811 26 00 64dryade26.org

     

     


  • L'association RELIER et le Réseau pour les Alternatives Forestières
    ont le plaisir de vous annoncer la sortie de leur livre :

    Vivre            avec la forêt et le bois - Portraits d'acteurs engagésLa filière bois-forêt connaît des dérives similaires à celles du monde agricole : forte concentration du pouvoir aux mains de quelques acteurs et tendance à la simplification, à l’intensification des pratiques. A travers un état des lieux et une galerie de dix portraits, RELIER et le Réseau pour les Alternatives Forestières invitent à découvrir d’autres façons d’agir, viables et respectueuses des hommes et de la forêt.
    Les
    acteurs présentés dans ce livre dépassent les contradictions usuelles du rapport de l’Homme à la forêt : entre ennemie originelle, refuge et production de matériaux. Ils sont propriétaires ou gestionnaires forestiers, bûcherons ou débardeurs, scieurs ou charpentiers, arboristes ou paysans, conseillers communaux ou militants associatifs. Ils ont fait le choix de travailler ou de vivre avec elle.
    Ils ont en commun
    la volonté d’accorder leurs actes à leurs valeurs, le refus du fatalisme et le goût de l’innovation
    . Alors que la forêt devient un capital comme les autres, soumise par des puissances financières à des enjeux et profits de court terme, ces femmes et ces hommes agissent pour une forêt considérée pour elle-même, traitée comme une partenaire, et inscrivent leur action dans le temps long et naturel de la forêt et de la vie.
    Source d’inspiration pour les jeunes tentés par des métiers proches de la nature et de l’artisanat,
    ce livre s'adresse à tous les usagers de la forêt (professionnels, amateurs de meubles en bois, de charpentes, de bois-bûche… ou tout simplement de champignons, d’eaux et de paysages). Ils prendront conscience de leur lien de dépendance à la forêt et de l’impact de leurs choix sur son devenir.

    Un sujet passionnant, la rencontre de pratiques et modes de vie hors du commun, des propos clairs et précis illustrés de nombreuses photos et dessins, rendent la lecture de ce livre aisée, agréable, et enrichissante.


    116 pages, format A5
    Prix de vente public : 10€
    Commander en ligne:
    CLIQUER ICI
    Le feuilleter :
     CLIQUER ICI
    E-mail :
    contact@alternativesforestieres.org
    Web :
    www.reseau-relier.org/Nouvelle-publication-de-RELIER


  • Bonjour à tous,

     Ce livre « vivre avec la forêt et le bois », « raconte » dix personnes qui agissent dans la forêt dans l’esprit du réseau pour une alternative forestière (RAF) qui édite ce livre.

     Il est disponible à la librairie « route du sud » à Laragne ; j’en ai aussi quelques uns poru dépôt vente.

     Bien cordialement,

     Etienne

      Etienne DECLE  

    Arzeliers Village 

    05300 LARAGNE MONTEGLIN 

     tel :    04.92.20.23.46 

    mob : 06.87.71.46.00

     


    De : RELIER et le Réseau pour les Alternatives Forestières [mailto:contact=alternativesforestieres.org@mail73.atl31.mcdlv.net] De la part de RELIER et le Réseau pour les Alternatives Forestières
    Envoyé : vendredi 17 octobre 2014 16:39
    À : Etienne
    Objet : Sortie du livre : "Vivre avec la forêt et le bois"

     

    Le Réseau pour les Alternatives Forestières et RELIER sont heureux de vous annoncer :  

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    Lisez-le dans votre navigateur.
     

     

     

     

     

    La filière bois-forêt connaît des dérives similaires à celles du monde agricole : forte concentration du pouvoir aux mains de quelques acteurs et tendance à la simplification, à l’intensification des pratiques. A travers un état des lieux et une galerie de dix portraits, RELIER et le Réseau pour les Alternatives Forestières invitent à découvrir d’autres façons d’agir, viables et respectueuses des hommes et de la forêt.

    Les acteurs présentés dans ce livre dépassent les contradictions usuelles du rapport de l’Homme à la forêt : entre ennemie originelle, refuge et production de matériaux. Ils sont propriétaires ou gestionnaires forestiers, bûcherons ou débardeurs, scieurs ou charpentiers, arboristes ou paysans, conseillers communaux ou militants associatifs. Ils ont fait le choix de travailler ou de vivre avec elle.
    Ils ont en commun la volonté d’accorder leurs actes à leurs valeurs, le refus du fatalisme et le goût de l’innovation. Alors que la forêt devient un capital comme les autres, soumise par des puissances financières à des enjeux et profits de court terme, ces femmes et ces hommes agissent pour une forêt considérée pour elle-même, traitée comme une partenaire, et inscrivent leur action dans le temps long et naturel de la forêt et de la vie.

    Source d’inspiration pour les jeunes tentés par des métiers proches de la nature et de l’artisanat, ce livre s'adresse à tous les usagers de la forêt (professionnels, amateurs de meubles en bois, de charpentes, de bois-bûche… ou tout simplement de champignons, d’eaux et de paysages). Ils prendront conscience de leur lien de dépendance à la forêt et de l’impact de leurs choix sur son devenir.


    Un sujet passionnant, la rencontre de pratiques et modes de vie hors du commun, des propos clairs et précis illustrés de nombreuses photos et dessins, rendent la lecture de ce livre aisée, agréable, et enrichissante.

    116 pages, format A5
    Prix de vente public : 10€
    Commander en ligne: CLIQUER ICI
    Le feuilleter : CLIQUER ICI
    E-mail : contact@alternativesforestieres.org

    Web : www.reseau-relier.org/Nouvelle-publication-de-RELIER
    Pour adhérer en ligne au Réseau pour les alternatives forestières : CLIQUER ICI

    Mots clés : Forêt, bois, agriculture, artisanat, métiers, enseignement, association, commune, écologie, social. 

     

     


     

     

     

     

                     
       

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  • voici les liens pour écouter deux émissions sur la forêt réalisées récemment par Radio Zinzine. Bonne écoute! Salutations, Nicholas Bell

    Entre cimes et racines n° 13 - Dynamiques forestières


    Depuis sa création en 2008, le Réseau pour les Alternatives Forestières tente de fédérer des initiatives qui favorisent une gestion forestière qui respecte les écosystèmes et les personnes qui y travaillent. Souvent il faut aussi se mobiliser contre des menaces.  Entretiens avec Gael, Leslie et Vincent de ''Nature sur un Plateau'', un collectif qui s'oppose aux monocultures de résineux et aux coupes rases sur le Plateau de Millevaches en Limousin, avec Roger Ramond du Groupement Forestier du Pic Noir qui regroupe plusieurs familles qui ont acheté ensemble une forêt, avec Claude Calvet du collectif de Gardanne opposé à la mégacentrale à biomasse prévue par l'entreprise EON, et enfin avec trois élus de la région Luberon-Lure qui présentent la Motion adoptée par plusieurs collectivités contre ce projet.

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/ENT/ENT20140226-13DynamiquesForestieres.mp3

    A la défense des forêts des Cévennes


    Forestier de métier et farouche opposant aux gaz de schiste dans les Cévennes, Christian Sunt est aujourd'hui également engagé, avec la Convergence Citoyenne pour une Transition Energétique, dans la lutte contre le projet de mégacentrale à biomasse prévu par l'entreprise E.On à Gardanne. Analyse des conséquences néfastes pour les forêts cévenoles fortement convoitées par E.On. Extrait d'entretien aussi avec Laurent Carbonel, membre de l'association Cèze et Ganière et ancien animateur de charte forestière dans les Cévennes.

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2014/SPX20140315-ALaDefenseDesForetsDesCevennes.mp3


  • Bonjour à tous,

    Un bonne nouvelle un peu tardive. Dans le buech, après Rosans, Saint Genis,
    Montrond, Méreuil, la communauté de commune du Laragnais a signé une motion
    contre les mégacentrales (Eon et innova)

    Je vous invite à interroger vos communes et leur demander de voter à leur
    tour une motion : 400 communes de la zone d'approvisionnement de la centrale
    de Gardanne ont voté une motion contre le projet d'EON (directement ou via
    leur communauté de commune, parc ou autre):
    pourquoi pas la vôtre ? et pourquoi pas votre communauté de commune ?

    tenez moi informé de vos démarches  ; dites moi si vous voulez des
    informations complémentaires pour le faire.

    Et Pour en savoir plus : www.sosforetdusud.wordpress.com

    A bientôt,
    Etienne


    Etienne DECLE

    Arzeliers Village

    05300 LARAGNE MONTEGLIN


  •  

    /// Cyberactions / pétitions

    Cyber action N° 642: VERS LA FIN DES FORÊTS PUBLIQUES ? 

     

     

    http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/fin-forets-publiques-821.html

    Dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances pour 2015, le modèle économique de la gestion des forêts publiques pourrait être sérieusement remis en cause. Pour FNE, les efforts légitimes de réduction des déficits ne doivent pas conduire à la destruction d’un système qui a été le garant d’une gestion équilibrée des forêts publiques depuis près de deux cent ans. 

    Le régime forestier, garant de la gestion à long terme des forêts publiques

    Le régime forestier s'applique à toutes les forêts publiques de l’Etat et des collectivités. Il constitue d’abord un ensemble de garanties permettant de préserver le foncier forestier mais également un véritable régime de gestion encadré par l’Etat dans le souci de l’intérêt général.
    Il en résulte une cohérence de gestion pour toutes les forêts publiques (appartenant à l’Etat comme aux collectivités territoriales), assurée par l’Office National des Forêts, ainsi qu’une égalité entre les territoires, en permettant une redistribution des bénéfices des ventes de bois des régions où l’exploitation forestière est rentable vers les autres régions.
    Ainsi que le précise le Code forestier, " les bois et forêts relevant du régime forestier satisfont de manière spécifique à des besoins d’intérêt général ", tels que la préservation de la biodiversité et l’accueil du public.

    Un projet aux visées strictement budgétaires, incompatibles avec l’intérêt général

    Dans deux communiqués publiés le 6 septembre, la Fédération Nationale des Communes Forestières (FNCOFOR) d’une part et le Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts et de l’Espace Naturel (SNUPFEN) d’autre part, alertent sur les discussions qui semblent se conduire au sein du Gouvernement. Selon ces sources, l’Etat souhaiterait compenser son désengagement partiel du financement de la gestion des forêts publiques en en transférant la charge aux communes
    forestières, propriétaires des forêts des collectivités et qui, par la loi, doivent en confier la gestion à l’Office National des Forêts (ONF). Le risque serait alors grand que les collectivités demandent à se soustraire à ce régime, conduisant à la privatisation de la gestion des forêts publiques.
    Pour Hervé Le Bouler, responsable des politiques forestières à FNE : « Le projet dont il est fait mention, s’il s’avérait refléter réellement la volonté du Gouvernement, constituerait un recul sans précédent pour la politique forestière française. Il serait illusoire de croire que l’exemplarité de la gestion des forêts publiques, exigence que nous formulons régulièrement, puisse être atteinte en fragilisant l’établissement chargé de les gérer, l’ONF, et les collectivités qui les possèdent. »

    En conséquence, FNE demande le retrait immédiat de ce projet et des garanties sur le maintien du régime forestier et la sécurisation du modèle socio-économique de gestion des forêts publiques.
     

    VRAI-FAUX REBONDISSEMENT CE VENDREDI : UN ACCORD EN TROMPE L’ŒIL ! 

    Sur proposition de Jean-Yves Caullet, président du conseil d’administration de l’Office, l’ONF renonce comme prévu à 20 M€ cette année puis à 50 M€ sur 3 ans, à condition que les communes ne paient pas plus. 

    Une négociation menée entre l’ONF, les ministères de tutelle et la Fédération Nationale des communes forestières, sans concertation -bien sûr- avec les syndicats forestiers et les associations de protection de l’environnement. On discutera après et on fera une nième réforme de structure.

    Au final, qui va payer ?
     je retranche d’un côté, à la tronçonneuse !, je rajoute de l’autre et c’est la forêt qui trinquera ! Un peu moins de forestiers, des missions de service public amputées, encore un peu plus de coupes de bois pour gratter des sous.

    Jusqu’à quand ? 
    l’année prochaine,le gouvernement tentera d’aller un peu plus loin, de ménager la chèvre et le chou, avant de tuer la chèvre !Sans réaction citoyenne,la lame de fond nous entrainera inévitablement vers la privatisation de la gestion des forêts publiques et l’intensification des prélèvements de bois !
     

    Le collectif SOS-Forêt France invite les élus et l’ensemble de la population à agir très rapidement auprès du 1er ministre et des parlementaires pour que cette mesure financière à courte vue soit retirée du projet de budget 2015 et ne pèse ni sur le budget de l’ONF, ni sur celui des communes. 

    Il s’inscrit également dans l’action des personnels de l’ONF qui aura lieu le Jeudi 25 septembre à 9H au siège de l’ONF  2, Av de St Mandé, Paris 12ème, à l’occasion du Conseil d’administration de l’établissement. 

    Nous vous invitons à interpeller le Premier Ministre et votre député. 

    COMMENT AGIR ?  

    Sur le site : Cette cyber @ction est signable en ligne

    http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/fin-forets-publiques-821.html

    * * * * * * * * * 
    Prénom, Nom
    Adresse
    Code postal, commune
     

    Monsieur le Premier Ministre 

    Madame, Monsieur  

    Avec le collectif SOS-Forêt France je tiens à dénoncer la privatisation de la gestion des forêts publiques et l’intensification des prélèvements de bois !
    Je demande que la mesure financière à courte vue envisagée soit retirée du projet de budget 2015 et ne pèse ni sur le budget de l’ONF, ni sur celui des communes.
    * * * * * * * * *

    Par courrier électronique
    : C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :
    1- Copiez
     

    LE TEXTE À ENVOYER ci-dessus entre les ******
    2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
    3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
    4- Rajouter l'objet de votre choix  : Non à la privatisation des forêts françaises !
     

    5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
    cyberacteurs@wanadoo.fr
     
    premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

     

    premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

    Cliquer ici :
    <mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,premier-ministre@cab.pm.gouv.fr>
    ou ici selon votre logiciel de messagerie
    <mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;premier-ministre@cab.pm.gouv.fr> 

    Vérifiez que les adresses apparaissent bien
    6- Envoyez le message
     

    Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Premier Ministre, à votre député et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action 

    En savoir plus :  

    Le coup de grâce porté à la forêt publique française ?
    http://www.sosforet.org/le-choc-septembre-2014 

    /// Journal des bonnes nouvelles

     

    /// Nous aider

    Faites un don : 66% déductible fiscalement


  •  

    Grande manif à Gardanne

    A l'initiative du Collectif SOS FORETS du SUD
    >

    contre le projet de Centrale Biomasse d'E.On
    >  
    > le dimanche 5 octobre à 10h30 
    >
    place de la Mairie à Gardanne.
    >


    >
    > EELV05 se joint au collectif et prend en charge l'organisation du transport : co-voiturage ou bus selon le nombre de participants.
    > L'itinéraire sera le suivant : Briançon, Embrun, Gap, La Saulce, A51 jusqu'à Gardanne
    >

    Petite précision : des arrêts peuvent être prévus aux accès A51, où l’on peut sortir de l’autoroute et y entrer facilement :

    -          Sisteron nord (pour Le Buech)

    -          Peyruis (pour la Bléone)

    -          Manosque

    Merci donc de bien vouloir nous informer avant le 25 septembre de votre volonté de participer à ce rassemblement, en répondant à Karine GONINET à l'adresse suivante :
    >
    porte-parole-05@eelv.fr
    > en précisant :
    >
    >
    NOM :
    > Prénom:
    > Nombre de personnes :
    > Téléphone:
    > Point du parcours où vous souhaitez monter dans le transport collectif :
    > Si vous êtes prêt à utiliser votre véhicule, de combien de places disposez-vous (nombre de places total chauffeur compris) :
    >

    > Pour en savoir plus sur ce projet :
    >
    Le Dossier Halte à la Biomascarade : https://sosforetdusud.wordpress.com/2014/06/23/dossier-halte-a-la-biomascarade-juin-2014/
    > Article dans Reporterre : http://www.reporterre.net/spip.php?article4598
    >



  • Bonjour,

    les nouvelles de Gardanne sont très inquiétantes : depuis 20 août de nombreux camions sont arrivés à la centrale chargés de grumes (voir la photo ci-jointe). En plus, nous devons constater que La Provence apporte son appui à E.On : "En Provence, on ne coupe pas assez d'abres" (4 septembre 2014), ci-joint.

    Il est urgentissime de réagir. Le Collectif SOS Forêt du Sud étudie les possibilités de référé juridique pouvant accélérer l'examen de nos deux recours déjà déposés. Dans ce cadre, nous avons demandé à nos amis britanniques de Biofuelwatch de rédiger des documents sur les impacts extrêmement négatifs sur la santé publique de mégacentrales à biomasse. Nous avons reçu deux documents qui sont en cours de traduction, que nous vous enverrons une fois prêts.

    D'autre part, nous avons décidé d'organiser un grand rassemblement contre le projet d'E.On qui aura lieu le dimanche 5 octobre à 10h30 sur la place de la Mairie à Gardanne.

    Il est ESSENTIEL que nous soyons TRES NOMBREUX pour ce rassemblement, avec un maximum de maires et d'élus avec écharpes. Il faudrait coordonner les covoiturages ou éventuelle location de cars au niveau de chaque département :

    - pour le 04, écrire à moi;
    - pour le 05, écrire à Etienne Decle : etienne.decle@wanadoo.fr
    - pour le 83, écrire à Jérôme Tron : jtron1@free.fr
    - pour les Cévennes : contact@sosforetcevennes.org

    Nous rédigerons prochainement un tract à diffuser aussi largement que possible sur ce rassemblement.

    Lors d'une réunion le 5 septembre à Alès, nous avons aussi décidé d'organiser une manifestation et réunion publique le jeudi 16 octobre à Florac (Lozère). La manif sera devant le siège du Parc National des Cévennes afin de protester contre l'accord de partenariat signé par le PNC avec E.On. Ce serait important que des élus qui ont adopté des motions contre le projet d'E.On y participent, notamment des élus des Parcs Naturels Régionaux qui ont exprimé leur opposition (Luberon, Baronnies).

    Je tiens aussi à insister sur le fait qu'il ne s'agit pas uniquement de défendre les forêts de nos régions face à l'appétit d'un mastodonte comme E.On (ou Inova à Brignoles). La menace est planétaire. Nous venons de recevoir un article qui explique que le Canada est devenu le pays avec la pire déforestation au monde, dépassant le Brésil (voir article du "Ottawa Citizen"), notamment dans la forêt boréale qui a besoin de siècles pour se recréer, à cause des températures très basses. Une bonne partie du bois coupé aujourd'hui est destiné aux mégacentrales à biomasse en Europe, comme la centrale de Drax au Royaume-Uni qui a besoin de 15 millions de tonnes de bois par an!!! Nous savons qu'E.On importera la moitié du bois pour Gardanne, au moins pendant 10 ans.

    A ce propos notons que, selon Pierre Calfas, président de FNE 13, qui
    a participé, vendredi dernier, à la mise en place du nouveau conseil de développement du Grand Port Maritime de Marseille,  la nouvelle directrice du directoire a annoncé avec plaisir qu'E.On avait signé fin juin un contrat avec une société manutentionnaire (Sea Invest / Carfos) pour 300.000 tonnes par an de bois pour 10 ans.

    Voilà pour le moment. C'est le moment de bouger! Salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud


    PS: Nous avons fait imprimer l'excellent dossier "Forêt, un trésor inépuisable?" (20 pages A4 en couleur) publié dans le numéro d'été de la revue de Nature et Progrès. Il y a deux articles sur E.On et son impact prévisible sur les forêts, et d'autres sur le Réseau pour les Alternatives Forestières, Pro Sylva etc. Vous pouvez le commander chez moi. Le dossier coûte 2 euros par exemplaire, il faudrait rajouter les frais de port : 1.50 euro pour un exemplaire, 3.20 euros pour cinq). Vous pouvez m'envoyer un chèque à :
    Nicholas Bell, Le Pigeonnier, 04300 Limans

    * Grand rassemblement à Gardanne et autres infos


  • Bonjour,

    voici le lien à une nouvelle émission de Radio Zinzine. Très instructif sur les conséquences de cette folie moderne - la bois énergie à l'échelle industrielle. Bonne écoute! Salutations, Nicholas Bell

    Bois - énergie à risque
    une émission de Radio Zinzine, 50'


    Suite de nos émissions sur les conséquences néfastes du nouvel engouement pour le bios-énergie industriel et notamment du projet de centrale à biomasse à Gardanne, cette émission aborde trois sujets. D'abord, Anne Dez, présidente de la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature Drôme, évoque les leçons à tirer de l'expérience de la centrale à biomasse à Pierrelatte qui fonctionne depuis 2012. Ensuite, Duncan Law de l'association britannique Biofuelwatch, parle de la situation au Royaume-Uni où le secteur de la biomasse prend une dimension hallucinante. Enfin, Régine Millarakis et Romain Virrion de Mirabel - Lorraine Nature Environnement dénoncent le projet Syndiese du CEA à Saudron, près de Bure, qui vise à transformer des arbres en diesel pour nos voitures.


    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2014/SPX20140726BoisEnergieARisque.mp3


  • Bonjour,
    >
    > comme vous le savez probablement, le Collectif SOS Forêt du Sud dénonce depuis presqu'un an le projet de centrale à biomasse d'E.On à Gardanne. L'organisation "Sauvons la forêt" ou "Rettet den Regenwald" basée en Allemagne a récemment lancé cette pétition. À ce jour, les différentes versions (anglaise,  allemande et française) de la pétition ont réunies plus de 58 000 signatures. A vous de signer et de diffuser l'info autour de vous! Salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud
    >
    > sosforetdusud.wordpress.com
    >


    >

     

    Lien direct vers la pétition : https://www.sauvonslaforet.org/petitions/959


    >
    >
    >

    E.On veut brûler les forêts françaises 
    > à Gardanne !

     

    Les forêts du sud de la France sont en danger. Le géant de l’énergie E.On veut convertir à la biomasse la centrale thermique Provence 4 à Gardanne. Le monstre industriel dévorerait près d’un million de tonnes de bois par an. Mobilisons-nous contre cette aberration écologique grassement subventionnée par l’État français !

    La centrale à biomasse d’E.On menace les forêts françaises - © david hughes - Fotolia.com 

     

    E.On veut mettre en fonctionnement une méga-centrale électrique à biomasse à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône. Le 3ème groupe mondial du secteur de la distribution d’énergie y brûlerait 855.000 tonnes de bois par an, pour moitié en provenance des forêts du sud de la France, le reste étant importé, principalement des forêts anciennes du Canada et des États-Unis. Une des conséquences serait l’industrialisation des forêts, notamment des Cévennes, avec ses coupes à blanc et la destruction de la biodiversité.

    La centrale à biomasse de Gardanne : une aberration écologique…

    Obligé par l’UE d’arrêter la centrale existante au charbon d’ici fin 2015, E.On consommerait étrangement plus de charbon de bois suite à sa conversion à la biomasse qu’auparavant. En outre, le bois n'est pas un combustible vert : par unité d'énergie, la combustion du bois libère encore plus de carbone que le charbon.

    Autre aberration : avec un rendement énergétique de 35%, deux-tiers des arbres seraient tout simplement brûlés pour rien à Provence 4. Plus aberrant encore, l’Etat français a décidé en 2011 de subventionner E.On à hauteur de 70 millions d’euros par an pendant 20 ans pour sa centrale à biomasse, l’argent devant être collecté discrètement par le biais des factures d’électricité.

    à 1,4 milliard d’euros pour le contribuable !

    Sur place, une grande coalition composée de militants écologistes, de citoyens, d’administrations et d’élus s’est formée pour stopper le projet d’E.On. Ses motivations sont variées : protéger les forêts et la biodiversité de leur région, préserver la santé de la population locale dans une ville déjà très polluée, empêcher le gaspillage de l’argent public, etc.

    Joignons-nous au Collectif SOS Forêts du Sud pour empêcher la réalisation de la centrale à biomasse d’E.On à Gardanne !

     



  • Bonjour,

    voici encore quelques précisions pour l'action du 19 juin à Gardanne dont je vous ai déjà informé dans un message envoyé le 31 mai.

    Je rappelle que le 19 et 20 juin aura lieu une conférence internationale de PROFORBIOMED - le Projet stratégique méditerranéen pour la promotion de la biomasse forestière résiduelle dans le bassin méditerranéen. Le jeudi 19 juin il y aura des visites dans des forêts près d'Aix-en-Provence exploitées pour la biomasse et ensuite à partir de 11h30 des présentations dans l'auditorium à Gardanne, y compris du projet d'E.On. La conférence continuera le 20 juin à l'Hôtel de la Région à Marseille. Voici le lien de la conférence.

    Le programme pour le 19, à partir de l'arrivée des participants à Gardanne :

    11.30 Auditorium à Gardanne :

    interaction avec la Communauté du pays d’Aix (33 communes) et sa politique bois énergie.
    Résultats de l’étude sur la forêt privée, gestion forestière et ressource locale en biomasse,
    débat avec les partenaires MED et les parties prenantes clées

    13.00 Déjeuner

    14.30 - Acteurs clés et grands projets pour la biomasse forestière en région PACA, présentations et débats :

    - Mission régionale bois énergie et Comité régional biomasse
    - E.on : projet, organisation de l’approvisionnement

    16.00 - Principaux résultats de PROFORBIOMED : synthèse des actions pilotes

    Je répète que pour nous c'est l'occasion idéale d'exprimer notre contestation. C'est pourquoi nous espérons être très nombreux. Ce sera aussi l'occasion de nous retrouver et de planifier la suite de nos actions, d'échanger des informations... Les élus - amenez vos écharpes!

    Le rassemblement et pique-nique auront lieu à partir de 11h devant l'auditorium Gilbert Pauriol qui se trouve à "Entente pour la forêt méditerranéenne", l'Ecole d'Application de Sécurité Civile (ECASC), qui est entre Gardanne et Luynes sur le C.D.7.

    Le RV est à 10h45 devant l'Ecomusée de la Forêt (CD7 / Chemin de Roman), qui est distant de 400 mètres de l'Entente. Il y a quelques places de parking à l'Ecomusée, et un autre plus grand, pour l'écomusée aussi, à 200 mètres dans le chemin de Roman. Il y a encore 15 places pour des voitures à 200 mètres de l'Ecomusée, devant le Pavillon du Roy René. Ce serait mieux d'amener des gilets jaunes car il faut marcher le long de la route.

    - En arrivant d'AIX :  prendre LUYNES et GARDANNE (de LUYNES 3km)
    - En arrivant de MARSEILLE : sortie GREASQUE (sortie après celle de GARDANNE CENTRE)  en direction d'AIX (de GARDANNE 2km)

    GPS de l'Entente : 43°28'24" N - 5°26'19"

    http://ecomusee-foret.org/page_plan-d-acces.html
    http://www.entente-valabre.com/

    Pour plus d'information: Rémy Carrodano - 06 75 13 31 31; Jean-Luc Debard - 06 64 33 35 16

    Espérant de vous retrouver le 19 (la météo est bonne!), salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud


  •  

    Bonjour,

    lors d'une récente conférence téléphonique entre plusieurs membres du Collectif SOS Forêt du Sud, de différents départements (04, 05, 13, 83 et Cévennes), nous avons constaté l'urgence de relancer la dynamique de notre lutte contre les mégacentrales à biomasse d'E.On à Gardanne et d'Inova à Brignoles, et plus généralement contre ce nouvel engouement pour le bois énergie industriel qui est déjà en train de provoquer des destructions massives au niveau de la planète (voir article ci-joint "Halte à la biomascarade").

    Nous avons notamment décidé d'organiser un rassemblement avec piquenique conviviale le 19 juin à Gardanne à partir de 11h devant l'auditorium Gilbert Pauriol. Pourquoi cette date? Le 19 et 20 juin aura lieu une conférence internationale de PROFORBIOMED - le Projet stratégique méditerranéen pour la promotion de la biomasse forestière résiduelle dans le bassin méditerranéen. Le jeudi 19 juin il y aura des visites dans des forêts près d'Aix-en-Provence exploitées pour la biomasse et ensuite à partir de 11h30 des présentations dans l'auditorium à Gardanne, y compris du projet d'E.On. Voici le lien de la conférence. et le programme ci-joint.

    Pour nous c'est l'occasion idéale d'exprimer notre contestation au niveau local et régional, mais également national. C'est pourquoi nous espérons que de nombreux membres de réseaux comme SOS Forêt, les Amis de la Terre, FNE, Réseau pour les Alternatives Forestières, etc. puissent y participer. Ce sera aussi l'occasion de nous retrouver et de planifier la suite de nos actions, d'échanger des informations... Les élus - amenez vos écharpes!

    Il y aura des détails techniques à régler. Par exemple, l'auditorium est situé à l'extérieur du centre ville de Gardanne (Entente pour la FORET CD 7 GARDANNE, entre GARDANNE et LUYNES-AIX) et donc pour des personnes venant par transport public il faudrait prévoir une navette.

    Le lendemain, le 20 juin, la conférence continuera à l'hôtel de région à Marseille. Nous serons un certain nombre à nous inscrire et nous pourrons distribuer des tracts aux participants à l'entrée .

    Tenez-nous au courant si vous comptez venir le 19. Nos amis de Gardanne pourront organiser un hébergement pour ceux et celles qui viendront de loin et qui veulent rester pour les deux jours.

    A part cela, nous avons aussi parlé de l'importance de relancer l'appel aux communes et autres collectivités locales. Jusqu'à aujourd'hui environ 400 communes ont adopté une motion contre les projets d'E.On et d'Inova, soit directement ou à travers des motions votées par le Parc Naturel Régional, le Pays ou la Communauté de Communes dont elles font partie (voir document ci-joint actualisé - la dernière ville à adopter une motion est Briançon). Dans les jours qui viennent nous verrons comment continuer dans ce domaine. Nous vous tiendrons au courant.

    Il y aussi des informations importantes sur l'évolution du projet d'E.On et notamment son partenariat avec Veolia (voir article de La Provence si-joint) qui montre que la centrale brûlera une quantité considérable de déchets. Il nous semble très important de mener un travail d'analyse pour mieux comprendre exactement ce qui se passe et avec quelles conséquences...

    Voilà pour le moment, l'urgence principale est donc l'action du 19 juin... Salutations, Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud

    La contestation de collectivités locales
    dans la région PACA au projet de centrale à biomasse à Gardanne


    L’autorisation ministérielle pour le projet de centrale à biomasse à Gardanne de l’entreprise allemande E.On a été accordée en octobre 2011. Deux ans plus tard, la plupart de collectivités locales dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur n’étaient pas informées qu’elles se trouvaient à l’intérieur de la zone d’approvisionnement de bois forestier prévue par E.On pour sa centrale. Rappelons que le territoire entre Forcalquier et le nord de Gap est même identifié comme l’une des deux « zones d’approvisionnement prioritaire » (l’autre étant dans les Cévennes).

    C’est à partir de l’automne 2013 que des élus ont commencé à vraiment se rendre compte de l’énormité de ce projet et des conséquences néfastes qu’il aurait pour les forêts de la région et pour la filière biomasse locale que les collectivités locales avaient déjà commencé à mettre en place depuis dix ans.

    Conscients du danger, des collectivités ont réagi avec une rapidité et une unanimité remarquables. La première motion adoptée en décembre était le fruit d’un intense travail de réflexion et de discussion entre de nombreux élus. Présentée lors d’une conférence de presse le 16 décembre à Grambois (84), elle a été adoptée conjointement par plusieurs entités : le Parc Naturel Régional du Luberon, le Pays de Haute-Provence, la Réserve de Biosphère Luberon-Lure, deux Communautés de Communes (Forcalquier-Lure et Pays de Banon) et deux Chartes Forestières (Luberon et Lure), ce qui représente un total d’environ 100 communes.

    Elles précisent que « le bois énergie est certainement un des meilleurs moyens de production de chaleur, économique, écologique. La forêt représente également une ressource majeure du territoire et à ce titre, une opportunité pour l’emploi et le développement local. » Ces collectivités « œuvrent à soutenir la structuration et le développement en circuits courts de la filière bois énergie dans son ensemble. ». Ce qui se traduit par l’existence en 2013 de 55 chaufferies locales dans la zone Luberon-Lure consommant plus de 6.000 tonnes de bois par an. « Ces démarches sont soutenues par l’Etat, la Région PACA (programme AGIR ASTER), les Conseils généraux 04 et 84, et les financements européens (FEDER, FEADER et LEADER). »
    La mise en place de ces chaufferies et d’autres projets prévus dans les années à venir a été conçue sur la base d’un calcul précis de la ressource forestière disponible. Ensuite sont arrivés les deux projets de mégacentrales en région PACA, E.On à Gardanne et Inova à Brignoles.
    « Le rendement du process E-ON de production d’électricité à partir de biomasse n’est que d’environ 30%, sans valorisation de la chaleur produite, ce qui constitue une aberration écologique et un gaspillage notoire de la ressource.

    Ces projets risquent également de déséquilibrer un marché et des filières encore fragiles, voire d’anéantir les efforts consentis par la puissance publique et relayés par les territoires au cours des dernières années. Ils entrent en concurrence avec l'ensemble de la filière bois, dont l’usine de pâte à papier de Tarascon, ainsi que la filière biomasse locale. Les conséquences de cette pression nouvelle sur la ressource résineuse sont déjà visibles sur le terrain, avec le démarchage de petits propriétaires forestiers privés qui sont invités à faire exploiter leurs bois, sans aucune garantie de prise en compte des enjeux paysagers et écologiques, ni certification de gestion forestière durable. »

    Face à ce constat, les collectivités signataires de la motion :
    « - Dénoncent dans leurs principes et dans leurs conséquences les projets de méga-centrales qui sous couvert d'utiliser une ressource renouvelable contribuent au gaspillage énergétique et condamnent la France à importer de la biomasse.
    - Affirment que la ressource forestière, bien qu’elle soit encore supérieure à la consommation actuelle, doit être valorisée avec les meilleurs rendements.
    - Souhaitent que la filière forêt/bois devienne un vrai sujet de débat entre les pouvoirs publics régionaux et locaux, les acteurs industriels, professionnels de la forêt et la société civile, afin d'optimiser l’économie de la filière (emplois, valorisation des bois dans la construction et l’ameublement, etc.) et défendre les enjeux environnementaux (utilisation des énergies renouvelables, gestion durable des forêts).
    - S'associent aux mouvements citoyens contre de tels projets gigantesques qui représentent une menace pour le paysage, la biodiversité et la santé des populations par la pollution qu'ils engendrent. »

    La démarche des élus de la zone Luberon-Lure a été rapidement suivie par nombreuses autres collectivités, notamment dans les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes, la plupart reprenant en gros les mêmes termes.

    A ce jour, à notre connaissance, des motions ou délibérations ont été adoptées par :

    deux Parcs Naturels Régionaux (Luberon et Baronnies)
    trois « Pays » (Haute-Provence, Asses/Verdon/Vaïre/Var, Durance-Provence)
    huit Communautés de Communes (Forcalquier-Lure, Pays de Banon, Moyenne Durance, Moyen Verdon, Haut Verdon/Val d’Allos, l’Embrunais, Escarton du Queyras, Cœur du Var)
    neuf communes : dans le 04 – Auzet, Château-Arnoux, Corbières, Digne, Jausiers, La Brillanne, La Javie, Le Brusquet, Méolans-Revel ;
    vingt communes dans le 05 – Abriès, Ancelle, Briançon, Champcella, Champoléon, Châteauroux-les-Alpes, Chorges, Crévoix, Laragne-Monteglin, L’Argentière-La Bessée, La Roche de Rame, La Saulce, Molines en Queyras, Névache, Remollon, St-Crépin, St-Genis, St-Martin de Queyrière, St-Pierre d’Argençon, Veynes.

    La commune de La Brillanne « dénonce le gigantisme des deux projets » et celle de Méolans-Revel « s’oppose fermement à ce que la centrale de Gardanne s’approvisionne dans le 04 ».
    Parallèlement, la Fédération des Communes Forestières s’est également inquiétée de l’impact de ces mégacentrales.

    Dans sa lettre d’information nationale de décembre 2013, elle précise :

    « Les élus locaux, à la fois propriétaires de forêt et aménageurs du territoire, se sont fortement impliqués dans des politiques forestières à l’échelle des territoires, comme les Chartes forestières qui permettent d’intégrer la forêt dans les politiques de développement local : destination de la ressource vers les filières courtes, optimisation de la valorisation du bois, développement d’emplois non délocalisables.

    Face à la pression suscitée par des projets de biomasse surdimensionnés qui présentent des risques importants de déstabilisation du marché, les élus des territoires forestiers ont à maintes reprises attiré l’attention des pouvoirs publics :
    les rayons d’approvisionnement et les plans d’approvisionnement de ces centrales ne sont pas compatibles avec les logiques territoriales de circuit court. Les importations massives seront nécessaires et sans correspondance avec la logique de circuit court et de réduction d’émission de gaz à effet de serre ;
     l’utilisation de la ressource locale dans ce cadre ne permet pas un rendement énergétique optimal. La valorisation de la chaleur serait de 30% de rendement pour un arbre brûlé. La valorisation du bois et la hiérarchie des usages risquent d’être compromises au profit de coupes sans valeur ajoutée ;
    ce modèle économique met en cause les projets d’avenir visant à mobiliser davantage la ressource forestière. Des chaufferies locales existent déjà et des projets de mise en réseau de territoires pourraient être compromis.

    Pour conclure provisoirement, car ce mouvement de contestation des élus locaux continuera certainement à s’étendre, citons encore le « vœu » adopté par l’Assemblée Plénière du Conseil Régional PACA le 21 février 2014 :

    Il dénonce un « véritable gâchis des ressources naturelles régionales », dû au fait qu’il n’y aura pas de « valorisation de la chaleur produite qui sera relâchée dans l’air ». Comme les autres collectivités, il estime que « ces projets risquent donc de déséquilibrer un marché et des filières encore fragiles, voire d’anéantir les efforts consentis par la puissance publique, notamment la Région, au cours des dernières années. ».

    L’Assemblée du Conseil Régional demande au gouvernement « un moratoire sur la mise en service des centrales de Gardanne et Brignoles, en attendant l’élaboration et l’approbation de plans d’approvisionnement durables ».


    Nicholas Bell, Collectif SOS Forêt du Sud, 20 avril 2014

    sosforetdusud@gmail.com
    Site : sosforetdusud.wordpress.com

    Halte à la biomascarade

     

    Depuis quelque temps nous vous informons régulièrement sur la lutte menée contre le projet aberrant de l’entreprise allemande E.On de transformer sa centrale électrique à charbon à Gardanne, près de Marseille, en centrale fonctionnant avec de la biomasse1.

    Au fur et mesure que nous avons approfondi notre connaissance de ce dossier délirant, nous nous sommes rendus compte qu’il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg, que les menaces qui pèsent sur nos forêts sont infiniment plus monstrueuses qu’imaginées jusqu’alors. Rappelons que la centrale d’E.On aura besoin d’environ 900 000 tonnes de bois par an, dont la vaste majorité sous forme d’arbres coupés afin d’être brûlés pour produire de l’électricité avec un rendement de guère plus de 30%. Ce qui signifie que 70% des arbres ne serviront qu’à chauffer le ciel et à polluer la région autour.

    La dimension mondiale de cette problématique était déjà évidente, car pendant les premiers dix ans de fonctionnement la moitié du bois sera importée, sans doute de Canada. C’est grâce à des rapports détaillés publiés par des associations britanniques, canadiennes et américaines que nous avons commencé à mesurer l’échelle de la catastrophe2.

    Il s’avère que le projet d’E.On à Gardanne fait partie d’un nombre considérable de telles conversions « charbon-vers-biomasse » en Europe. Prenons l’exemple du Royaume-Uni (RU) où les centrales à charbon sont parmi les plus polluantes d’Europe. Selon un article de la « Global Forest Coalition »3, plusieurs centrales à charbon qui ne respectaient pas les exigences de la « Directive européenne sur les grandes installations de combustion »4 à cause de leurs fortes émissions de dioxyde de soufre (SO2) ont été ou seront converties à la biomasse. Les conversions déjà autorisées au RU auront besoin de plus de 50 millions de tonnes de bois par an, soit plus de cinq fois tout le bois produit annuellement par les forêts du pays5.

    Les conversions « charbon-vers-biomasse » sont au cœur de la politique britannique sur les énergies renouvelables. Il est donc bien évident que les autorités britanniques et les industriels du secteur au RU comptent sur des importations massives de bois, en général sous la forme de pellets6. En résulte une véritable ruée vers l’or vert.

    Nicolas Mainville, directeur de Greenpeace Québec, a écrit dans son blog : « J’étais de passage en Europe la semaine dernière, entre autres pour rencontrer des représentants et députés du Parlement européen. Objectif : tenter de faire changer les politiques énergétiques européennes qui encouragent (et même subventionnent) la combustion de bois pour remplacer le charbon dans les grandes centrales thermiques. Les forêts européennes ne pouvant suffire à la demande grandissante des géants énergétiques (GDF-Suez, RWE, DRAX, Vattenfal, E.ON, etc.), ces grands producteurs d’électricité ont de plus en plus recours au bois des forêts canadiennes et américaines. Utilisant initialement des sciures et des résidus industriels, les producteurs de granulés canadiens doivent maintenant se tourner vers la forêt pour suffire à la demande. »

    (…) À l’image de cette industrie qui se développe en catimini sans réel débat public, le Port de Québec a donné son aval à l’entreprise Arrimage Québec pour construire un terminal et permettre l’exportation de 75.000 tonnes de granulés annuellement à destination d’une immense centrale thermique de 4000 MW appartenant à DRAX en Angleterre. Or l’opposition de la population locale est palpable et l’acceptabilité sociale de ce projet est loin d’être acquise, sachant que Drax brûlera plus de 7 millions de tonnes de bois annuellement dès l’an prochain. Les granulés qui passeront par le Port de Québec proviennent d’arbres de la forêt ontarienne abattus et broyés par Rentech Inc., une entreprise californienne en pleine expansion dans le monde de la bioénergie. En 2011, Rentech s’est vu attribué par l’Ontario plus de 1,1 million de mètres cubes de bois annuellement en terre publique. »7  

    Selon un rapport de Greenpeace Canada, « les coupes à blanc, encore majoritairement utilisées et fortement agglomérées, détruisent jusqu’à 145.000 hectares de forêt boréale par bloc de coupe, ce qui équivaut à plus de 150.000 terrains de football »8.

    Ce pillage de la ressource est tel que 61 scientifiques américains ont écrit à la Commission européenne9 pour s'inquiéter de cette situation, estimant que les Etats du Sud des Etats-Unis vont exporter près de 6 millions de tonnes de bois en 2015. Ils demandent à l’Union Européenne de « repenser sa politique qui alimente cette demande pour des pellets de bois comme source de combustible pour la générer de l’électricité en Europe ».

    « Les sociétés10 s'implantent dans les régions forestières du monde entier. Elles achètent des forêts entières, y implantent des unités de fabrication de granulés destinés à approvisionner des centrales européennes. Autre conséquence de cette nécessaire ressource : l'émergence de la « culture » du bois. L'idée étant de planter des forêts d'essence à croissance rapide et donc à rotation courte, de 10 à 15 ans, d'exploiter par coupe rase et de replanter. Avec comme conséquence la nécessité d'intrants pour favoriser la croissance rapide et de grandes quantités d'eau pour démarrer la pousse.

    Voir par exemple E.On en Afrique, qui achète 8000 ha quitte à exproprier les petits paysans locaux et à leur interdire l'accès à l'eau. L'Australie, qui privilégie l'utilisation des déchets bois, a interdit l'utilisation du bois d'oeuvre en tant que bois énergie. Pour pallier à cette difficulté certaines compagnies de production d'énergie envisagent de cultiver de grandes étendues d'Eucalyptus pour fabriquer du combustible pour leur propre compte, mais aussi pour l'export à destination de… l'Europe. »11

    Dans ces plantations d’arbres à destination des centrales à biomasse l’on trouvera sans doute les nouvelles espèces d’arbres génétiquement modifiés. Depuis plusieurs années, des expérimentations sont menées sur des variétés d’eucalyptus et de peuplier OGM. L’Institut National de Recherche Agronomique en France a récemment mené un projet de recherche intitulé « Taillis à très courte rotation de peupliers génétiquement modifiés pour les propriétés du bois - Evaluations agronomique et environnementale - Evaluation du bois pour la production de bioénergie »12.

    Mais selon d’autres informations, dans les centrales à charbon converties à la biomasse il est conseillé de ne brûler que des pellets issus de feuillus à croissance lente avec un faible pourcentage d’écorce. En effet, les autres types d’arbres ont un niveau trop élevé de sels alcalins et corrodent leurs chaudières13. Ainsi, ce n’est pas par hasard que les entreprises de production de pellets les plus performantes du Sud des Etats-Unis ciblent les forêts de feuillus. S’il est vrai que des entreprises comme Drax ont besoin d’exploiter des forêts de feuillus à croissance lente, l’impact sera immédiat, car très peu de forêts feuillus autochtones dans le Sud des Etats-Unis ont survécu aux coupes rases et aux plantations de monocultures de résineux. La plupart de ces forêts se trouvent dans les zones isolées ou humides. La biodiversité de la région sera anéantie en un court laps de temps. L’industrie dépendra ensuite de la destruction de forêts à croissance lente ailleurs, au Canada, en Russie, en Europe de l’Est...

    On pourrait penser que la perspective était déjà assez sombre ainsi, mais d’autres menaces planent sur les forêts de notre planète. Dans un entretien avec Radio Zinzine14, Sylvain Angerand des Amis de la Terre, lance l’avertissement que la nouvelle génération d’agrocarburants visera surtout des arbres. Un article publié par Enerzine15 vient confirmer cette crainte. « En 2012, la Finlande a notifié son intention de soutenir financièrement la construction d’une unité de production d’huile de pyrolyse dans une centrale combinée chaleur et électricité existante à Joensuu. » Joaquín Almunia, commissaire européen chargé de la politique de concurrence, a donné son feu vert à la construction de cette usine. Pour lui, « l’huile de pyrolyse constitue une excellente alternative au fuel lourd. Elle peut être utilisée dans des chaudières à mazout existantes moyennant des adaptations minimes, ce qui constitue un sérieux incitant, pour les producteurs de chaleur, à se tourner vers des combustibles plus propres. » L’article précise que « la production repose sur un processus dit de ‘pyrolyse rapide’, par lequel la biomasse est convertie en biohuile ».

    La synthèse de Jean-François Davaut aborde deux autres aspects méconnus de cet engouement pour la biomasse industrielle : le mythe du carbone neutre et la biomasse qui pollue autant que le charbon.

    « La destruction des forêts et la combustion de la biomasse qui s'en suit sont l’affaire de quelques heures. Par contre, la régénération de biomasse nécessaire à la recapture du carbone émis va prendre plusieurs dizaines d’années. Il y a donc mécaniquement un « pic carbone » qui va durer quelques dizaines d'années. De plus la combustion de la biomasse émet 51% de CO2 de plus que la même quantité de charbon ce qui crée une « dette » carbone. Il a été calculé qu'il faut environ 40 ans pour annuler cette dette carbone supplémentaire par croissance de biomasse nouvelle, et qu'il faut 100 ans pour neutraliser l'émission carbone totale. »

    « Prônée par quasiment l'ensemble des institutions politiques et écologiques, il apparaît que de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer un discours simplificateur, qui va à l'encontre des objectifs affirmés. Des rapports scientifiques émanant d'organisations indépendantes, voire de collectifs de scientifiques, prouvent que les centrales à biomasse de grande capacité vont à l'opposé des résultats recherchés, à savoir un moindre impact écologique.

    Brûler de la biomasse est en général plus polluant que brûler du charbon, sauf en ce qui concerne le dioxyde de soufre. Des données de centrales en activité indiquent que la biomasse émet 98% de la quantité d'oxyde d'azote d’un volume équivalent de charbon bitumineux, 51% de plus de CO2 et un niveau global comparable de particules, sauf que la biomasse émet davantage de particules fines. Les dioxines – particules chimiques les plus toxiques – sont émises en quantité 7 fois supérieures que par combustion du charbon. Pour compléter ce tableau, il faut noter que le pouvoir énergétique de la biomasse est environ deux fois plus faible que celui du charbon : il faut donc environ 2 tonnes de biomasse pour obtenir l'équivalent énergétique d'une tonne de charbon.

    Ce qui amène à questionner les politiques publiques mises en place pour favoriser l'émergence des énergies renouvelables, ou plutôt de certaines catégories d'entre elles. L'un de ces rapports a servi à la Cour fédérale américaine pour annuler des lois mettant en place des subventions et des avantages fiscaux pour la production d'électricité à partir de la biomasse bois. De plus en plus de projets sont contestés, y compris par des organismes d'Etat chargés d'éclairer les décideurs politiques »16.

    On ne peut donc que lancer un appel massif « Halte à la biomascarade », ce qui ne met aucunement en question des petites chaufferies à biomasse adaptées à la ressource locale.

    Nicholas Bell, Réseau pour les Alternatives Forestières, Collectif SOS Forêt du Sud
    nicholas.bell@gmx.net

    15 mai 2014